Gouvernement du Burkina Faso

Conseil conjoint de Gouvernement du 6e TAC : Discours intégrale du Premier Ministre Paul Kaba THIEBA

lundi 17 juillet 2017.

 

Discours de son Excellence le Premier Ministre Paul Kaba THIEBA à l’occasion du Conseil conjoint de Gouvernements de la sixième (6ème) Conférence au Sommet du Traité d’Amitié et de Coopération entre le Burkina-Faso et la République de Côte d’Ivoire


-  Monsieur le Premier Ministre et cher frère ;
-  Mesdames et Messieurs les membres des gouvernements de la République de Côte d’Ivoire et du Burkina Faso ;
-  Distinguées personnalités ;
-  Mesdames et Messieurs ;

Monsieur le Premier Ministre,

Permettez-moi de vous exprimer la joie qui est la mienne et celle du Gouvernement et du peuple burkinabè de vous recevoir chez vous à Ouagadougou ; il y a à peine une dizaine de jours, vous nous nous aviez fait l’honneur de nous rendre une visite de travail dans le cadre de la préparation de la 6ème Conférence au Sommet du Traité d’Amitié et de Coopération entre la République de Côte d’Ivoire et le Burkina Faso.
C’est donc pour moi un plaisir renouvelé de vous recevoir ce matin à la tête de cette importante délégation gouvernementale.

Je souhaite au nom du Gouvernement du Burkina Faso et du peuple burkinabè la chaleureuse bienvenue à nos sœurs et frères de la République de Côte d’Ivoire chez eux au pays des hommes intègres : « Akwaba ».
-  Monsieur le Premier Ministre et cher frère ;
-  Mesdames et Messieurs les membres des Gouvernements de la République de Côte d’Ivoire et du Burkina Faso ;
-  Distinguées personnalités ;
-  Mesdames et Messieurs ;

Le 29 juillet 2008, les Gouvernements ivoirien et burkinabè signaient à Ouagadougou un traité qui allait au fil des années confirmer davantage la particularité de la coopération ivoiro-bukinabè et renforcer les liens fraternels forgés par la géographie, l’histoire, la culture et une communauté de destin. Cela n’est point surprenant car ce traité repose également sur des valeurs communes, de solidarité, de paix et de liberté.
Il est un symbole fort de la coopération et de la fraternité entre nos deux peuples et nos deux Etats. Il s’agit d’une véritable instance de décision politique pour l’action commune des deux gouvernements, oeuvrant au rapprochement des peuples et suscitant des initiatives concrètes et opérationnelles à vocation bilatérale, sous régionale et africaine.

Depuis la signature de ce traité, il est heureux de constater que notre coopération se consolide avec le renforcement de l’axe Ouagadougou-Yamoussoukro reconnue par tous comme un excellent exemple vers l’intégration sous-régionale pour la paix et le développement.

Pour la sixième fois consécutive, nos deux gouvernements se retrouvent au niveau des experts, des Ministres, des Chefs de Gouvernements et des Chefs d’Etat. La régularité de nos rencontres traduit la volonté et l’ambition communes de nos deux Gouvernements de toujours cheminer ensemble pour bâtir un développement économique et social à la hauteur des espérances des peuples ivoiriens et burkinabè.

C’est la preuve que la solidarité et l’amitié sont des atouts majeurs pour l’épanouissement de nos peuples épris de paix, de liberté et de justice.
Oui, la République de Côte d’Ivoire et le Burkina Faso partagent la même conviction que notre meilleure protection et notre horizon d’avenir, c’est une coopération encore plus forte entre nos deux Etats et nos deux peuples.
Le Traité d’amitié et de coopération est en cela une promesse de paix et de progrès partagé.

-  Monsieur le Premier Ministre et cher frère ;
Notre rencontre de ce matin traduit notre détermination à être à la hauteur de la volonté de nos deux peuples et de notre responsabilité historique en renforçant sans cesse notre coopération et en préservant nos valeurs.
A cet égard, nous devons travailler à trouver des réponses communes aux défis de notre temps.

Depuis la signature du Traité, d’importants acquis ont déjà été enregistrés dans plusieurs domaines de notre coopération tels les infrastructures routières et ferroviaires, les relations économiques et commerciales, la coopération énergétique, la diplomatie, la défense et la sécurité, l’éducation et la recherche scientifique, la coopération administrative transfrontalière, la libre circulation des personnes et des biens, l’agriculture et le foncier rural, la formation professionnelle, l’artisanat, la culture et le tourisme, l’emploi des jeunes et les droits de la femme.

A ce jour, plus d’une soixantaine d’Accords ont été signés. En outre, nos deux Gouvernements ont depuis les 3ème et 4ème Conférences au Sommet de notre Traité, décidé de la mise en œuvre de projets dont les plus emblématiques sont :
-  la construction de l’Autoroute Yamoussoukro-Ouagadougou ;
-  la réhabilitation du chemin de fer Abidjan-Ouagadougou-Kaya et son prolongement jusqu’à Tambao ;
-  l’approvisionnement du Burkina Faso en électricité à partir de la Côte d’Ivoire ;
-  la fluidité du trafic et la libre circulation des personnes et des biens ;
-  la boucle ferroviaire Abidjan-Ouagadougou-Niamey-Cotonou, etc.
Je me félicite que la plupart de ces projets aient enregistré des avancées significatives dans leur mise en œuvre. Nos deux Gouvernements doivent conjuguer leurs efforts pour la réalisation de l’ensemble de ces projets.

Aussi, il me plaît d’adresser mes remerciements à nos sœurs et frères ivoiriens pour les efforts consentis dans l’approvisionnement du Burkina Faso en énergie électrique.
Pour ce qui concerne la libre circulation des personnes et des biens, nous devons ensemble poursuivre nos efforts en vue de surmonter les entraves qui se dressent encore dans la mise en œuvre de cette décision communautaire.
Si nous pouvons nous féliciter des acquis enregistrés dans la coopération en matière de défense et de sécurité, nos deux Gouvernements se devront de conjuguer davantage leurs efforts en vue de lutter contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière qui sapent nos efforts de développement.

-  Monsieur le Premier Ministre ;
-  Mesdames et Messieurs les membres des Gouvernements de la République de Côte d’Ivoire et du Burkina Faso ;
-  Distinguées personnalités ;
-  Mesdames et Messieurs ;

Nous devons rester vigilants pour assurer la vitalité de notre amitié qui repose sur un engagement profond de nos Etats ; c’est pourquoi, le Traité d’Amitié et de Coopération doit toujours être porteur de projets et d’espérance.
L’ordre du jour inscrit à l’agenda de nos travaux répond à cette préoccupation d’exigence car il nous invite à un examen minutieux du projet de rapport proposé par nos experts sur l’état de mise en œuvre des décisions et recommandations issues de la 5ème Conférence au Sommet.
Les projets d’Accords que nos experts ont déjà examinés pourront consolider le cadre juridique de notre coopération bilatérale. Il nous revient de finaliser ces Accords en vue de leur signature.
Aussi, je souhaite que nous ayons des échanges fructueux et fraternels pour une coopération bilatérale fortifiée.

Je demeure convaincu qu’à l’issue de nos travaux, d’importants sillons auront été tracés pour la marche commune de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso vers le chemin de l’intégration sous-régionale à laquelle aspirent nos peuples.
Monsieur le Premier Ministre et cher frère,
Dans trois semaines, votre pays la République de Côte d’Ivoire fêtera les cinquante septième (57ème) anniversaire de son accession à la souveraineté nationale et internationale.

A l’occasion de cet heureux évènement, j’adresse des vœux de santé, de paix et de progrès continu pour vous-même et pour le peuple frère de la République de Côte d’Ivoire.
Sur ce, je déclare ouvert les travaux du Conseil Conjoint de Gouvernements de la 6ème Conférence au Sommet du Traité d’Amitié et de Coopération entre la République de Côte d’Ivoire et le Burkina Faso.
Vive l’amitié et la fraternité entre les peuples ivoirien et burkinabè.

Je vous remercie.




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