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Bilan de l’an 1 du Premier ministre Tiao

lundi 30 avril 2012

Le Premier ministre Son Excellence Luc Adolphe Tiao, a donné le mardi 24 avril 2012 une conférence de presse, organisée à l’occasion du premier anniversaire de sa nomination à la tête du gouvernement. Ce fut le lieu pour lui de faire le bilan de l’action gouvernementale conduite sous son impulsion d’avril 2011 à avril 2012. Pour la circonstance, il avait à ses côtés des membres du gouvernement et ses plus proches collaborateurs du Premier ministère.

Nommé Premier ministre du Burkina Faso le 18 avril 2011 au temps fort de la crise socio politique et économique qui a secoué la nation entière, Luc Adolphe Tiao (LAT) a, aussitôt après la formation de son équipe gouvernementale, entrepris entre autre, de ramener la paix sociale dans le pays, restaurer l’autorité de l’Etat, et mettre en œuvre le programme politique du Président du Faso, « Bâtir, ensemble, un Burkina émergent ». Il s’est notamment agi de renouer le dialogue avec toutes les forces vives du pays, pour rechercher des solutions durables aux problèmes des populations.

Les actions retenues dans cette perspective remontaient à sept (07) à savoir : rendre plus accessibles les produits de grande consommation ; améliorer le pouvoir d’achat ; accélérer le traitement des dossiers sociaux consécutifs à l’exécution des décisions de justice en faveur des travailleurs sociaux ; diligenter la réparation des différents dégâts et les préjudices subis par les différents évènements ; assumer sa part de responsabilité pour un traitement rapide des dossiers judiciaires ; renforcer la sécurité des personnes et des biens et enfin respecter les libertés politiques et syndicales.

Douze mois après, le constat du Premier ministre est que toutes les mesures prises par le gouvernement dans l’urgence ont été accomplies. « A travers les appréciations de vos lecteurs et de vos éditeurs, vos analyses et commentaires, je retiens qu’il ya matière à satisfaction ; mais également des motifs d’insatisfaction » a-t-il relevé. Pour ce qui concerne les défis pressants nécessitant un engagement encore plus vigoureux, il y a, la lutte contre l’insécurité dans les grands centres urbains et certains axes routiers ; la maitrise de l’inflation ; la sécurisation foncière ; la gouvernance économique ; la promotion des valeurs civiques… Pour (LAT) la lutte contre la vie chère n’a pas tenu toutes ses promesses à cause de facteurs exogènes et climatiques comme l’aggravation de la crise financière et de la dette aux Etats-Unis et en Europe, les fluctuations négatives des cours des matières premières et du cours du baril de pétrole, la mauvaise campagne agricole, l’arrivée des refugiés maliens sur notre territoire notamment. Le premier ministre s’est réjoui toutefois de la confiance de la communauté internationale à notre pays retrouvée, avant de saluer le rôle combien important que la presse a joué et qui a permis d’engranger les résultats aujourd’hui salués.

Des préoccupations des médias

Suite à cet exposé liminaire du Premier ministre, les journalistes sont revenus à travers une quarantaine de questions environ, sur certains points dont ils veulent plus d’éclairage. Des réponses du Premier ministre, l’on retiendra entre autres, celles relatives à la lutte contre la corruption avec notamment l’affaire Guiro, du nom de l’ex DG de la douane chez qui l’on avait découvert une cantine contenant près de 2 milliards de francs cfa. A ce propos, le chef du gouvernement a confié que la lutte contre la corruption est de longue haleine mais que celle-ci sera combattue sous toutes ses formes. Il a ajouté que des fonctionnaires dont on ne parle pas ont été relevés de leur fonction pour faute grave ces derniers temps. Il a donc souhaité que les malversations connue par la presse soit portée à la connaissance du gouvernement afin qu’il prenne des sanctions. « Tant qu’il ya des preuves, nous allons sévir parce que nous sommes déterminés à agir » a-t-il noté.

Du reste le dossier Guiro suit son cours tout comme celui des militaires mutins et il faut laisser la justice faire son travail. Sur la question de l’incivisme, le Premier ministre estime qu’elle est à relativiser. Si certains pensent qu’on peut résoudre les problèmes avec la violence au lieu de recourir à la loi, c’est parce qu’ils manquent de maturité. Ce qui est toute fois certain, c’est qu’en cas de défiance de l’autorité, nous serons fermes avec les auteurs. Prenant le cas des camionneurs qui ont bloqué la RN1 parce qu’un des leurs a été molesté par la police, Luc Adolphe Tiao a condamné de telles actions et promis que les auteurs seront sanctionnés à la hauteur de leur forfait, les numéros d’immatriculation de tous les camions concernés ayant été relevés par les forces de l’ordre. Un autre point de préoccupation relevé dans cette série de questions, concerne l’insécurité routière. Là dessus, le chef du gouvernement a déploré toutes ces pertes en vie humaine due au non respect des règles de la circulation par la plupart des transporteurs.

Le comble dans cette situation c’est que les victimes ne sont jamais dédommagées par les compagnies de transports concernées. C’est pourquoi monsieur Tiao pense que dorénavant, même s’il faut retirer les cars d’un propriétaire pour les revendre et dédommager les victimes, on le fera. Il a été aussi question des refugiés maliens qui pourraient éventuellement constituer une source de déstabilisation de notre pays. La réponse du Premier ministre est qu’à l’heure actuelle, ils ne disposent d’aucun élément qui dise que les réfugiés ont une influence sur la sécurité du Burkina. « Il faut souligner que nous avons un dispositif en place qui permet de surveiller les frontières. En plus, une caserne sera bientôt installée à Djibo et celle de Dori renforcée. C’est dans une détresse totale que les réfugiés arrivent chez nous, alors occupons nous d’abord d’eux avant de chercher à les condamner » a-t-il soutenu.

L’Université de Ouaga est un concentré de problèmes depuis de longues années et le Premier ministre Tiao a promis d’y faire un tour pour échanger avec les étudiants mais par deux fois le rendez-vous a été annulé. Aurait-il peur des problèmes de l’UO ? Là n’est pas la question selon LAT car c’est juste un problème d’agenda qui ne l’a pas encore permis d’y aller. « La semaine prochaine je serai au campus et je souhaiterais surtout que les étudiants me fassent des propositions de solutions que nous analyserons pour voir leur faisabilité. J’ai instruit le ministre en charge de l’enseignement supérieur pour que tout soit mis en œuvre afin que dans deux ans au plus tard, notre université ait une rentrée normale » a-t-il souligné.

Bien d’autres questions telles que les retombées des ressources d’exploitation de l’or dans notre pays, la suppression des per diem lors des séminaires, le statut des chefs traditionnels, les élections couplées de 2012, la question du logement et du foncier etc… ont trouvé réponses auprès du Premier ministre qui, se prononçant en dernier ressort sur les médiations du Président du Faso, a affirmé que tout trouble chez nos voisins a des répercussions chez nous et c’est pourquoi nous devons intervenir. « S’il ya déstabilisation dans un pays voisin, c’est de notre devoir d’apporter notre contribution pour un apaisement de la situation car la paix n’a pas de prix ».

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