Gouvernement du Burkina Faso

Emplois : L’Etat multiplie les sources de financement pour promouvoir l’auto-emploi

mardi 9 juin 2009.

 

A travers la création d’un département ministériel consacré exclusivement à la Jeunesse et à l’Emploi, le gouvernement tient à renforcer et à diversifier ses mécanismes de résorption du chômage qui touche essentiellement les jeunes. Les crédits octroyés aux promoteurs par les différents fonds s’inscrivent dans une nouvelle approche de développer l’employabilité des jeunes et de promouvoir l’auto emploi.

Le gouvernement burkinabè a opté de donner une place de choix à l’auto emploi dans sa politique en matière d’emploi. L’adoption de la Politique nationale de l’emploi et de son plan d’action vise à renforcer la création d’emplois, à améliorer l’employabilité ainsi que l’organisation et le fonctionnement du marché de l’emploi.

La transformation de l’Office national de promotion de l’emploi (ONPE) en une Agence nationale de promotion de l’emploi (ANPE) permet de cerner les besoins réels d’emplois des entreprises, de canaliser la main d’œuvre qualifiée existante et de définir des axes pour des formations de plus en plus demandées. Avec des centaines d’emplois offerts chaque année, l’ANPE renforce l’offre d’embauche du ministère de la Fonction publique et de la Reforme de l’Etat à travers les concours directs pour les recrutements au profit des services publics.

Conscient que l’emploi reste un facteur essentiel d’épanouissement et de lutte contre la pauvreté, le gouvernement a créé un quatrième fonds consacré à aux financements des jeunes promoteurs dépourvus de garantie matérielle et financière. Avec la remise effective de chèques d’un montant total de six cents millions (600 000 000) F CFA à 614 jeunes des 13 régions du pays, le gouvernement vient de tenir la promesse du président du Faso lors du Forum national des Jeunes (FNJ) à Bobo-Dioulasso en décembre 2008.

La création du Fonds d’appui aux initiatives des jeunes (FAIJ) participe de la volonté du chef de l’Etat d’accorder à chaque jeune porteur de projet la chance de s’installer à son propre compte. Le FAIJ a cette particularité de ne tenir compte de la garantie qui a longtemps limité l’accès aux crédits des jeunes dépourvus de soutien initial et de se soucier de la pérennisation du projet. Ses financements se font sous forme de micro crédits sans aucune garantie matérielle ou financière. Ils sont acquis grâce à la caution morale d’un parrain ou d’un mentor à des taux d’intérêt faibles variant de 2% pour les personnes handicapées, 3,5% pour les filles et 4% pour les autres promoteurs.

Depuis plus d’une décennie, les trois autres fonds placés sous la tutelle du ministère de la Jeunesse et de l’Emploi octroient aux promoteurs des financements et les formations nécessaires à la réalisation de leurs projets. En 2008, tout en veillant à la formation en technique de gestion des promoteurs, le Fonds d’appui à la promotion de l’emploi (FAPE) a participé à hauteur de 150 000 000 F CFA à la création et à la consolidation de 90 petites entreprises. Il a également apporté sa contribution au préfinancement pour l’exécution de marchés à 10 entreprises pour un montant de 113 000 000 F CFA. Ces deux interventions financières ont respectivement permis de générer 485 et 120 emplois. L’année dernière, le Fonds a pu recouvrer 404 000 000 FCFA sur une prévision de 500 000 000 F CFA soit un taux de 80,82%.

Le gouvernement accorde également un intérêt particulier au secteur informel dont le dynamisme exprimé par les jeunes lutte contre le chômage et enrichit l’économie nationale. En 2008, le Fonds d’appui au secteur informel (FASI) a financé 822 microprojets créant 202 emplois directs. Son taux de recouvrement atteint 76,38% soit un montant de 458 324 122 F CFA sur 600 000 000 F CFA.

En plus des facilités d’accès aux crédits, le gouvernement est très attentif à la formation des postulants d’emplois et à l’apprentissage aux métiers. Cette tâche est dévolue au Fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage (FAFPA).Ce fonds a permis la formation de 581 apprentis pour 87 461 945 FCFA, 989 travailleurs des PME/PMI pour 106 869 693 F CFA, 372 acteurs ruraux pour 20 286 935 F CFA et 986 artisans pour 78 043 478 FCFA.
Chaque année, ce sont 10 000 jeunes qui bénéficient également de diverses formations soit en montage de projets soit en techniques de recherche d’emploi. A cela s’ajoute l’opération de permis de conduire initié en 2008 en faveur de 5 000 jeunes.

Le souci de rapprocher les promoteurs des sources de financement a conduit le ministère de la jeunesse et de l’emploi à mettre en place dans chaque chef-lieu de région un guichet unique regroupant l’ensemble des fonds (FAIJ, FASI, FAPE, FAFPA) placés sous sa tutelle. Dans cet élan de décentralisation de l’accès aux crédits, le gouvernement vient de se rendre à l’évidence que le chômage n’est pas seulement urbain. C’est aussi un phénomène rural. Un projet pilote d’embouche bovine et d’équipement des jeunes maraîchers d’un montant de 200 000 000 F CFA a été lancé le 21 janvier 2008 en vue de réduire le sous emploi des jeunes ruraux.




Copyright 2003-2009 © Premier Ministère du Burkina Faso. Tous droits réservés - Contactez-nous
03 BP 7027 Ouagadougou 03 - Tel : (226) 50324889/90/91 - Fax : (226) 50330551