Gouvernement du Burkina Faso

Lutte contre l’insécurité : Le CES mobilise les populations

vendredi 4 août 2017.

 

Le Premier ministre, Paul Kaba THIEBA, a pris part à l’ouverture du forum organisé par le Conseil économique et social (CES) qui s’est tenu du 31 Juillet au 02 août 2017 sur le thème « Quelle mobilisation des populations pour relever les défis sécuritaires au Burkina Faso » à Bobo-Dioulasso. Durant les trois des travaux, les participants ont réfléchi à une approche endogène en matière de lutte contre le phénomène de l’insécurité en esquissant les contributions possibles de la population pour lutter contre l’insécurité au Burkina Faso.

L’insécurité et le terrorisme sont des défis du moment auxquels bon nombre de pays sont confrontés. Le Burkina Faso n’échappe pas à cette réalité avec un lot d’attaques causant de nombreux morts dû à une insécurité grandissante et à des actes terroristes.

Au regard de la complexité du phénomène d’insécurité, la question ne relève plus uniquement du ressort du Gouvernement et des services de sécurité en ce sens que la contribution des populations est incontournable pour relever les défis sécuritaires.
C’est ce constat qui a emmené le Conseil économique et social (CES) a joué sa partition en organisant un forum sur le thème « Quelle mobilisation des populations pour relever les défis sécuritaires au Burkina Faso ».

A l’issue des travaux, les recommandations les plus pertinentes et les plus avisées ont été formulées à l’endroit de l’Exécutif pour contribuer à endiguer le phénomène de l’insécurité au Burkina Faso.
Les communications d’experts de haut niveau, ont également éclairé les réflexions qui aboutiront à des suggestions et recommandations, répondant aux attentes du Président du Faso et du Gouvernement sur la maitrise du phénomène.
Selon le président du CES, Moïse NAPON, cette insécurité qui s’est progressivement installée en particulier dans les zones sahélo sahariennes avec des groupes terroristes fragilise les institutions.
Il a incité la population à fournir des renseignements pour être proactifs et éviter de subir les conséquences des attaques terroristes, mais également à mobiliser tous les moyens nécessaires pour relever ces défis qui constituent de graves handicaps pour le développement économique et social.
Pour lui, du fait de la corrélation entre la sécurité et le développement le climat d’insécurité constitue un frein au développement en annihilant les efforts consentis sur les plans économique, social, politique.

« Le développement durable ne peut être envisagé dans un pays menacé par l’insécurité ou en proie aux crises et autres conflits. La sécurité est un préalable à la réalisation des priorités de développement », a-t-il insisté.

En outre, il a expliqué que certes beaucoup d’acteurs interviennent dans la lutte contre l’insécurité mais que ceux-ci sont souvent limités dans leurs actions pour diverses difficultés dont la faiblesse des moyens humains, matériels et financiers, les limites objectives en terme de collecte d’information, la quasi-absence de la protection de l’informateur, les doublons parfois non nécessaire sur le terrain en terme d’implantation des Forces de défense et de sécurité (FDS), etc.

Par ailleurs, le président du CES tout en encourageant le Gouvernement pour son programme d’urgence en faveur de la région du sahel l’a invité à élargir ce programme aux régions du Nord et de l’Est ou l’insécurité est préoccupante.

A l’occasion, le Premier ministre, Paul Kaba THIEBA, a affirmé que la question de l’insécurité et de la lutte contre le terrorisme a pris une résonnance particulière depuis quelques années avec des attaques terroristes et l’insécurité dans le Nord du pays.
En cela, il a réitéré l’engagement du Gouvernement dans son combat contre l’insécurité pour veiller au bien-être des populations, mais a sollicité la contribution des populations pour relever ce combat commun qu’est la lutte contre l’insécurité et le terrorisme.

DCI/PM




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