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Discours de Son excellence Monsieur le premier ministre à l’occasion du lancement officiel des activités du Programme d’amélioration du climat des affaires au BURKINA FASO

mardi 14 février 2012

Ouagadougou, le 14 février 2012

-  Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement ;

-  Madame la représentante résidente de l’IFC pour le Burkina Faso ;

-  Madame la représentante résidente de la Banque mondiale au Burkina Faso ;

-  Mesdames et Messieurs les représentants des organisations internationales et interafricaines ;

-  Mesdames et Messieurs les Présidents des Groupements et Associations Professionnels ;

-  Mesdames et Messieurs les Directeurs et Chefs de services ;

-  Honorables invités en vos rangs et qualités respectifs ;

-  Mesdames et Messieurs ;

Permettez-moi tout d’abord de souhaiter la bienvenue à toutes et à tous, et de vous adresser mes sincères remerciements pour votre présence remarquable à cette importante cérémonie de lancement officiel des activités du Programme d’amélioration du climat des affaires au Burkina Faso.

C’est aussi le lieu pour moi de réitérer mes remerciements au Groupe de la Banque mondiale et plus particulièrement à la Société Financière Internationale (IFC) pour cette initiative, ainsi que toutes les autres initiatives heureuses prises en faveur du secteur privé.

Mesdames, Messieurs,

Il convient de noter que dans le contexte de mutations rapides et profondes de l’environnement économique mondial, le Burkina Faso a fait de l’amélioration de son climat des affaires un choix stratégique visant à bâtir une économie solide, capable de faire face aux défis de la productivité et de la compétitivité internationale.

La Société Financière Internationale a toujours été pour nous un partenaire privilégié dans l’identification et la mise en œuvre de réformes du climat des affaires.
La mise en place de la première phase du programme « Doing Business Better in Burkina », a permis au pays de s’inscrire dans un effort constant de réformes, dont une quinzaine a été reconnue par la publication annuelle du Groupe de la Banque mondiale en l’espace de cinq ans.

Rappelons-le, sur les onze indicateurs du rapport Doing Business, huit (8) ont significativement évolués au cours de l’exécution des activités de la première phase du Programme. Il s’agit : de la création d’entreprises, du transfert de propriété, de l’obtention des permis de construire, de l’exécution des contrats, de la réglementation du travail, du paiement des taxes et impôts, du commerce transfrontalier et de l’accès au crédit.

Ces acquis ont permis à notre pays d’être classé parmi les meilleurs réformateurs du monde et de la région Afrique Sub-saharienne pendant trois années consécutives. Au-delà de ces lauriers, les réformes engagées par le Gouvernement avec la collaboration du secteur privé sur les plans législatif, réglementaire et institutionnel, ont amené effectivement à faciliter la pratique des affaires au Burkina Faso et à fournir un cadre plus attrayant pour les investisseurs nationaux et étrangers. Toutes ces réformes ont eu une incidence positive sur l’activité économique dans notre pays.

Je saisi cette opportunité pour féliciter et encourager les équipes techniques, les partenaires des secteurs public et privé, les investisseurs, la société civile et les médias qui ont travaillé d’arrache-pied pour la réalisation de ces avancées significatives dans le domaine de l’amélioration du climat des affaires.

Mesdames, Messieurs,

La mesure de nos ambitions nécessite que nous ne nous satisfassions pas des avancées indéniables enregistrées. Dans le but de renforcer ces nombreux acquis, notre Gouvernement a requis une fois encore l’appui du Groupe de la Banque mondiale pour l’exécution d’une seconde phase du Programme Doing Business. La nécessité de renforcer ce climat des affaires est d’autant impératif que nous avons su convaincre nos différents partenaires sur la pertinence et la qualité de la Stratégie de croissance accélérée et de développement durable dont la mise en œuvre entrainera une forte croissance dans les années à venir. Jamais le rôle du secteur privé n’a été autant affirmé dans un programme gouvernemental à moyen terme comme la SCADD. Il nous faut offrir toutes les facilités et la sécurité nécessaire aux investissements privés qui se feront dans le cadre de ce programme.
Bien entendu, le nouveau programme dénommé « Burkina Investment Climate » ou « Programme d’amélioration du climat des affaires au Burkina » porte principalement sur la simplification du régime de délivrance des « licences d’affaires » et sur la mise en œuvre des actes révisés de l’Organisation pour l’Harmonisation du Droit des Affaires en Afrique (OHADA).

La mise en œuvre de ce programme permettra non seulement de poursuivre et d’approfondir les réformes existantes, mais aussi, de générer des réformes concernant des licences stratégiques pour le secteur privé.

Elle permettra également d’assurer l’effectivité d’un cadre juridique et judiciaire favorable à l’investissement conformément aux objectifs du traité OHADA.

Le Gouvernement, conscient du rôle important qu’il doit jouer dans cette seconde phase du programme, a déjà pris les dispositions pour faciliter l’exécution dudit programme. C’est ainsi qu’il a mis en place un comité de pilotage des « licences d’affaires ». Les actions de ce comité permettront un suivi régulier de la mise en œuvre des réformes.

Mesdames, Messieurs,

Je voudrais réaffirmer l’engagement du Gouvernement à soutenir avec force ce nouveau programme afin qu’il permette d’accroître la compétitivité de notre secteur privé grâce à un cadre simplifié et plus attractif de l’investissement.

J’exhorte donc chaque département ministériel à travailler activement et à accorder une priorité à la mise en œuvre des recommandations qui seront formulées dans le cadre de l’exécution du programme.

J’invite l’ensemble du Secteur privé à s’engager dans cette dynamique. Il vous incombe, à travers le processus participatif, d’accompagner le Gouvernement dans l’amélioration du climat des investissements. Du reste, j’ai décidé de créer auprès du Premier Ministère un Comité des réformes économiques sur le climat des affaires (CRCA). Cette structure devrait contribuer à une meilleure coordination du pilotage de nos politiques sectorielles de réformes économiques.

Mesdames, Messieurs ;
Honorables invités ;

Je voudrais vous réaffirmer toute la disponibilité du Gouvernement à poursuivre ses efforts de soutien aux activités du programme dont le but est de contribuer à créer des conditions fertiles pour le développement d’un secteur privé fort et dynamique.

Il me plaît donc de renouveler à la Société Financière Internationale, notre reconnaissance et la gratitude du secteur privé, pour ses appuis multiformes dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires au Burkina Faso.

Sur ce, je déclare lancées, les activités du « Programme d’amélioration du climat des affaires au Burkina Faso ».

Je vous remercie.

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