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Discours d’ouverture du Premier Ministre à l’occasion de la XIIème Conférence des Ambassadeurs et Consuls généraux du Burkina Faso

mardi 21 février 2012

Ouagadougou, le 20 février 2012

-  Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ;

-  Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement ;

-  Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Consuls Généraux ;

-  Mesdames et Messieurs ;

-  Honorables invités ;

Je voudrais tout d’abord vous souhaiter la plus cordiale des bienvenues à cette douzième session de la Conférence des Ambassadeurs et Consuls Généraux du Burkina Faso.

En ce début d’année 2012, je vous adresse à toutes et à tous mes vœux de bonheur, de santé, de succès et de prospérité.
A l’instar de la plupart des pays, le Burkina Faso organise périodiquement, depuis son accession à la souveraineté internationale, une rencontre de ses plénipotentiaires. La Conférence des Ambassadeurs et Consuls Généraux du Burkina Faso qui s’ouvre aujourd’hui autour du thème « Bâtir, ensemble, un Burkina émergent : la contribution de la diplomatie » est le douzième du genre.

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Consuls Généraux ;

Au moment où nous nous réunissons pour cette Conférence, certains pays de notre sous-région vivent des situations qui affectent sérieusement leur stabilité et contrarient dangereusement leurs efforts de développement. C’est le lieu ici de leur exprimer la solidarité du Burkina Faso.

Mesdames et Messieurs,
Honorables invités,

Il est des moments de l’histoire où tous les efforts accomplis peuvent être perdus ou, au contraire, déboucher sur des progrès durables. Nous sommes aujourd’hui dans cette configuration.

C’est vrai pour l’action de la communauté internationale à travers les crises politiques et économiques qui s’étendent des frontières du Pakistan aux confins du Sahel, en passant par le Proche-Orient et les pays développés. C’est également vrai pour le Burkina Faso dont l’analyse des événements sociaux qui l’ont marqué en 2011 doit nous conduire à une prise de conscience sur la nécessité de préserver les valeurs fondamentales pour une démocratie fortifiée.
Dans ce moment de l’Histoire où le sort hésite à faire pencher la balance du bon côté, le Burkina Faso a besoin d’une volonté et d’une unité renforcée. Si les burkinabè sont en effet divisés et hésitants, si nous ne parvenons pas à nous accorder sur les objectifs à atteindre et sur les moyens pour y parvenir, si nous ne sommes pas capables d’agir collectivement face aux défis de la mondialisation, du terrorisme et de la prolifération des armes, du trafic de drogue, des déséquilibres économiques et du réchauffement climatique, alors nous aurons failli à notre devoir, celui de la construction d’un Burkina Faso émergent.

Les hommes passent mais la Nation reste. Il ya des valeurs qui fondent toute société indépendamment de nos idéaux politiques, de nos origines sociales, de nos religions, de nos ethnies. C’est pourquoi j’aime cet adage mooré qui dit « Pa lob ba yiri nè kougri yéé ».

J’attends donc de chacune et de chacun d’entre vous qu’il porte honorablement la voix du Burkina Faso, mais aussi qu’il sache être à l’écoute des attentes du monde. Nous devons tous nous atteler à l’affirmation de la vision et de la détermination du Burkina Faso. Vision et détermination qui dans l’idéal politique du Président Blaise Compaoré, doivent chercher à rassembler, aider pour chacun de nos grands défis à affronter le chemin qui rapproche, celui du progrès et de l’ambition.

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Consuls Généraux ;

La lutte contre le terrorisme demeure une priorité majeure pour notre Gouvernement. Toutes les analyses confirment que, depuis 2001, la capacité des terroristes de lancer des attaques dévastatrices contre des pays occidentaux a été réduite. En revanche, ces terroristes ont accru leur emprise et leur violence meurtrière dans certains Etats d’Afrique et d’Asie.

L’espace commun au sein de la CEDEAO et même au-delà est confronté aujourd’hui, à de nombreuses menaces au nombre desquelles : le crime organisé, la circulation anarchique des armes, le trafic de la drogue et les trafics illicites en tous genres, qui constituent des facteurs de désintégration sociale et économique. Ces menaces sont de nature à ébranler la stabilité des institutions publiques de notre sous-région et les fondements des systèmes démocratiques en construction.

Notre pays qui est resté fidèle à son engagement en Afrique de l’ouest et au Darfour a, dans la poursuite de son action en faveur de la sécurité et de la paix internationales, besoin du soutien de la communauté internationale.

Le débat sécuritaire a du sens, mais nous ne devons pas reculer au-delà du seuil de la nécessaire vigilance et des mesures à prendre pour la protection de ceux qui nous font l’amitié de nous rendre visite. J’ai la conviction que la stratégie sécuritaire ne saurait être la seule réponse. La solution aux problèmes de la bande sahélo-saharienne réside dans la combinaison intelligente du binôme sécurité-développement. Il est évident que l’exclusion, l’ignorance, la pauvreté et la misère font le lit de l’extrémisme et du terrorisme.

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Consuls Généraux ;

Au delà des initiatives fortes prises par le Gouvernement pour la préservation de la paix sociale, des réalisations majeures du programme de Son Excellence Monsieur le Président du Faso en vue de l’édification d’un Burkina émergent ont été accomplies.
Pour preuve, nous constatons des résultats importants réalisés dans le renforcement des systèmes de santé, dans l’amélioration de l’offre et la qualité de l’éducation, la promotion de l’enseignement technique et professionnel, l’élargissement des facteurs directs de croissance, et le renforcement du dynamisme des communes rurales et urbaines.

C’est ici le lieu de rendre un vibrant hommage à toutes les couches socioprofessionnelles, aux ONG, aux partenaires techniques et financiers, dont les actions conjuguées ont permis au Burkina Faso d’enregistrer des performances économiques appréciables.

A cet effet, nous devons nous réjouir des perspectives de développement des technologies de l’information et de la communication, du lancement officiel dans les semaines à venir, de l’ambitieux programme Pôle de croissance de Bagré, du bouclage des financements du projet du nouvel aéroport de Donsin, de la revitalisation de l’axe Ouagadougou-Yamoussoukro-Abidjan, du lancement officiel des travaux de construction de la route Dédougou-Nouna-Frontière du Mali, traduisant ainsi la ferme volonté du Burkina Faso d’impulser la dynamique d’intégration sous-régionale.

L’année 2012 devra être une année d’actions pour la réalisation des ambitions de progrès du Burkina Faso contenues dans la Stratégie de Croissance Accélérée et de Développement Durable, important référentiel qui s’inspire de la vision prospective « Burkina 2025 ».

La Stratégie de Croissance Accélérée et de Développement Durable(SCADD), principal bras-ouvrier de l’action gouvernementale dans la perspective de la mise en œuvre du programme politique de Son Excellence Monsieur le Président du Faso, « Bâtir, ensemble, un Burkina émergent », coûtera globalement 7 496,2 milliards de FCFA (hors charge de la dette), soit un coût annuel moyen de 1499,24 milliards de FCFA contre une capacité nationale annuelle de financement de 949,48 milliards de FCFA.

Je voudrais, du fond du cœur, renouveler mes remerciements à tous les partenaires bilatéraux et multilatéraux qui ont pris l’engagement ferme de nous accompagner lors de la conférence de Paris, tenue au début de ce mois.

Je salue également l’engagement du secteur privé à jouer à devenir le moteur du développement du Burkina Faso. Pour ce faire, nous poursuivrons courageusement les réformes indispensables à l’amélioration du climat des affaires dans notre pays. Il nous faut travailler ardemment à attirer les investisseurs privés étrangers dans notre pays.

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Consuls Généraux ;
Nos succès ne doivent pas nous faire perdre de vue que les attentes de nos populations sont encore très fortes dans les secteurs les plus vitaux comme la santé, l’éducation et l’alimentation. A ce propos, vous savez qu’un nombre important de nos départements sont confrontés à des difficultés alimentaires liées à la mauvaise saison pluvieuse. Face au déficit céréalier, le gouvernement a déployé des mesures visant à amortir l’éventualité d’une crise alimentaire. Sur un budget prévisionnel de 12 milliards pour faire face aux cas les plus urgents, nous avons déjà débloqué six milliards pour alimenter en produits céréaliers, les provinces les plus touchées, situées au nord du pays. Parallèlement à la mobilisation des moyens internes, nous avons sollicité le concours de nos partenaires techniques et financiers pour nous apporter leur appui. En tout état de cause, le Gouvernement ne reculera devant aucun sacrifice pour épargner à notre pays une catastrophe alimentaire.

Un autre défi non moins capital, demeure l’organisation avant la fin de l’année 2012, des élections législatives et municipales couplées. L’innovation majeure, au-delà de l’aspect couplé, demeure l’enrôlement biométrique qui devrait d’une part nous permettre de confectionner un fichier électoral de qualité et de conférer au vote plus de transparence et plus de crédibilité.
Enfin, la question de la bonne gouvernance est plus qu’un impératif de nos jours. C’est pourquoi la lutte contre la corruption, la fraude et toutes les mauvaises pratiques administratives font partie des priorités de mon gouvernement.

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Consuls Généraux ;

Au cours de cette Conférence, notre pays, resté fidèle à sa pratique de paix et d’ouverture, réaffirmera son engagement en faveur de la paix, du développement économique et social, de son rayonnement international.

Notre force étant fondée sur des principes et des valeurs qui nous rassemblent et qui nous dépassent, je vous exhorte à redoubler d’ardeurs pour la réalisation de nos ambitions.

Enfin, j’invite l’ensemble des burkinabè, aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur, à croire au développement sociopolitique et économique du Burkina Faso, à s’investir pour l’intérêt supérieur de notre chère patrie et je renouvèle à toutes et à tous, mes vœux sincères de santé, de succès et de prospérité.

Sur ce, je déclare ouverts les travaux de la douzième session de la Conférence des Ambassadeurs et Consuls Généraux de notre pays.

Je vous remercie de votre aimable attention !

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