Gouvernement du Burkina Faso

Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté : La neuvième revue décèle les forces et faiblesses

mardi 21 avril 2009.

 

Le Premier Ministre Son Excellence Monsieur Tertius ZONGO, a présidé le 20 avril 2009, les travaux de la neuvième revue conjointe du cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP) et du cadre général d’organisation des appuis budgétaires en soutien à la mise en œuvre du CSLP (CGAB-CSLP). La rencontre était organisée par le ministère de l’Economie et des finances avec à la clé deux thèmes pour les échanges à savoir « l’impact de la crise financière sur l’économie burkinabè » et, « renforcement des capacités et décentralisation ».

Cette neuvième revue annuelle a réuni autour de la table de discussions les partenaires techniques et financiers (PTF), la société civile, le secteur privé et le gouvernement.

Le représentant résident de l’Union européenne au Burkina Faso monsieur Amos TINCANI, qui s’est exprimé au nom de l’ensemble des partenaires techniques et financiers a félicité le gouvernement pour la tenue régulière de la revue du CSLP ainsi que les innovations introduites dans le dispositif du suivi-évaluation du CSLP. En effet, le nouveau dispositif prévoit entre autres désormais, deux revues ordinaires par an et une revue extraordinaire tenant lieu de session du Comité national de pilotage dont le Premier assure également la présidence. Elle entend également pour plus d’efficacité dans les travaux, réduire le nombre des participants ; chaque partie devant être représentée par des délégués de son choix.

Sur l’impact de la crise sur l’économie burkinabè, les PTF ont tenu à souligner leurs préoccupations en particulier pour l’augmentation de la pauvreté dans le moyen et long terme. Ils se sont dits particulièrement attentifs aux actions et mécanismes à la fois d’anticipation et de réaction que le gouvernement entend mettre en place pour protéger le pays, notamment par rapport au coton et au plan social. De leur point de vue, les défis importants à relever pour diversifier l’économie et parvenir à une croissance favorable aux pauvres se trouvent dans « le développement des infrastructures commerciales, l’amélioration de l’accès aux services énergétiques, la modernisation de l’agriculture, une intégration réussie aux échanges internationaux, un meilleur environnement de l’entreprise et une plus grande compétitivité de l’économie » du pays.

Les PTF se sont également inquiétés de l’augmentation du taux de croissance de la population qui ne manquera pas d’affecter un nombre important d’indicateurs liés notamment à l’atteinte des objectifs du millénaire pour le développement. Ils préconisent par conséquent que soient prises dès à présent, « les mesures idoines pour que cette évolution n’annihile pas tous les efforts faits pour maintenir un taux de croissance économique bénéfique à la lutte contre la pauvreté ».

Quant au défi portant sur le renforcement des capacités dans la décentralisation, monsieur Amos TINCANI a dit la joie des partenaires de pouvoir évoquer la question ce d’autant plus qu’elle n’occupe toujours pas la place qu’elle mérite au plan politique.

Le discours d’ouverture du ministre de l’économie et des finances a relevé le cadre stratégique de lutte contre la pauvreté comme étant le référentiel en matière de politique de développement économique et social du Burkina Faso. C’est pourquoi il a soutenu que sa revue périodique est un exercice fondamental dans le pilotage de l’économie. Il a précisé aussi qu’à propos du nouveau dispositif institutionnel, il a été adopté dans le souci de rationaliser le processus de suivi-évaluation du CSLP et de séparer les discussions techniques des débats politiques de haut niveau. Par ailleurs, monsieur Lucien Marie Noël BEMBAMBA a dit que les différentes réunions préparatoires de la présente revue ont permis aux techniciens de faire le point sur les avancées mais également les goulots d’étranglement des différents secteurs de lutte contre la pauvreté. Pour lui, les progrès enregistrés après neuf ans de mise en œuvre du CSLP, « n’ont pas permis de réaliser pleinement les objectifs quantitatifs de développement, notamment la réalisation d’une croissance forte et la réduction significative de la pauvreté ».Il a donc poursuivi en disant que « pour engager véritablement le développement, il faut une croissance économique forte et durable dont le niveau d’accroissement est nettement supérieur à celui de la croissance démographique »

Aussi bien les partenaires techniques et financiers que le gouvernement conviennent donc que la réduction de la pauvreté n’est pas encore une réalité au Burkina Faso et que des actions et mesures susceptibles de la réduire à court et moyen terme sont nécessaires.


Des points de convergence des discussions

Les représentants des différentes composantes ont contribué par leurs interventions et propositions à l’enrichissement des débats. Au terme des échanges près de huit points de convergence ont été consignés dont notamment la convergence sur la nécessité d’apporter par anticipation des solutions à l’impact de la crise économique en trouvant des stratégies efficaces de mobilisation des ressources. En effet, les tendances de mobilisation sont actuellement à la baisse surtout la mobilisation au plan international si bien que l’accent doit être d’abord mis sur la mobilisation intérieure. Un autre point de convergence a porté sur la rationalisation du processus de suivi évaluation, à travers l’adoption du nouveau dispositif institutionnel qui réduit le nombre de participants pour plus d’efficacité dans le dialogue. Il y a également le besoin d’anticiper sur les problèmes à venir dans le secteur minier ; le besoin de s’accorder trois mois environ à l’avance sur les thèmes à débattre au cours des revues à venir etc...

En tout état de fait, un rapport sur cette neuvième revue sur le cadre stratégique de lutte contre la pauvreté sera fait en Conseil des ministres pour que cette nouvelle orientation du cadre de dialogue soit mise à la disposition du gouvernement.




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