Gouvernement du Burkina Faso

Discours de S.E.M. Tertius Zongo à l’ouverture de la 17e Assemblée Générale des sociétés d’Etat

vendredi 26 juin 2009.

 

17ème SESSION DE L’ASSEMBLEE GENERALE DES SOCIETES D’ETAT

DISCOURS D’OUVERTURE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR TERTIUS ZONGO,
PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT

Ouagadougou, le 25 juin 2009

• Mesdames et Messieurs les Présidents d’Institution ;

• Mesdames et Messieurs les Membres de l’Assemblée Générale des Sociétés d’Etat ;

• Honorables invités ;

• Mesdames et Messieurs ;

L’honneur me revient une fois de plus de présider, au nom de Son Excellence Monsieur le Président du Faso, Président de l’Assemblée Générale des Sociétés d’Etat, cette 17ème session ordinaire à laquelle je souhaite à toutes et à tous la bienvenue.

Vous le savez tous, l’obligation de rendre compte est sans conteste un principe fondamental et l’une des principales exigences de la gestion publique et de la bonne gouvernance.

Cette année encore, répondant à ces exigences de la réglementation des sociétés d’Etat, nous nous retrouvons dans cette assemblée pour examiner les états financiers de nos sociétés pour l’exercice clos au 31 décembre 2008.

Cette instance est une véritable occasion de responsabilisation de nos cadres dirigeants à maints égards :

-  d’abord, à l’égard de la Nation dont ils bénéficient du mandat de gestion à la tête de nos entreprises publiques ;

-  ensuite à l’endroit de l’Etat dont ils sont attributaires d’une parcelle d’autorité et envers lequel des obligations économiques, financières et fiscales les lient ;

-  et enfin, vis-à-vis des travailleurs des entreprises dont l’ardeur à la tâche est le facteur déterminant de création de la richesse.

• Honorables invités,
• Mesdames et Messieurs,

Dans un contexte international marqué par les crises financières, énergétique et alimentaire avec leurs répercussions sur l’économie nationale, la gestion de nos sociétés d’Etat, au regard de leur impact sur notre économie, doit plus que jamais constituer une préoccupation.

Ces sociétés ont, en effet, subi de plein fouet ces crises et j’ai pu noter, à la simple lecture des dossiers de la présente session, les contreperformances enregistrées par la plupart d’entre elles à travers les indicateurs de gestion présentés. Certaines entreprises qui étaient en situation bénéficiaire au cours de l’exercice précédent, ont affiché des résultats déficitaires. Ainsi, sur un total de quatorze (14) sociétés, trois (03) sont déficitaires, cinq (05) ont des résultats positifs mais en baisse et seulement six (06) ont pu accroître leurs résultats.

Convaincu de l’importance que représente le secteur des entreprises publiques pour notre économie, nous nous devons de réagir vigoureusement devant un tel constat, si nous ne voulons pas laisser à la postérité l’image de responsables qui ont contribué à la dégradation de notre patrimoine collectif.

• Honorables invités,
• Mesdames et Messieurs,

L’Etat a recentré son rôle pour laisser le secteur privé assumer pleinement celui qui doit être le sien. La raison qui imposait ce choix politique demeure la compétitivité globale de notre économie, donc de nos entreprises, pour une meilleure insertion du Burkina dans l’économie sous régionale et mondiale. C’est pourquoi les entreprises publiques doivent se positionner comme des modèles dans le rayonnement de nos unités économiques nationales.

Nous devons donc continuer d’impulser à nos entreprises publiques le dynamisme nécessaire à l’amélioration de leurs résultats, condition sine qua non de leur viabilité dans la concurrence sous régionale et continentale.

Aussi, j’exhorte les responsables de nos entreprises à faire preuve de dynamisme et de rigueur, de manière non seulement à mieux maîtriser les différents paramètres de gestion, mais aussi et surtout à développer davantage d’initiatives pour mieux s’adapter aux exigences du contexte actuel de libre concurrence.

Nous devons ensemble, Etat et entreprises, rejeter la fatalité en lui opposant notre esprit d’initiative et de bonne gouvernance, car nos entreprises publiques sont aussi des vitrines à travers lesquelles l’opinion publique nationale applaudit ou fustige nos comportements et au-delà, se forge une idée sur le style de direction des affaires de la nation.

C’est dans cet esprit que le Gouvernement a accepté de prendre en charge une partie des frais de formation dispensée tous les ans aux administrateurs de nos sociétés afin de faire d’eux des décideurs avisés et compétents.

• Mesdames et Messieurs les membres de l’Assemblée générale des Sociétés d’Etat ;

Nous devons avoir des motifs de satisfaction de notre instance de concertation qui se révèle de plus en plus comme un cadre idéal d’orientation et de supervision de la gestion de nos sociétés. Les réalités suivantes illustrent à dessein ce sentiment :

-  les mandats des administrateurs des sociétés d’Etat ont été rendus valides ;

-  tous les présidents de conseil d’administration ont séjourné dans leurs sociétés respectives ;

-  la quasi-totalité des sociétés d’Etat s’est dotée de moyens modernes de gestion comptable et financière tenant compte de la spécificité des activités et des normes en vigueur ;

-  la tenue régulière des conseils d’administration ;

-  enfin, la mise à disposition dans les délais des états financiers au Secrétariat de l’Assemblée générale.

La détermination plus que renforcée pour une gouvernance participative et efficace des entreprises publiques, a permis à nos sociétés d’Etat dans une certaine mesure, d’avoir la posture voulue pour atténuer les effets de la crise économique et financière. En effet, il ya eu comme une sorte de compensation mutuelle dans l’évolution des différents indicateurs clés de gestion. En 2008, la valeur ajoutée globale se déprime alors que le chiffre d’affaire globale connaît un accroissement régulier comparativement à 2007.

Mais, une telle situation sera-t-elle soutenable au regard des perspectives de sortie de crise qui ne s’annoncent pas évidentes encore moins immédiates. La problématique de la compétitivité de nos sociétés d’Etat dans un tel contexte se pose. Elle exige bien sûr de nous :

1) La persévérance dans la gestion rigoureuse et clairvoyante ;

2) Le développement d’initiatives fortes pour accroitre la viabilité de nos sociétés ;

3) La rationalisation des dépenses de fonctionnement notamment celles de consommation d’eau, d’électricité et de carburant. Dans ce sens, les contrôles en cours initiés par le Ministère de l’Economie et des Finances et étendus aux sociétés d’Etat sont bien salutaires et devront permettre de mettre fin à certaines pratiques illicites ;

4) La revitalisation de la stratégie de communication et de marketing des différentes sociétés d’Etat qui semble être mise en veilleuse du fait de la crise économique.

Il est clair que nous devons rester constamment imaginatifs et créatifs. En conséquence, j’exhorte une fois de plus les différents acteurs économiques à persévérer dans l’effort, afin de garantir à nos entreprises, une meilleure compétitivité face à une concurrence internationale de plus en plus âpre. C’est à ce prix que nos sociétés d’Etat pourront contribuer plus efficacement à la réalisation du programme politique du Président du Faso, « Le progrès continu pour une société d’espérance ».

Tout en souhaitant plein succès à nos travaux, je déclare ouverte, au nom de Son Excellence Monsieur le Président du Faso, Président de l’Assemblée Générale des Sociétés d’Etat, la 17ème session de l’Assemblée Générale des Sociétés d’Etat.

Je vous remercie.




Copyright 2003-2009 © Premier Ministère du Burkina Faso. Tous droits réservés - Contactez-nous
03 BP 7027 Ouagadougou 03 - Tel : (226) 50324889/90/91 - Fax : (226) 50330551