Gouvernement du Burkina Faso

Renforcer la coopération judiciaire et policière dans la lutte contre la criminalité

jeudi 30 avril 2009.

 

Un atelier national sur la coopération judiciaire et policière dans la lutte contre la criminalité au Burkina Faso, s’est ouvert le 28 avril 2009 dans la Salle de Conférence de Ouaga 2000 sous la présidence du Premier Ministre Tertius Zongo. Organisé sous l’égide du ministère de la Justice et celui de la sécurité, cet atelier a pour objectif global de renforcer la collaboration entre la justice et la police judiciaire pour rendre la lutte contre la criminalité au Burkina plus efficace. Au total, 500 participants issus de la police judiciaire et du monde judiciaire prennent part à cet atelier de 48 heures.

Cet atelier se tient dans un contexte national marqué par un regain de la criminalité. Le gouvernement qui a toujours fait de la lutte contre le grand banditisme une préoccupation essentielle, a engagé des actions en vue de contrer le phénomène. Aujourd’hui, le besoin de concertation en vue de renforcer ce combat, s’avère comme une nécessité absolue en vue de faire converger toutes les actions de la chaîne vers les mêmes objectifs pour les rendre plus efficaces et en totale adéquation avec l’arsenal juridique national comme international.

C’est pourquoi, le présent atelier se fixe pour objectifs spécifiques de : rappeler les attributions légales respectives des acteurs ; réfléchir sur la contribution de la justice à la lutte contre la grande criminalité ; créer une synergie d’action pour lutter contre la criminalité.

Dans son discours d’ouverture, Tertius Zongo a fait le constat que le phénomène de la grande criminalité devenu transfrontalier, sévit au Burkina Faso qui connaît assez fréquemment des cas d’attaques à mains armées, souvent accompagnées de pertes en vies humaines. Selon lui, cette forme de criminalité, doit être rapidement éradiquée, au risque de saper tous les efforts de développement et de porter un coup sévère à la stabilité intérieure du Burkina.

« Il importe que nous mettions en place une politique pénale sûre et efficace, à même d’assurer tant la prévention des phénomènes criminogènes, que la poursuite et la répression des faits et actes criminels », a-t-il souligné. Cela doit être accompagné selon lui, par une bonne collaboration entre tous les acteurs de la chaîne pénale, notamment entre les agents et officiers de police judiciaire et les animateurs de la justice que sont les magistrats.

Le Premier Ministre a déploré que les relations entre les principaux acteurs nationaux de la lutte contre la criminalité soient empreintes de méfiance, voire de défiance réciproque. Cet état de fait profite aux délinquants, qui exploitent la mésintelligence entre structures pour perfectionner leurs méthodes, et opérer en toute impunité, a-t-il souligné.

Il a relevé l’importance de cet atelier qui selon lui, offre aux différents acteurs l’incomparable opportunité de se rencontrer et de dialoguer, de corriger les dysfonctionnements et de dégager ensemble les pistes d’une nécessaire convergence de vue dans la lutte contre la criminalité, pour une justice pénale plus efficace et répondant aux attentes des concitoyens.

Pour Tertius Zongo, « la justice sans la police judiciaire serait impuissante et inefficace, de même que la police judiciaire sans l’appareil judiciaire serait inconcevable car c’est lui qui est gardien de la légalité qui doit inspirer et fonder ses interventions ».

Face à la recrudescence du banditisme et de l’insécurité au Burkina, le gouvernement a pris les dispositions nécessaires pour restaurer la quiétude et la paix dans toutes les régions du pays. Des initiatives comme la mise en place de la police de proximité et les patrouilles sur les principaux axes routiers en sont une illustration.

Le Premier Ministre a relevé qu’un projet de loi sur le grand banditisme a été soumis à l’Assemblée nationale au cours de sa présente session dans le but de concrétiser davantage la ferme volonté du gouvernement d’assurer aux concitoyens un environnement paisible, propice au travail et au développement. Cela procède selon lui de « la volonté continue du Gouvernement d’améliorer l’environnement des affaires pour le rendre plus propice à l’investissement direct étranger et aux échanges ».

Il a émis le souhait de voir s’instaurer une synergie d’actions entre tous les acteurs de la chaîne pénale pour des résultats encore plus probants dans la lutte contre la criminalité dans notre pays.

Il a donné des instructions aux Ministres en charge de la Justice et de la Sécurité afin qu’ils organisent annuellement une rencontre de convergence entre justice et police judiciaire, car c’est à ce prix que s’instaurera et se raffermira, selon lui, la confiance entre magistrats et officiers de police.




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