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Situation de la Nation en 2019 : Des acquis considérables dans le domaine de l’Agriculture

Selon les statistiques, plus de 80% de la population exercent dans le monde rural. C’est donc une frange non négligeable dont il faut tenir compte dans l’élaboration des différentes politiques. Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, dans son Programme quinquennal (2015-2020), estime qu’un peuple souverain est un peuple qui a atteint sa souveraineté

alimentaire. C’est pourquoi, un accent particulier est mis sur le volet agricole dans son projet de société. Dans le Plan national de développement économique et social qui est une déclinaison du Programme du Président du Faso, ce secteur occupe une place de choix. A la faveur de son passage à l’Assemblée Nationale pour s’acquitter d’un devoir constitutionnel le 19 mai

dernier, le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, a partagé avec les représentants du Peuple, les acquis en matière d’agriculture, d’aménagements hydro agricoles et d’accompagnement des acteurs ruraux. Il ressort que malgré un contexte difficile caractérisé essentiellement par la crise sécuritaire, il y a des acquis considérables qui impactent positivement le

monde agricole aujourd’hui.

«Malgré un contexte marqué par l’inaccessibilité de certaines zones agricoles et pastorales, et en dépit des aléas naturels, la production céréalière de la campagne agricole 2019-2020 s’est stabilisée à 4,94 millions de tonnes. Elle est en hausse de 9,9% par rapport à la moyenne des 5 années précédentes. Cela a permis de dégager comme l’année précédente, un excédent céréalier brut ».  Ces propos sont de Christophe Joseph Marie Dabiré devant les députés, pour son Discours sur la situation de la Nation en 2019. 

Si cette performance a été atteinte, c’est parce que le Gouvernement a suffisamment réuni les conditions qui puissent permettre aux acteurs du monde agricole, de bien travailler et accroitre la production nationale. Parmi les actions majeures ayant concouru à l’atteinte de cette performance, on peut citer la mise à disposition des producteurs de plus de 35 000 tonnes d’engrais à prix subventionné. A noter que de 2016 à 2020, ce sont plus de 72 900 tonnes d’engrais qui ont été mis ainsi à la disposition des producteurs Burkinabè. 

A cet accompagnement de taille, s’ajoute de la semence améliorée. En effet, en 2019, plus de 5 600 tonnes de semences améliorées de plusieurs spéculations ont été mises à la disposition des producteurs, toute chose qui a permis d’améliorer substantiellement la productivité. De 2016 à 2019, cette opération aura permis de mettre à leur disposition, plus de 23 400 tonnes de semences de grande qualité. Pour obtenir une productivité acceptable, le producteur agricole doit aussi miser sur les pesticides. Ainsi, pour aider les producteurs à lutter efficacement contre les nuisibles, le Gouvernement a mis à leur disposition en 2019, plus de 53 000 litres de pesticide.

Le Président du Faso est aussi convaincu que vaincre la faim dans un pays sahélien comme le Burkina Faso, la mécanisation de l’agriculture constitue un facteur essentiel. A défaut de pouvoir trouver des tracteurs à tous les producteurs agricoles, le Gouvernement peut maximiser sur des équipements agricoles. C’est ainsi que depuis 2016, il met à leur disposition, des équipements à traction animale (charrues, semoirs, batteuses…). 

C’est ainsi qu’en 2019, 20 000 de ces équipements ont été disponibilisés auprès des producteurs. Et pour booster davantage la production, 500 tracteurs ont été mis à la disposition des producteurs à prix subventionné. Ces équipements ont permis d’alléger le travail des producteurs et aussi accroitre les surfaces cultivées et par conséquent, les productions.

Une des conditions pour accroitre la production agricole est de disposer de terres de qualité, avec une maitrise totale ou partielle de la denrée eau. C’est un autre défi des autorités depuis 2016. L’ambition s’est concrétisée avec l’aménagement de plus de 4 000 hectares de bas-fonds et en quatre ans, ce sont plus de 17 000 hectares de bas-fonds qui ont été aménagés et mis à la disposition des producteurs. Dans la Vallée du Sourou par exemple, ce sont environ 690 hectares de périmètres irrigués qui ont été réhabilités. Et d’ici la fin 2020, se sont 730 autres hectares qui seront réhabilités au profit des producteurs de cette localité. 

Des périmètres maraîchers ont également été aménagés. En 2019, se sont plus de 190 hectares qui ont été aménagés, amenant ainsi la superficie des périmètres maraîchers entre 2016 à 2019, à plus de 796 hectares. 

Aussi pour soutenir les efforts de producteurs agricoles, le Gouvernement n’a pas lésiné sur les moyens pour la mobilisation de la ressource eau, indispensable pour la production.  De 2016 à 2019, 24 barrages ont été réhabilités, soit 4 en cette année 2019. La situation sécuritaire difficile n’a pas permis l’achèvement des travaux de construction du barrage de Bamabakary / Tin-Akoff dans le Sahel. Il faut noter que de nombreuses études de faisabilité ont été réalisées pour la réalisation d’autres infrastructures les mois et années à venir. 

Pour la recherche d’une plus-value pour les producteurs agricoles, le Gouvernement a procédé à la mise en place d’une vingtaine d’unités de transformation  principalement du riz entre 2016 et 2020. Pendant ce même laps de temps, 277 magasins et aires de séchage ont été construits, soit une vingtaine en 2019 ainsi que quatre comptoirs d’achat. Ces dernières infrastructures permettent ainsi aux producteurs, de ne plus brader le fruit de leur labeur aux premiers venus et de pouvoir harmoniser les prix.  

Pour le Premier Ministre, d’autres projets structurants sont en cours de réalisation. Il s’agit entre autres, de la construction d’une unité de production d’engrais minéraux à base de phosphate, et de l’unité de montage de tracteurs et de motoculteurs dont le chantier est bien avancé. D’ici la fin 2020, ces deux chantiers pourront être bouclés, selon le Chef du Gouvernement. 

Il faut reconnaitre que depuis ces dernières années, les producteurs agricoles burkinabè ont vu les capacités de production croitre, cela, grâce aux efforts déployés par le Gouvernement. Ces capacités connaitraient une nette amélioration, n’eut été la situation sécuritaire que vit le pays. Qu’à cela ne tienne, de nombreux projets structurants en faveur des acteurs du monde rural sont dans la ligne de mire du Gouvernement qui nourrit l’espoir que le terrorisme et la pandémie de la Covid-19 seront vaincus sous peu et que le pays des Hommes intègres renoue avec la voie de la croissance, une croissance dont les retombées seront distribuées équitablement selon la volonté du Chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré. 

DCRP / Primature