Gouvernement du Burkina Faso

Ouverture de la 17e session de l’Assemblée Générale des Sociétés d’Etat

vendredi 26 juin 2009.

 

La 17e Assemblée Générale des Sociétés d’Etat (AG-SE) a démarré ses travaux ce 25 juin 2009, sous la présidence de Son Excellence Monsieur le Premier Ministre, représentant le chef de l’Etat, président de l’Assemblée Générale des Sociétés d’Etat. Pendant deux jours, elle examinera les états financiers des sociétés pour l’exercice clos au 31 décembre 2008. Sur quinze sociétés d’Etat existant, 14 sont appelées à soumettre leurs comptes, la quinzième étant une société nouvellement créée à savoir l’Agence d’Exécution des Travaux Eaux et Equipement Rural (AGETEER).

La présente session se tient dans un contexte général de crises, ayant des impacts profonds sur la gestion de nos sociétés, tel que le rapport synthétique du secrétariat à l’Assemblée Générale des Sociétés d’Etat le laisse percevoir. Ainsi, de deux sociétés déficitaires en 2007, l’exercice 2008 enregistre trois sociétés déficitaires. Sur les onze restant, cinq ont des résultats en augmentation, les six autres, quoique bénéficiaires voient leurs résultats en baisse.

Malgré la hausse du chiffre d’affaires global de 11,09% qui est passé de 432, 250 milliards à 480,173 milliards de FCFA entre 2007 et 2008, le résultat net de l’ensemble au cours de l’exercice sous revue est de 378 millions contre 44,398 milliards de Fcfa en 2007 soit une baisse de 99,15%. Par contre, les charges de personnel sont en hausse de 7,57%avec un montant de 30,670 milliards en 2008, contre 28,511milliards de Fcfa en 2007.

Une situation en totale régression

JPEG - 66.4 ko
Des membres du gouvernement et des responsables de sociétés

Pour le Secrétariat Général de l’AG-SE, la seule entreprise commerciale qu’est la SONABHY, est celle qui a payé le plus lourd tribut à cette crise. Sa valeur ajoutée a baissé de 153, 88% par rapport à l’exercice précédent. Cela s’expliquerait par la constitution d’importantes provisions pour risques à court terme pour 4,5 milliards et sur créance clients pour 2,062 milliards de Fcfa. L’excédent brut d’exploitation et le résultat d’exploitation ont également régressé de 168,42%et 181,44% respectivement. Pour finir, le résultat net de l’exercice enregistre un déficit de 22,800 milliards de Fcfa en 2008 contre un bénéfice de 16,133milliards de Fcfa en 2007, soit une baisse de 241,32%.

Sur les dix entreprises prestataires de services, huit ont réalisé des résultats bénéficiaires. Quoi qu’il en soit, pour l’année 2008, les dividendes versées à l’Etat du fait de la situation déficitaire de la SONABHY s’élèvent seulement à 1 ,224 milliard de francs CFA, contre 10,612 milliards de francs CFA en 2007, soit une régression de 88,46%. En effet, la SONABHY a elle seule avait contribué à hauteur de 9,721 milliards de F cfa soit 91,60%du montant des dividendes versées à l’Etat en 2007. Pour 2008, la trésorerie de la société a souffert des mesures gouvernementales prises pour soulager le consommateur suite à la flambée des prix des hydrocarbures.

SONAGESS fait également partie des sociétés ayant une baisse de résultat avec une valeur ajoutée en diminution de 14,7% au cours de l’exercice sous revue et un excédent brut d’exploitation également en baisse de 163%. Le résultat net a suivi sa tendance baissière en s’établissant à 192,165 millions de Fcfa en 2008 contre 235,026 millions de Fcfa en 2007 et 239, 385 millions de Fcfa en 2006.

Les exigences pour une compétitivité fructueuse

JPEG - 56.1 ko
Le secrétariat de l’AG-SE

Face à ce plein fouet, engendrant des contre-performances, l’exhortation du chef du gouvernement Tertius ZONGO est qu’il y ait une réaction vigoureuse des entreprises publiques pour se positionner comme des modèles dans le rayonnement des unités économiques nationales et également face à la compétitivité sous régionale et mondiale. Pour ce faire, Etat et Entreprises doivent rejeter la fatalité en lui opposant l’esprit d’initiative et la bonne gouvernance « car nos entreprises publiques sont aussi des vitrines à travers lesquelles l’opinion publique nationale applaudit ou fustige nos comportements et au-delà, se forge une idée sur le style de direction des affaires de la nation » a souligné le Premier Ministre.

Pour ne pas laisser à la postérité l’image de responsables qui ont contribué à la dégradation du patrimoine collectif, la bonne compétitivité dans nos entreprises exige, précisera-t-il :
-  la persévérance dans la gestion rigoureuse et clairvoyante ;
-  le développement d’initiatives fortes pour accroître la viabilité de nos sociétés ;
-  la rationalisation des dépenses de fonctionnement notamment la consommation en eau, électricité et carburant. Dans ce sens des contrôles en cours, initiés par le Ministère de l’Economie et des Finances et étendus aux Sociétés d’Etat sont bien salutaires et devront permettre de mettre fin à certaines pratiques illicites ;
-  la revitalisation de la stratégie de communication et de marketing des différentes Sociétés d’Etat qui semble être mise en veilleuse du fait de la crise économique.

L’Etat pour sa part a assumé jusque là sa responsabilité en prenant en charge certains frais des sociétés, a noté le chef du gouvernement. Il a tenu par conséquent à rappeler aux cadres dirigeants des entreprises la responsabilité qu’ils ont à l’égard de la nation, de l’Etat envers lequel ils ont des obligations économiques, financières et fiscales et vis-à-vis des travailleurs de leur structure.

L’intégralité du discours du Premier ministre




Copyright 2003-2009 © Premier Ministère du Burkina Faso. Tous droits réservés - Contactez-nous
03 BP 7027 Ouagadougou 03 - Tel : (226) 50324889/90/91 - Fax : (226) 50330551