Gouvernement du Burkina Faso

Conférence au Sommet du 6e TAC : 11 accords bilatéraux signés pour renforcer l’axe Yamoussoukro-Ouagadougou

mardi 18 juillet 2017.

 

Les lampions se sont éteints sur la Conférence au Sommet du 6e Traité d’amitié et de coopération (TAC) entre la République de Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, le mardi 18 juillet 2017 à Ouagadougou. Onze (11) accords bilatéraux ont sanctionné cette rencontre. Instruction a été donné au deux Gouvernements de traduire, dans les meilleurs délais possibles, en actes concrets tous les engagements pris, et ce pour le bonheur des peuples ivoirien et burkinabè.

Onze (11) accords bilatéraux signés. Telle est la moisson de la Conférence au Sommet du 6e Traité d’amitié et de coopération (TAC) entre la République de Côte d’Ivoire et le Burkina Faso qui s’est tenue du 13 au 18 juillet 2017 à Ouagadougou.
Le premier accord est relatif au protocole d’accord portant création d’un cadre de concertation des Chefs de Gouvernement sur les décisions et recommandations du TAC entre les Gouvernements burkinabè et ivoirien.
Le deuxième accord est un mémorandum d’entente sur la coopération des services de sécurité et de renseignement entre les ministères en charge de la Sécurité burkinabè et ivoirien.

Le troisième est un protocole d’accord portant création d’un fonds de l’amitié et de coopération ivoiro-burkinabè pour la promotion de la femme et de la jeune fille.
Le quatrième accord est relatif au protocole de jumelage entre le Prytanée militaire du Kadiogo (PMK) du Burkina Faso et l’Ecole militaire préparatoire de Bingerville de la République de Côte d’Ivoire.
Le cinquième accord est un protocole de jumelage entre l’Académie Georges Namoano du Burkina Faso et l’Ecole des forces armées de la République de Côte d’Ivoire.

Le sixième est un protocole de jumelage entre l’Ecole nationale des sous-officiers d’active (ENSOA) du Burkina Faso et l’Ecole des sous-officiers d’active de la République de Côte d’Ivoire.
Le septième accord est un protocole portant création d’un fonds de l’amitié et coopération ivoiro-burkinabè pour l’insertion des jeunes entre les Gouvernements burkinabè et ivoirien.

Le huitième accord de coopération entre les Gouvernements burkinabè et ivoirien relatif aux infrastructures routières.
Le neuvième accord porte sur l’assistance administrative mutuelle en matière douanière entre les Gouvernements du Burkina Faso et de la République de Côte d’Ivoire.

Le dixième est relatif à l’accord de coopération et d’assistance mutuelle dans le domaine de l’énergie électrique entre les Gouvernements du Burkina Faso et de la République de Côte d’Ivoire
Le onzième est un accord entre le Burkina Faso, la République de Côte d’Ivoire et SITARAIL.

La qualité exceptionnelle des liens d’amitié et de coopération

Dans le communiqué conjoint lu par le ministre burkinabè en charge des Affaires étrangères, Alpha BARRY, l’on retient qu’en ce qui concerne les relations politiques, la diplomatie, la coopération en matière de défense et de sécurité, la Conférence a noté, avec satisfaction, la qualité exceptionnelle des liens d’amitié et de coopération qui unissent la République de Côte d’Ivoire et le Burkina Faso.

La Conférence a également salué la création, le 6 février 2017 à Bamako, de la Force Conjointe du G5 Sahel (FCG5S) endossée par l’Union Africaine le 13 avril 2017 et soutenue par la Communauté internationale à travers l’adoption à l’unanimité de la résolution 2359 (2017) du 21 juin 2017 du Conseil de Sécurité des Nations Unies.
Concernant le projet de construction de l’autoroute Yamoussoukro-Ouagadougou, la Conférence s’est félicitée du démarrage des travaux de la section Yamoussoukro-Tiébissou, de l’achèvement des études sur la section Tiébissou-Bouaké et des négociations en cours avec des partenaires privés pour le démarrage des travaux.
La Conférence s’est aussi félicitée de l’achèvement des études de faisabilité du tronçon Ouagadougou-Bobo-Dioulasso et des avancées enregistrées dans le processus de sélection du partenaire privé, ainsi que du démarrage des travaux de la section Ouagadougou-Koudougou.

Elle a noté l’avancée des études de faisabilité et la finalisation des études techniques détaillées sur l’ensemble du projet.

Toujours sur ce point, la Conférence a exhorté les deux gouvernements à poursuivre conjointement la recherche de financements complémentaires en vue de la réalisation effective de ce projet vital pour la République de Côte d’Ivoire et le Burkina Faso.
Abordant le projet de réhabilitation du chemin de fer Abidjan-Ouagadougou-Kaya et son prolongement jusqu’à Tambao, la Conférence s’est félicitée de l’aboutissement des négociations avec le Groupe Bolloré pour la réhabilitation du chemin de fer Abidjan-Ouagadougou-Kaya qui va permettre la réalisation du projet d’un montant total de quatre cent millions (400.000.000) d’Euros, soit environ deux cent soixante-deux milliards (262.000.000.000) de francs CFA dont la première phase de cent trente millions (130.000.000) d’Euros, soit environ quatre-vingt-cinq milliards (85.000.000.000) de francs CFA sera exécutée sur une durée de quatre (04) ans.
Sur le même sujet, la Conférence a exprimé sa satisfaction pour la signature de l’Accord entre le Burkina Faso, la République de Côte d’Ivoire et SITARAIL ainsi que la fixation de la date du démarrage des travaux au 15 septembre 2017.

S’agissant de l’approvisionnement régulier du Burkina Faso en énergie électrique et en hydrocarbures par la Côte d’Ivoire, la Conférence s’est félicitée de la décision du Gouvernement ivoirien d’augmenter la fourniture d’électricité de 80 à 90 mégawatts, à compter du premier trimestre 2018 et a pris bonne note du souhait émis par le Gouvernement burkinabè de voir augmenter la fourniture d’électricité à 100 mégawatts.

Pour ce qui est de l’élaboration et de la mise en œuvre d’un programme de facilitation du commerce, du transit et du transport sur le corridor Abidjan-Ouagadougou, la Conférence s’est félicitée de la réalisation du Poste de Contrôle Juxtaposé (PCJ) de la Léraba.

Elle s’est engagée à prendre les mesures nécessaires pour lutter contre les pratiques anormales sur les corridors des deux pays en vue de l’augmentation substantielle des échanges commerciaux entre eux.

Abordant la question de la lutte contre la traite transfrontalière des enfants, la Conférence a convenu d’intensifier les efforts des deux pays dans la lutte contre le fléau de la traite transfrontalière des enfants et des mutilations génitales féminines, à travers l’opérationnalisation de programmes conjoints.

S’agissant de la matérialisation de la frontière Burkina-Côte d’Ivoire, la Conférence a instruit les Ministres en charge du dossier de procéder dans les meilleurs délais à la création et à l’installation officielle de la Commission mixte paritaire de matérialisation de la frontière commune et à mobiliser les contributions financières nationales, en vue du démarrage effectif des travaux.

De la question du Parc National du Mont Péko

Concernant la question de l’occupation illégale des réserves et parcs nationaux, des forêts classées et des forêts du domaine rural, et plus particulièrement du Parc National du Mont Péko, la Conférence s’est félicitée de la mise en place du Comité mixte ivoiro-burkinabè de suivi de la situation post-évacuation du Parc National du Mont Péko et s’est engagée à poursuivre les concertations en vue de trouver une solution appropriée.

Elle a salué les efforts accomplis dans la prise en charge des ex-occupants et a convenu d’élaborer un plan de contingence pour l’accueil et la réinsertion socioéconomique des ex-occupants candidats au retour volontaire et de mettre en œuvre le projet pilote avec l’appui d’organisations humanitaires.

Selon le Président du Faso, Roch Marc Christian KABORE, le 6e TAC a été « une excellente plateforme pour explorer et défricher de nouveaux domaines de coopération, démontrant à souhait la commune volonté des deux Etats d’aller toujours et encore plus loin » pour mieux servir les intérêts des populations burkinabè et ivoirienne.

«  Une des grandes satisfactions est de noter qu’aujourd’hui comme hier, la ferme détermination et l’engagement de nos deux pays à travailler ensemble et en parfaite symbiose (…).
Plus qu’une ambition, c’est l’expression d’une volonté politique clairement affichée et assumée, en toute responsabilité »
, a-t-il expliqué.

Son homologue Alassane OUATTARA a soutenu que la commune détermination à renforcer davantage l’axe de coopération Yamoussoukro-Ouagadougou est certes réaffirmée, mais que les Gouvernements devront doubler d’ardeur, en vue d’atteindre, dans les meilleurs délais possibles, l’objectif principal qui est d’offrir un cadre de vie décent et sécurisé aux peuples burkinabè et ivoirien.
En cela, il a exhorté et encouragé les deux Gouvernements à traduire en actes concrets tous les engagements qui ont été pris.

Rendez-vous a été donné en juillet 2018 à Yamoussoukro, capitale politique de la Côte pour les travaux de la septième Conférence au Sommet du TAC entre la République de côte d’Ivoire et le Burkina Faso.

DCI/PM




Copyright 2003-2009 © Premier Ministère du Burkina Faso. Tous droits réservés - Contactez-nous
03 BP 7027 Ouagadougou 03 - Tel : (226) 50324889/90/91 - Fax : (226) 50330551