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Discours de son excellence monsieur le premier ministre prononcé a l’occasion de la Deuxième assemblée générale du conseil national de sécurité alimentaire

dimanche 18 décembre 2011

• Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ;

• Mesdames et Messieurs les Présidents d’Institution ;

• Mesdames et Messieurs les Membres du gouvernement ;

• Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations Internationales et inter- africaines ;

• Mesdames et Messieurs les Gouverneurs des Régions ;

• Autorités militaires et paramilitaires ;

• Messieurs les représentants des Autorités coutumières et religieuses ;

• Mesdames et Messieurs les membres du conseil National de Sécurité Alimentaire ;

• Mesdames et Messieurs les Responsables des ONGs et Associations intervenant dans la sécurité alimentaire ;

• Mesdames et Messieurs ;

-  Honorables invités,

-  Mesdames, Messieurs,

Je voudrais au nom de Son Excellence, Monsieur le président du Faso, et au mien propre, vous souhaiter à tous la bienvenue à cette deuxième session du Conseil National de Sécurité Alimentaire.

Votre session se tient dans un contexte de campagne agricole déficitaire qui mobilise les énergies de tous les acteurs de la sécurité alimentaire. Nous sommes loin d’un scénario catastrophique mais en matière de sécurité alimentaire, le moindre déficit doit faire l’objet d’une attention particulière et d’un plan de riposte adéquat.

C’est ce qui justifie l’élargissement de votre conseil, du reste pour le premier jour, à d’autres acteurs incontournables de la sécurité alimentaire pour qu’ensemble nous examinions les propositions du gouvernement et celles que nombre d’entre vous aviez déjà arrêté pour juguler la crise alimentaire qui pourrait sévir dans le pays.

-  Honorables invités,

-  Mesdames, Messieurs,

De la campagne agricole 2001-2002 à ce jour, les bilans céréaliers ont été excédentaires même si cela ne rythme pas avec sécurité alimentaire pour tous comme on le sait.

Ce paradoxe est dû à la persistance des zones arides, à la contreperformance de l’agriculture dans nombre de régions malgré les nombreux efforts déployés, au faible pouvoir d’achat des populations rurales, au mécanisme commercial de distribution de céréales peu performant, au mauvais états des pistes rurales et j’en passe.

La campagne agricole 2011-2012 qui vient de s’achever a connu une installation moyenne à tardive dans la majeure partie du pays.
Elle s’est soldée par un cumul pluviométrique déficitaire par rapport à 2010, avec des poches de sécheresse dont la durée varie d’une région à l’autre, et un arrêt précoce des pluies dans certaines localités, notamment les régions du Nord, du Sahel, du Centre-Nord, de l’Est, du Centre-Ouest et du Centre-Est.

Le bilan prévisionnel de la campagne agricole 2011-2012 fait ressortir des résultats qui n’ont pas répondu favorablement à nos attentes.
En effet, comme nous l’annoncions, 146 communes, soit plus de 41% de l’ensemble des communes sont déficitaires, et seront selon toute vraisemblance durement éprouvées pendant la période de soudure. Ces communes sont réparties dans 28 provinces et 10 régions.

-  Honorables invités,

-  Mesdames, Messieurs,

Dans un tel contexte, nous ne devons pas attendre, nous devons anticiper. C’est dans cette optique que sur instruction de Son Excellence, Monsieur le Président du Faso, le gouvernement a déjà pris des mesures jugées prioritaires et urgentes. Sont de celles-ci :

-  le déblocage immédiat de six milliards de francs CFA pour l’opération de collecte d’urgence de céréales et leur stockage dans les lieux appropriés par l’entremise de la SONAGESS en vue des ventes à prix modérés et la distribution gratuite ;

-  l’appui spécial pour la production de saison sèche et la campagne pour le Bondofa.

Ces actions sont en cohérence avec le plan de soutien aux populations vulnérables qui vous sera soumis tout à l’heure. Comme vous vous en apercevrez, ce plan va nécessiter d’importants moyens financiers. Quoiqu’il en soit, l’ensemble de ces opérations ne devrait souffrir d’aucun attentisme.

Nous avons cependant des préoccupations face aux informations qui nous parviennent. Il s’agit de l’attentisme de certaines communes chargés de collecter rapidement les céréales auprès des producteurs, les risques de spéculation de plus en plus fortes, des sorties importantes des vivres au-delà de nos frontières.

J’ai instruit tous les ministres directement concernés par notre stratégie de faire preuve de vigilance et de détermination pour que l’opération que nous menons, ne connaisse pas de failles qui pourraient aggraver davantage la situation. Nous avons pris très tôt à bras le corps, la question du déficit alimentaire. Nous devrions donc réussir à juguler la crise qui se profile à l’horizon.

-  Honorables invités,

-  Mesdames, Messieurs les conseillers,

Les perspectives alimentaires qui nous inquiètent, interpellent tous les acteurs de la sécurité alimentaire, elles vous interpellent plus particulièrement ; chaque acteur de la sécurité alimentaire doit jouer pleinement le rôle qui lui revient dans la mise en œuvre du plan de soutien aux populations vulnérables qu’a voulu le gouvernement afin d’éviter à ceux-ci une situation dommageable.

-  Honorables invités,

-  Mesdames, Messieurs,

Comme vous le savez, le gouvernement place au centre de ses préoccupations, la résolution conséquente de la question de la sécurité alimentaire, étant convaincu qu’un peuple soumis à la faim ne peut pas être mobilisé pour les chantiers du développement.

C’est dire, Mesdames et Messieurs, que notre mission n’est pas de jouer toujours au pompier, nous avons pour mission première d’assurer à tout moment une alimentation suffisante aux burkinabé, de libérer les ménages vulnérables des affres de la faim en les rendant autonomes sur le plan alimentaire, il s’agit de la lutte contre l’insécurité alimentaire structurelle.

Dans ce sens le gouvernement depuis des années a engagé de grandes actions à travers l’élaboration et la mise en œuvre de stratégies, des plans, des programmes et des projets.
Toutes ces actions ont permis d’engranger des progrès notables en matière de résolution du problème d’insécurité alimentaire mais ils restent certainement insuffisants.

C’est pourquoi le gouvernement a récemment adopté une Stratégie de Croissance Accélérée pour un Développement Durable (SCADD). Son plan opérationnel dans le secteur rural appelé Programme National du Secteur Rural (PNSR) est en cours de finalisation ;

Dans un sens de complémentarité et conformément à vos recommandations de 2010, l’élaboration d’une politique de sécurité alimentaire s’avère indispensable.

Aussi votre session se penchera-t-elle sur les Termes De Référence de l’élaboration de cette politique que vous avez souhaitée.

-  Honorables invités,

-  Mesdames, Messieurs,

Permettez moi de saisir l’occasion pour exprimer toute notre gratitude aux partenaires techniques et financiers qui se tiennent depuis des décennies à nos côtés contre l’insécurité alimentaire et sans le concours desquels notre combat n’aurait pas enregistré les progrès que nous connaissons

De même ma gratitude va aux ONG, à toutes les associations qui nous soutiennent quotidiennement dans cette lutte contre l’insécurité alimentaire.

-  Honorables invités,

-  Mesdames, Messieurs les conseillers,

Vous l’avez bien compris, votre session a deux objets essentiels :

-  le plan du soutien aux populations vulnérables en prévision des incertitudes alimentaires ;

-  les orientations pour l’élaboration d’une politique nationale de sécurité alimentaire.

Vos observations, suggestions et recommandations permettront indubitablement de mettre au point d’un plan cohérent de soutien aux populations vulnérables et l’élaboration d’une politique de sécurité alimentaire conséquente.

Aussi, je vous invite à vous pencher avec conscience et méthode sur les propositions qui vous sont soumises afin d’assurer l’efficacité des mesures conjoncturelles et structurelles à mettre en œuvre pour le bonheur de nombreux ménages en difficulté.
Sur ce je déclare ouverte, l’Assemblée générale du Conseil national de sécurité alimentaire.

Je vous remercie.

15 et 16 décembre 2011

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