
Compte-rendu du Conseil des ministres du 9 décembre 2009Le conseil des ministres s’est tenu le mercredi 09 décembre 2009 en séance ordinaire à partir de 09 heures 00 sous la présidence de Son Excellence, Monsieur Blaise COMPAORE, Président du Faso, Président du conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu une communication orale, autorisé des missions à l’étranger et procédé à des nominations. I. DELIBERATIONS I.1. AU TITRE DU PREMIER MINISTERE Le conseil a examiné et adopté deux (02) décrets. Le premier décret porte modification du décret n°243/PRES/PM/MFB du 09 mai 2007 portant création, attributions, organisation et fonctionnement de l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP). Après un an de fonctionnement de l’ARMP, la nécessité de mieux s’adapter aux directives communautaires de l’UEMOA et d’assurer un ancrage institutionnel et l’indépendance de la structure s’avère indispensable. Les modifications proposées visent à renforcer le statut et les décisions prises par l’ARMP afin de lui permettre de jouer pleinement son rôle dans la passation des marchés publics. Les innovations majeures :
L’adoption du présent décret renforce l’organisation de l’ARMP. Le second décret fixe la grille indemnitaire des membres du conseil de régulation de l’Autorité de régulation des communications électroniques et la rémunération de son président. L’adoption du présent décret permettra dans les conditions légales d’assurer un bon fonctionnement de l’Autorité de régulation des communications électroniques. I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’HYDRAULIQUE ET DES RESSOURCES HALIEUTIQUES Le conseil a examiné et adopté deux (02) décrets portant respectivement nomination de monsieur Sibiri TRAORE, Mle 14 781 H, ingénieur d’agriculture, en qualité de membre et président du conseil d’administration de la Maîtrise d’ouvrage de Bagré pour une période de trois (03) ans. I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES Le conseil a examiné et adopté trois (03) rapports. Le premier rapport est relatif à l’examen et à l’adoption d’une ordonnance portant autorisation de ratification de l’accord de prêt conclu le 25 septembre 2009 à Lomé, au Togo entre le Burkina Faso et la Banque ouest africaine de développement (BOAD) pour le financement complémentaire du projet de renforcement de la route Ouagadougou – Pô – Frontière du Ghana et l’adoption d’un projet de loi portant ratification de l’ordonnance sus-citée. Le conseil a en outre adopté un décret portant ratification de ladite ordonnance. Le montant du crédit s’élève à six milliards cinq cent millions (6 500 000 000) F CFA remboursable en vingt sept (27) ans assorti d’un différé de neuf (09) ans. Le deuxième rapport est relatif à l’examen et à l’adoption d’une ordonnance portant autorisation de ratification de l’accord de prêt conclu le 28 octobre 2009 à Ouagadougou entre le Burkina Faso et la Banque islamique de développement (BID) pour le financement du projet de construction et d’équipement d’une cité universitaire à Bobo-Dioulasso et l’adoption d’un projet de loi portant ratification de ladite ordonnance. Le conseil a en outre adopté un décret portant ratification de l’ordonnance suscitée. Le montant du crédit s’élève à 12,095 millions de dollars US, soit la contre valeur de cinq milliards cinq cent soixante trois millions (5 563 000 000) de F CFA remboursable en vingt cinq (25) ans assorti d’un différé de sept (07) ans. Le troisième rapport est relatif aux recommandations de l’Assemblée nationale suite à l’adoption de la loi de finances 2010. Le conseil tout en appréciant les recommandations de la représentation nationale, invite les structures concernées à prendre les mesures nécessaires pour leur mise en œuvre. Le Budget de l’Etat, gestion 2010 est arrêté en recettes à la somme de huit cent quatre vingt dix milliards sept cent soixante douze millions six cent cinquante un mille (890 772 651 000) F CFA dont six cent vingt milliards quatre vingt six millions deux cent quatre vingt neuf mille (620 086 289 000) F CFA de recettes propres et en dépenses à mille cent cinquante deux milliards trois cent millions cent cinquante huit mille (1 152 300 158 000) F CFA dont cinq cent quatre vingt onze milliards neuf cent cinq millions sept cent vingt mille (591 905 720 000) F CFA pour les dépenses courantes dégageant ainsi une épargne budgétaire de vingt huit milliards cent quatre vingt millions cinq cent soixante neuf mille (28 180 569 000) F CFA. Le besoin de financement s’élève à deux cent soixante un milliards cinq cent vingt sept millions cinq cent sept mille (261 527 507 000) F CFA. I.4. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE ET DE LA REFORME DE L’ETAT Le conseil a examiné les recommandations de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat (ASCE) qui visent à corriger des insuffisances en vue de renforcer l’efficacité de notre administration. Pour donner une suite urgente à ces recommandations, le conseil a donné les instructions pour :
I.5. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ACTION SOCIALE ET DE LA SOLIDARITE NATIONALE Le conseil a examiné les rapports initiaux du Burkina Faso sur la mise en œuvre des protocoles facultatifs à la Convention relative aux droits de l’enfant. Les rapports mettent en évidence d’importants efforts réalisés par notre pays en matière de protection et de promotion des droits de l’enfant. Il reste cependant à renforcer la législation en matière de protection des enfants conformément à l’esprit desdits protocoles. Avant de lever sa séance à 14 H 00, le conseil a entendu une communication orale et procédé à des nominations. II - COMMUNICATION ORALE Le ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation a fait au conseil un compte rendu des conclusions de la rencontre du 02 décembre 2009 entre le chef du gouvernement et les partis et formations politiques autour de l’organisation des prochaines échéances électorales notamment l’élection présidentielle de fin 2010. Le conseil salue l’intérêt manifesté aux débats par la classe politique toutes tendances confondues aussi bien sur la question des pièces d’identification des électeurs que sur celle du vote des burkinabè de l’étranger. Prenant en compte la nécessité unanimement reconnue par les acteurs politiques de marquer une évolution qualitative dans l’organisation des scrutins électoraux, le conseil a instruit les ministres concernés afin de diligenter à son examen un avant-projet de loi modificatif du code électoral, en certaines de ces dispositions afin de placer au centre de l’identification des électeurs la carte nationale d’identité, document dont la fiabilité ne fait l’ombre d’aucun doute. Les opérations de délivrance massive des actes de naissance et des cartes d’identité nationales burkinabè déjà en cours seront en conséquence renforcées, en corrigeant certaines imperfections relevées sur le terrain par les acteurs politiques. La contrainte majeure dans l’opération CNIB réside cependant dans le coût d’acquisition de cette pièce initialement fixé à 2 500 F en milieu urbain. Afin de permettre à tous les citoyens en âge de voter de se mettre à jour, le conseil a décidé de la fixation des frais d’acquisition de la carte à cinq cent (500) F CFA pour tout burkinabè sans distinction. Le manque à gagner résultant de cette opération qui sera supporté par le budget national s’élève à environ cinq milliards (5 000 000 000) de F CFA. S’agissant du vote des burkinabè de l’étranger, le conseil a fait le constat des difficultés réelles d’application des dispositions législatives issues des réformes politiques de mai 2009. Si l’adoption du principe du vote des burkinabè de l’étranger marque une avancée significative de notre démocratie, l’organisation des opérations électorales dans le cadre des ambassades et des consulats généraux se révèle très réductrice et à la limite inopérante. Au vu de ces difficultés réelles auxquelles s’ajoutent les coûts prohibitifs, le conseil préconise la poursuite des échanges au niveau de la représentation nationale afin de trouver les meilleurs arrangements rendant possible la tenue sereine des scrutins hors du territoire national. III - NOMINATIONS III.1. PREMIER MINISTERE
III.2. MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION REGIONALE
III.3. MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
III.4. MINISTERE DE LA JUSTICE
III.5. MINISTERE DE LA SANTE
III.6. MINISTERE DES INFRASTRUCTURES ET DU DESENCLAVEMENT
III.7 MINISTERE DE LA CULTURE, DU TOURISME ET DE LA COMMUNICATION
III.8. MINISTERE DU COMMERCE, DE LA PROMOTION DE L’ENTREPRISE ET DE L’ARTISANAT
III.9. MINISTERE DES RESSOURCES ANIMALES
III.10. MINISTERE DES SPORTS ET DES LOISIRS
III.11. SECRETARIAT GENERAL DU GOUVERNEMENT ET DU CONSEIL DES MINISTRES
Le ministre de la Culture, du tourisme et de la communication Porte-parole du gouvernement Filippe SAVADOGO Commandeur de l’Ordre national |