Gouvernement du Burkina Faso

Opérationnalisation du PNDES : Le Premier ministre exhorte les EPE à proscrire la corruption et le clientélisme

jeudi 14 septembre 2017.

 

Le Premier ministre, Paul Kaba THIEBA, a ouvert les travaux de la 18e Assemblée générale des Etablissements publics de l’Etat (AG/EPE), le jeudi 14 septembre 2017. La session a été consacrée à l’examen des rapports de gestion des conseils d’administration, des rapports d’activités et des états financiers de l’exercice 2016 de quatre-vingt-huit (88) EPE dont douze (12) Fonds Nationaux. De l’analyse des rapports d’activités et des états financiers de l’exercice 2016, il ressort une progression dans la gestion des EPE au vu du niveau des ratios caractéristiques de gestion.

88 entreprises publiques dont douze (12) Fonds Nationaux ont vu leurs rapports de gestion des conseils d’administration, des rapports d’activités et des états financiers de l’exercice 2016 passés au crible, les 14 et 15 septembre 2017 à Ouagadougou, à l’occasion de la 18e Assemblée générale des Etablissements publics de l’Etat (AG/EPE) sur le thème « Les Etablissements Publics de l’Etat : quelles contributions à la mise en œuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES) ? ».

L’agrégation des données des soixante-seize (76) EPE (hormis les données des Fonds nationaux) qui ont soumis leurs états financiers à la présente AG/EPE, fait ressortir une progression des recettes totales de 6,83% entre 2015 et 2016.
Ces recettes se chiffrent à la somme de 182,94 milliards de F CFA en 2016, contre 171,234 milliards de F CFA en 2015. 


Au 31 décembre 2016, les recettes propres mobilisées par ces EPE sont en progression par rapport au niveau atteint en 2015. Elles ont atteint la somme de 35,745 milliards de F CFA, soit 18,54% des recettes totales. 

Les douze (12) Fonds nationaux ayant effectivement transmis les états financiers, ont quant à eux, dégagé des recettes propres d’un montant de 3,842, milliards de F CFA, soit 11,76% de leurs recettes totales qui se chiffrent à 35,699 milliards de F CFA.

Concernant les dépenses budgétaires des EPE, hormis les données des douze (12) Fonds nationaux, elles s’élèvent à 139,955 milliards de F CFA en 2016 et sont en baisse de 6,26% par rapport à celles exécutées en 2015 où elles étaient de 149,298 milliards de F CFA. Celles des Fonds nationaux s’élèvent à 30,059 milliards et connaissent une baisse par rapport au niveau enregistré en 2015 où le total des dépenses était de 34,196 milliards de F CFA. 

Des écarts entre certains secteurs



Dans l’ensemble, l’examen de la situation au titre de l’exercice clos au 31 décembre 2016 montre des écarts entre certains secteurs notamment au niveau des principaux indicateurs.

Ainsi, certains secteurs ont été félicité tandis que d’autres, sans pour autant remettre en cause leurs spécificités, ont été invité à davantage déployer des efforts pour améliorer leurs indicateurs et assurer la viabilité de leurs structures. 

Ainsi, le sous-secteur des hôpitaux a été félicité pour les niveaux satisfaisants de réalisation des recettes (92,41%) et des dépenses (83,11%) enregistrés. 
On enregistre, pour la plupart des hôpitaux, une augmentation des recettes propres, toute chose qui permet d’affirmer que les taux de fréquentation se sont améliorés en 2016. 

Toutefois, le secteur doit veiller à une meilleure maîtrise de l’évolution des charges de personnel car le ratio « part des charges de personnel dans les dépenses de fonctionnement » est de 57,43%, (supérieur à la norme de 50%) contre 42,19% pour l’ensemble des EPE ayant présenté leurs états financiers. 



Des efforts doivent être déployés par les EPE du secteur de l’hydraulique, du développement rural et de la foresterie pour améliorer leur taux d’exécution des dépenses et des recettes qui se situent en-dessous de la norme de 80%, soit respectivement 72,47% et 62,36%. 

Par contre, le secteur a fait des efforts pour contenir ses dépenses de personnel car le ratio « part des charges de personnel dans les dépenses de fonctionnement » qui se situait à 53,22% est revenu dans la normale pour se situer à 42,63%.

Les Ecoles nationales des enseignants du primaire (ENEP) ont réalisé un niveau de réalisation satisfaisante des recettes (97,07%). Cependant, on note que toutes les sept (07) ENEP que compte le secteur, enregistrent un niveau du ratio « part des charges de personnel dans les dépenses de fonctionnement » au-dessus de la norme.

 

Le résultat significatif atteint dans le secteur de prestations de services est l’amélioration de son taux d’autofinancement qui passe de 65,31% en 2015 à 73,62% en 2016, soit un gain de 8,31 points. C’est à encourager.

Pour le secteur de la communication et de la culture, le taux d’autofinancement s’est dégradé. Il est passé de 28,76% en 2015 à 25,66% en 2016. Cependant, ce secteur enregistre un bon taux de couverture des dépenses par les recettes, soit 154,78% pour une norme de 100% attendue.

Au niveau des Fonds nationaux, on note que les Fonds d’Etat ont des taux de réalisation des recettes et des dépenses en-dessous de la norme.

Par contre, les Fonds nationaux de financement enregistrent des performances au niveau de la réalisation des recettes propres mais accusent des contreperformances au niveau de l’exécution des dépenses. Le ratio « part des charges de personnel dans les dépenses de fonctionnement », qui est de 33,41%, respecte la norme de 50%.

Au titre de l’exercice 2016, les activités des Fonds nationaux ont permis d’octroyer des crédits à 148 531 bénéficiaires, pour un montant total de 12, 549 milliards de F CFA. Aussi, des subventions d’un montant global de 6,781 milliards de F CFA ont été accordées par ces Fonds. 

Une progression dans la gestion des EPE en 2016

De l’analyse des rapports d’activités et des états financiers de l’exercice 2016, il ressort une progression dans la gestion des EPE au vu du niveau des ratios caractéristiques de gestion.

Du point de vue des indicateurs de gestion, la situation d’ensemble des EPE reste caractérisée par une prédominance de la subvention de l’Etat qui connaît une progression par rapport à l’exercice 2015.

A l’occasion, le Premier ministre, Paul Kaba THIEBA, a indiqué que le développement de notre pays ne pourra être une réalité sans la contribution des établissements publics de l’Etat qui demeurent des acteurs incontournables dans la mise en œuvre de la politique gouvernementale.

« Votre adhésion et votre participation effective à la mise en œuvre du PNDES seront des éléments déterminants pour la réussite du PNDES. Si notre ambition, à travers le PNDES, est d’assurer de façon durable, le bien être des burkinabè, je voudrais rappeler que le succès de ce programme reste tributaire de notre engagement commun à proscrire les mauvaises pratiques de gouvernance que sont, la corruption et le clientélisme et notre détermination à travailler avec abnégation, à l’instauration et à la consolidation d’un climat social serein au sein de nos structures respectives et surtout à privilégier l’intérêt général »
a-t-il mentionné.

Sous ces considérations, il a soutenu que la gouvernance des EPE doit reposer sur l’éthique de la responsabilité, le respect du bien public, la qualité du service public et la stricte observation des principes de bonne gestion financière.

Et M. THIEBA de poursuivre : « Vous devez être déterminés à relever les défis de la corruption, de la dissipation des deniers publics, en somme, de la mauvaise gestion, en apportant grâce à la mise en œuvre réussie du PNDES, des changements qualitatifs attendus tant au niveau de la gouvernance, de la formation du capital humain ainsi que de la restructuration de l’économie de notre pays ».

DCI/PM




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