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DISCOURS DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT A L’OCCASION DE LA CEREMONIE D’OUVERTURE DE LA 2ème SESSION DE MANAGEMENT DIRECTORIAL A L’INTENTION DES HAUTS CADRES DE L’ETAT

mercredi 18 avril 2012

-  Excellences Mesdames et Messieurs les Présidents d’Institution ;
-  Mesdames et Messieurs les Chefs des Missions diplomatiques, des organisations internationales et interafricaines ;
-  Distingués invités ;
-  Mesdames et Messieurs.

Je voudrais tout d’abord adresser toutes mes félicitations à l’ensemble des cadres nouvellement nommés en Conseil des Ministres et présents à la présente session de formation en management directorial.

Vous avez Mesdames et Messieurs, bénéficié de la confiance du Gouvernement qui vous a élevé à vos différents postes de responsabilité dans un contexte particulièrement important au regard des nouveaux défis à relever pour renforcer la qualité de la gouvernance et l’édification d’un Burkina Faso émergent.

Je voudrais, à cet instant solennel, souligner l’importance de vos missions à cet égard.

Celles-ci ne peuvent que s’inscrire en harmonie et en exécution du Programme quinquennal de Son Excellence, Monsieur Blaise COMPAORE, Président du Faso « Bâtir, ensemble, un Burkina émergent » lequel précise, je cite : « la période 2010-2015 doit apporter des réponses structurées et porteuses d’avenir, répondre aux questionnements et défis qui se posent à notre pays dans un environnement international complexe. Cela requiert une clairvoyance et un pragmatisme dans la conception, l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi des politiques publiques et des réformes. Par ailleurs, face aux incertitudes, aux changements imprévisibles de l’environnement régional, notre pays doit constamment développer des stratégies efficaces pour se soustraire de la routine de la gestion pour faire de l’anticipation la règle.
L’administration doit continuer de se forger de réelles capacités en matière de gestion de situation d’urgence, ou de gestion des affaires courantes et être capable d’imaginer et de construire un avenir de progrès ». Fin de citation.
Je vous exhorte, au-delà de vos compétences techniques, à développer vos potentiels sur les questions transversales qui vous paraitront essentielles pour l’exercice efficient de vos fonctions.
Je ne doute pas de vos acquis et aptitudes en matière de management et de leadership. Partagez en toute confiance vos préoccupations mais surtout vos idéaux pour notre administration publique.
Pour ma part, je vous invite à être déterminés et à toujours accorder toute son importance à la valeur de la confiance dans vos relations professionnelles. « La confiance ne se réclame pas, elle se gagne », selon le mot de Marc Goldstein.
Si le Gouvernement vous fait aujourd’hui confiance, il vous faut savoir que l’une des clés du succès est la confiance en soi.
La confiance en soi ne remplace pas la compétence dit-on. Le Gouvernement qui vous a nommé sait que vous avez les deux et que seul celui qui a confiance en soi peut conduire les autres. Mais la confiance en soi est différente de la suffisance qui, elle repose sur le mépris des autres. La confiance en soi, c’est aussi la capacité de connaitre ses limites et de savoir s’appuyer sur les compétences des autres.

-  Mesdames et Messieurs,
Vous avez été souvent appréciés sinon interpellés quant à votre sens du service public. Vous serez désormais appelés à développer vos capacités et aptitudes en matière de management et de
leadership.
De leur côté, nos concitoyens veulent, et c’est légitime, d’un service public plus ouvert à leurs préoccupations. Ils sont attachés à des services publics efficaces qui répondent à leurs préoccupations concrètes. Ils redoutent par contre les complexités administratives et bureaucratiques.
Ils souhaitent en fait un État moins orienté vers la gestion strictement administrative des problèmes et plus ouvert à la notion de service rendu.
La haute fonction publique que vous représentez doit inscrire clairement son action dans un environnement certes complexe mais qui, essentiellement, oriente vers le progrès, l’adaptabilité et la réforme.
Une des principales missions de la haute fonction publique est de conduire la mise en œuvre par l’administration de l’État des politiques publiques. Aujourd’hui, les conditions de cette mise en œuvre sont loin de celles de l’administration publique d’il y a 20 ans.
Il vous revient de mettre en œuvre des méthodes de management modernes, impliquant l’ensemble du personnel, leur faisant prendre conscience de leurs responsabilités à l’égard des citoyens qu’ils doivent servir. Il vous revient de leur inculquer la notion de confiance en soi, le sens de la responsabilité, de les doter des moyens d’évaluation de leur action.

-  Mesdames et Messieurs,
Je me réjouis du fait que les questions de déontologie et d’éthique professionnelle sont inscrites à l’ordre du jour de votre rencontre. Aussi, me permettrez-vous tout simplement d’insister sur les points suivants : les hauts fonctionnaires que vous représentez se reconnaissent pleinement dans les valeurs que seuls les grands serviteurs de l’Etat savent et doivent incarner. Ces valeurs sont constituées d’un socle de valeurs traditionnelles et d’un ensemble de valeurs de nouvelle génération.
Les valeurs traditionnelles comportent des points tels que :
-  le respect de la légalité ;
-  la loyauté à l’égard de vos responsables hiérarchiques ;
-  le souci de l’intérêt général ;
-  l’intégrité, la probité, l’honnêteté, la dignité dans l’exercice des fonctions ;
-  l’indépendance d’esprit, l’impartialité et l’honnêteté intellectuelle (rien ne serait plus inefficace que d’avoir des fonctionnaires serviles) ;
-  le professionnalisme, l’excellence dans l’exercice du métier ;
-  la préservation de la mémoire institutionnelle et la continuité de l’action publique.
Ces valeurs rejoignent le très haut niveau d’exigence déontologique dont sont porteurs les hauts fonctionnaires.
Les valeurs de nouvelle génération qui traduisent les exigences des temps modernes comportent entre autres points :
-  la gestion axée sur les résultats ;
-  la recherche de l’efficacité, de l’efficience, de l’optimisation de l’usage des deniers publics ;
-  la considération première de l’usager, la prise en compte plus attentive de ses besoins et le dialogue avec lui ;
-  l’introduction des techniques de management, y compris le management des équipes ;
-  la transparence et l’exigence de rendre compte ;
-  l’aptitude à assumer ses responsabilités.
Ce sont ces valeurs qui sont soulignées dans le Programme de Son Excellence, Monsieur le Président du Faso « Bâtir, ensemble, un Burkina émergent » dans lequel il est précisé, je cite : « Le développement institutionnel procède d’une vision politique partagée visant à promouvoir :
-  une autorité retrouvée avec un Etat fort et souverain qui garantit la consolidation et le respect démocratique ;
-  une administration saine et transparente, proche du citoyen, qui gère avec efficacité et équité ;
-  des relations de sérénité, de confiance réciproque et de transparence entre le citoyen et l’administration ;
-  une diligence dans les services rendus aux citoyens par l’allègement et la simplification des procédures et formalités ;
-  un développement soutenu de l’administration électronique avec la généralisation de l’informatique pour faciliter le traitement à distance des actes administratifs ;
-  une éradication du gaspillage, de la mauvaise gestion, du laxisme et de la corruption ;
-  un effort accru d’équipement des administrations en matériel moderne et performant ;
-  une conduite plus performante des projets et programmes axés sur les résultats ;
-  une culture de la responsabilité basée sur la recherche constante de l’excellence ». Fin de citation.
J’invite le Ministre de la Fonction Publique, du Travail et de la Sécurité Sociale, en relation avec le Secrétariat Général du Gouvernement et du Conseil des Ministres, à veiller à la mise en place d’un dispositif de suivi du parcours des cadres nommés en Conseil des Ministres.
Un tel dispositif ne pourrait que compléter et renforcer l’efficacité des mécanismes que nous voulons innovants pour un management de qualité au sein des différentes structures de l’appareil d’Etat.
Sur ce, je voudrais conclure mon propos en souhaitant plein succès pour cette session de formation à l’intention des cadres nommés en Conseil des Ministres.
Qu’elle apporte à chacune et à chacun, la sérénité dans le cadre d’un engagement commun pour le mieux- être du peuple burkinabè.

Je vous remercie.

Ouagadougou, le mardi 17 avril 2012

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