Gouvernement du Burkina Faso

Industrialisation : Le Premier ministre promet de relancer la Société de transformation des fruits et légumes de Loumbila

lundi 17 juillet 2017.

 

Implantée à Loumbila, à quelques encablures de Ouagadougou, sur une superficie de 15 hectares, la Société de transformation de fruits et Légumes de Loumbila (STFL/Loumbila) connait des difficultés depuis quelques années. Le Premier ministre, Paul Kaba THIEBA, a effectué une visite sur le site en vue de s’informer sur la situation réelle de cette société, le vendredi 14 juillet 2017. A la fin de cette sortie, il a soutenu que le Gouvernement, sur la base des rapports d’analyse, va faire un diagnostic de la situation afin de pouvoir prendre des mesures stratégiques pour organiser la reprise des activités de cette entreprise.

Locaux inachevés, une partie du matériel déjà installé mais encore incomplète, des travaux à l’arrêt. C’est le spectacle désolant qui a été donné à voir au Premier ministre, Paul Kaba THIEBA, à l’occasion de la visite qu’il a effectué sur le site de la Société de transformation de fruits et Légumes de Loumbila (STFL/Loumbila). Après cette visite, le Chef de l’exécutif s’est entretenu avec les parties prenantes au projet à savoir la société actionnaire, le commissaire au compte, l’avocat, les producteurs, le personnel, l’administrateur provisoire pour avoir leurs points de vue sur la situation que vit cette société.


A cette rencontre, l’Administrateur provisoire de la STFL/Loumbila, Issaka SOURWEMA, a fait savoir que l’entreprise officiellement créée en juillet 2009, est une société anonyme d’économie mixte avec un capital social de 800 millions de francs CFA, dont 63% des actions détenues par l’Etat soit 500 millions de francs CFA et 37% par le privé notamment Crystal Trend Investment Limited, une Société privée pour 300 millions de francs CFA .

Il a précisé que les travaux de construction de cette entreprise ont débuté en janvier 2012 et étaient prévus pour une durée de onze (11) mois, ce qui veut dire que l’usine clé en main devait être livrée en fin décembre 2012.
« Au niveau du génie civil, nous avons un taux moyen de 24%. Les travaux à ce sujet ont été arrêtés depuis juin 2013. Pour ce qui est de l’installation des équipements industriels, nous sommes à un taux de 70%. Il faut dire que le montage des équipements est arrêté depuis mai 2014 », a-t-il expliqué.

Selon lui, des atteintes au patrimoine ont impliquées les deux premières Directrices Générales et des créanciers de la STFL/Loumbila et que cette situation ne concerne pas la mission de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC).

A l’entendre, la société est confrontée à un certain nombre de défis dont la signature du décret de nomination de l’Administrateur Provisoire, le paiement d’indemnité de session des administrateurs et du PCA, d’honoraires du commissaire aux comptes et de l’avocat, de rémunération de la société de gardiennage, etc.

« Le dossier de la STFL/Loumbila a fait l’objet d’un examen en Conseil de cabinet au Premier ministère le 05 juin 2017 ; témoignant ainsi et encore plus de l’intérêt que porte le gouvernement à la société », s’est-il réjoui.

La STFL/Loumbila épouse la vision du PNDES


De l’avis de Paul Kaba THIEBA, la STFL/Loumbila est le type d’entreprise qui entre dans la vision du Président du Faso, Roch Marc Christian KABORE et qui est totalement en phase avec la vision qui sous-tend le Plan national de développement économique et social (PNDES).

« C’est le type d’entreprise qu’il faut promouvoir au Burkina Faso pour organiser et réaliser la transformation structurelle de notre économie car notre pays est un pays essentiellement agricole où 80% de notre population est rurale avec une agriculture et un élevage qui occupe à peu près 80% de la population et contribue à peu près pour 30% à la formation de la richesse nationale que les économistes appellent le Produit intérieur brut (PIB) », a-t-il mentionné.

C’est pourquoi, il a déclaré qu’il est vital et important pour le Gouvernement de redresser cette entreprise et faire en sorte qu’elle revive sur des bases saines qui puissent permettre d’assurer l’exploitation rentable, d’employer les jeunes de la région, de produire des biens et services qui seront commercialisés non seulement à l’intérieur comme à l’extérieur du Burkina Faso.

« Cette société est l’embryon de ce que nous voulons faire en matière de transformation économique et sociale, c’est-à-dire à partir de nos premières réaliser des investissement pour avoir des produits industriels qui seront vendus aussi bien sur le plan national que sur le plan extérieur », a-t-il ajouté tout en soulignant que le Gouvernement, sur la base des rapports d’analyse , va faire un diagnostic de la situation afin de pouvoir prendre des mesures stratégiques pour organiser la reprise des activités de la STFL/Loumbila.

« Je suis moi-même directement impliqué dans ce dossier et nous avons la volonté de réaliser ce projet dans les plus brefs délais, de mettre en œuvre les réformes, de prendre les mesures appropriées pour relancer cette unité industrielle car elle va permettre la transformation des produits naturels comme la tomate et la mangue », a-t-il argumenté.
Puis le Premier ministre d’indiquer que «  c’est ce que nous voulons faire et c’est ce qu’il faut faire. Le Burkina Faso n’a pas d’autre choix. Si nous voulons nous en sortir, il faut que l’industrialisation de notre économie se fasse à partir de notre agriculture. Cette entreprise est la manifestation la plus achevée de ce type d’industrie que nous voulons construire au Burkina Faso ».

A sa création, la STFL/Loumbila devrait être une usine pilote de transformation de la tomate et de la mangue en concentré, d’une capacité de 250 tonnes/jour de tomates et de 240 tonnes/jour de mangues.

La société ambitionnait de créer des débouchés marchands pour les producteurs maraîchers, de créer plus de 5 000 emplois avec un accent spécifique sur l’emploi des femmes à concurrence de 60%, de collecter 60 000 tonnes de tomates et 28 000 tonnes de mangue auprès des producteurs installés sur des sites identifiés et d’augmenter les revenus des populations rurales.

DCI/PM




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