Gouvernement du Burkina Faso

Evaluation des politiques et des institutions : La Banque mondiale estime que le Burkina Faso est « bien classé »

mardi 25 juillet 2017.

 

Le Premier ministre, Paul Kaba THIEBA, a accordé une audience à une délégation du Groupe de la Banque mondiale, le lundi 24 juillet 2017. Conduite par son Economiste en chef Région Afrique, Albert G. ZEUFACK, elle s’est entretenue avec le Chef du Gouvernement sur le lancement de l’Evaluation des politiques et des institutions (EPI). A ce propos, elle a jugé que le Burkina Faso avec une note de 3,6 sur un total de 6 est « bien classé » mais que ce score pourrait être amélioré si le pays consent à faire des efforts au niveau des réformes.

Sur un plafond de 6, le Burkina Faso obtient une note de 3,6 en ce qui concerne l’Evaluation des politiques et des institutions (EPI) faite par la Banque mondiale.
En effet, « l’institution de Bretton Woods » juge qu’avec cette note « le Pays des Hommes intègres » est « bien classé » mais que ce score pourrait être amélioré si les autorités consentent à faire davantage des efforts au niveau des réformes.
Et pour y parvenir, l’Economiste en chef Région Afrique du Groupe de la Banque mondiale, Albert G. ZEUFACK, a sa petite recette.

A son avis, il est important de continuer les réformes initiées par le Gouvernement au niveau de la gestion macroéconomique, au niveau des politiques structurelles, au niveau des politiques d’inclusion sociale et au niveau de la gouvernance.
« Il est important de continuer les réformes de l’administration publique, de renforcer les efforts de mobilisation des ressources domestiques et de continuer les efforts pour accroitre la transparence et la lutte contre la corruption. La gouvernance est le point le plus important pour l’amélioration de la note EPI », a-t-il précisé.

Selon lui, le Burkina Faso a le potentiel pour atteindre les pays les plus performants du continent que sont le Rwanda qui a une note de 4, le Sénégal et le Kenya qui ont une note de 3,8.

« Nous pensons que le Burkina Faso a tout le potentiel d’arriver au niveau du score que fait le Rwanda à l’heure actuelle. Si les efforts de réformes sont maintenus et soutenus, le pays peut atteindre dans les années qui viennent un score de 3,8 sinon 4 », s’est-il voulu optimiste.
En outre, il expliqué que l’EPI est un outil annuel de notation des réformes dans les pays africains et dans les pays à faible revenu dans le monde et qu’elle est « extrêmement importante » puisse qu’elle détermine l’allocation des ressources du guichet concessionnel IDA de la Banque mondiale.
« Elle est également importante pour les pays qui se l’approprient pour une conception, un suivi et une évaluation des politiques publiques », a-t-il ajouté.

DCI/PM




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