Gouvernement du Burkina Faso

Grève dans le secteur du transport : Le Premier ministre lance un appel à la reprise du travail

samedi 12 août 2017.

 

Le Premier ministre, Paul Kaba THIEBA, a rencontré le Bureau de l’Union des chauffeurs routiers du Burkina (UCRB) qui observe un arrêt de travail depuis ce mercredi 9 août 2017. Après des échanges qu’il a qualifié de « très fructueux », il a lancé un appel solennel aux chauffeurs à la reprise du travail et ce, dans l’intérêt national. De leurs côtés, les chauffeurs routiers ont décidé de rendre compte à la base en vue de la conduite à tenir.

Le Bureau de l’Union des chauffeurs routiers du Burkina (UCRB) observe un arrêt de travail pour compter depuis le mercredi 9 août 2017. Cet arrêt de travail est consécutif à la sortie médiatique du ministre de la Sécurité intérieure, Simon COMPAORE, suite à la bastonnade subie par des chauffeurs qui ont refusé de payer la taxe UEMOA de passage au poste de contrôle juxtaposé de Cinkansé.
En vue de désamorcer cette crise qui « est nuisible » pour bon nombre de Burkinabè, le Premier ministre, Paul Kaba THIEBA, a convié autour d’une même table les représentants des chauffeurs routiers qui avaient à leurs côtés le secrétaire général de la confédération syndicale burkinabè, Olivier OUEDRAOGO.

Paul Kaba THIEBA, tout en reconnaissant « le rôle important et vital » que jouent les chauffeurs routiers dans l’économie nationale par la fourniture des biens et services, a exprimé les regrets du Gouvernement sur les propos tenus et a déploré les événements de Tenkodogo.

Puis, il a lancé un appel solennel à l’arrêt de ce mouvement et à la reprise du travail et ce, dans l’intérêt national.
« Tous ces débrayages et mouvements de grève ne sont qu’un recul par rapport à notre objectif fondamental qui est de construire le Burkina Faso, qui est de mettre en œuvre le Plan national de développement économique et social pour sortir le pays de la pauvreté », a-t-il déploré

Le Premier ministre a souhaité construire avec les chauffeurs routiers une relation de confiance, de respect mutuel de manière à ce que chacun y trouve son compte.
« Il est de ma responsabilité et de celle du Gouvernement de s’assurer que les chauffeurs travaillent dans de meilleures conditions. Le rôle du Gouvernement c’est d’assurer la sécurité des personnes et des biens y compris celle des chauffeurs. Nous devons trouver un cadre de travail qui soit favorable qui inspire la confiance, le respect mutuel. Il faut aller de l’avant et mettre en place un cadre de travail beaucoup plus serein », a-t-il expliqué.

En retour, les chauffeurs routiers ont affirmé être rassurés par les propos du Premier ministre.
Leur porte-parole, le Secrétaire général de la Confédération syndicale burkinabè, Olivier OOUEDRAOGO, a toutefois émis des inquiétudes sur les propos tenus par le ministre de la sécurité, Simon COMPAORE, face aux forces de sécurité.
« Comment comprendre que des enfants d’une même famille se disputent et que l’on prenne partie pour un groupe au lieu d’appeler les uns et les autres à la retenue ? Soit nous sommes des citoyens de ce pays soit nous ne le sommes pas », s’est-il interrogé.
Séance tenante, ils ont décidé de transmettre « fidèlement » les propos du Chef du Gouvernement à la base, à travers une Assemblée générale, seule instance qui peut décider de la levée ou non du mot d’ordre d’arrêt de travail illimité, dans un délai « raisonnable ».

DCI/PM




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