Accueil thématique

Dossiers


Recherche personnalisée


Vidéos
PNDES : Ouagadougou veut convaincre pour financer son développement



Abonnez-vous!
La lettre d'information du Gouvernement


Sites Publics

 Présidence du Faso
 Assemblée nationale
 LegiBurkina
 Archives du site du Premier Ministère
Accueil > À la une > Discours du Premier Ministre > Situation des refugiés Maliens au Burkina Faso faite par son excellence (...)

Situation des refugiés Maliens au Burkina Faso faite par son excellence Monsieur Beyon Luc Adolphe Tiao, Premier ministre, chef du gouvernement du Burkina Faso au terme de sa tournée dans les régions du nord et du sahel

lundi 16 avril 2012

APPEL A LA COMMUNAUTE NATIONALE ET INTERNATIONALE

Suite à la crise socio politique que vit le Mali, des frères et soeurs maliens ont trouvé refuge chez nous au Burkina Faso. Après ce que nous avons vu sur les deux sites de réfugiés de MENTAO et de GANDAFABOU, je considère que nous sommes face à un cas de drame humanitaire. Les efforts faits par l’Etat Burkinabè, les secours apportés par la Communauté internationale sont considérables. Je remercie nos partenaires humanitaires pour leur assistance.

Cependant, la situation de dénuement total que vivent les réfugiés exige de nous, des interventions urgentes et un effort continu sur plusieurs mois. Le gouvernement prendra les dispositions pour la sécurisation des différents sites et veillera à ce que les réfugiés puissent bénéficier des services essentiels. Toutefois, les besoins exprimés par les refugiés sont encore très importants. Compte tenu de la situation céréalière difficile que connaît notre pays, du fait de la mauvaise pluviométrie, le Gouvernement, malgré sa bonne volonté, ne peut à lui tout seul répondre aux préoccupations légitimes des réfugiés.

Je rappelle qu’au plan national, nous dénombrons près de 35 000 réfugiés maliens dont environ 28 000 dans cette région parmi lesquels, il y a environ 1 200 élèves. Ils sont répartis sur cinq sites principaux dans les provinces de l’Oudalan et du Soum. Concernant les animaux, un cheptel de plus de 120 000 têtes de bétail est attendu dans les deux prochains mois dans la seule province de l’Oudalan. Les sites de MENTAO et de GANDAFABOU que j’ai pu visiter le vendredi et samedi, les entretiens que j’ai eus avec les réfugiés qui y sont installés m’ont permis de toucher du doigt les difficultés auxquelles ils sont confrontés et de mesurer effectivement l’ampleur de leurs attentes.

Les questions de la sécurité alimentaire, de l’eau potable, de l’hygiène, de la scolarisation, de la santé et de l’hébergement, sont toutes aussi préoccupantes et urgentes. C’est pourquoi, au nom du gouvernement, je lance un appel pressant à nos partenaires humanitaires, à l’ensemble de la communauté internationale, à tous ceux qui, au plan national, peuvent contribuer à soulager les difficiles conditions de vie des réfugiés, à leur venir en aide.

Je lance donc cet appel à tous, pour que nous conjuguons nos efforts en faveur de nos frères réfugiés. Votre assistance est sollicitée dans divers domaines, notamment au niveau alimentaire, dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’eau potable, aussi bien pour les Hommes que pour leur bétail. Je voudrais renouveler la gratitude du gouvernement à nos partenaires pour l’élan de solidarité manifesté dès les premiers instants à l’endroit de tous ces réfugiés à travers les différents appuis. Je fonde l’espoir que d’autres partenaires seront encore sensibles à la souffrance de nos soeurs et frères du Mali contraints à cet exil.

J’ai le ferme espoir qu’ils répondront massivement à l’appel du gouvernement, en manifestant leur solidarité en leur apportant tout le soutien dont ils ont besoin en ces moments difficiles. Nous souhaitons que la paix, la concorde sociale et la stabilité politique reviennent rapidement dans ce pays frère afin que ceux qui le souhaitent, retrouvent leur terre natale. Je salue l’esprit de cohésion qui règne au sein des camps, l’hospitalité fraternelle que les populations de la région leur ont apportée. J’invite tous les réfugiés sur notre sol à accepter le principe de se regrouper dans les camps qui seront aménagés et viabilisés pour les accueillir. Ceci facilitera la mise en oeuvre des mesures envisagées par le Gouvernement avec l’appui de nos partenaires pour résorber leur situation de précarité.

Je vous remercie.

Version imprimable