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DISCOURS DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LUC ADOLPHE TIAO, Premier Ministre, Chef du Gouvernement A l’occasion de la journée internationale de l’alphabétisation

jeudi 8 septembre 2011

• Madame Chantal COMPAORE, Epouse de Son Excellence Monsieur le Président du Faso ;
• Mesdames et Messieurs les Présidents d’institutions ;
• Mesdames et Messieurs les Représentants de la coopération bilatérale et multilatérale ;
• Mesdames et Messieurs les Représentants des organisations non gouvernementales ;
• Notabilités coutumières et religieuses ;
• Honorables invités ;
• Mesdames et Messieurs ;

Vous me permettez avant l’entame de mes propos d’adresser mes sincères remerciements à la population de Ouahigouya qui m’a réservé un accueil chaleureux à mon arrivée, confirmant ainsi cette bonne réputation reconnue à cette terre de dignité de Naba Yadéga.

Honorables invités,
Mesdames et Messieurs,

L’institution au plan mondial d’une journée internationale de l’alphabétisation commémorée le 8 septembre de chaque année et l’instauration au plan national d’une semaine nationale de l’alphabétisation précédant cette journée, traduisent la volonté de la communauté des nations et celle des pays pris individuellement de faire le point des chemins parcourus et de dégager de nouvelles perspectives pour venir à bout de l’analphabétisme, handicap véritable au processus de développement durable. Plus qu’une nécessité, l’alphabétisation fait partie des droits vitaux de la personne humaine.
Or, malgré les efforts consentis, l’alphabétisation reste un objectif difficile à atteindre, les données chiffrées en la matière sont fort accablantes. Selon différentes sources, environ 800 millions d’adultes ne possèdent pas les compétences en lecture et en écriture, environ 70 millions d’enfants ne sont pas scolarisés et ils sont plus nombreux encore à fréquenter l’école de manière irrégulière ou à abandonner leurs études.

Au Burkina Faso, la situation n’est guère reluisante, près de 2/3 de la population est analphabète. En effet, le taux d’alphabétisation d’environ 30%, demeure toujours en deçà du seuil minimum requis qui est de 40% pour impulser le développement. Les déperditions scolaires et le taux d’achèvement au primaire, restent par ailleurs de réels sujets de préoccupation.
Aussi, voudrais-je, à l’occasion de cette cérémonie officielle de commémoration de la journée internationale de l’alphabétisation, dire combien j’apprécie votre présence effective, signe de votre engagement à œuvrer pour l’amélioration continue et soutenue du niveau d’instruction des populations burkinabé, hommes et femmes, jeunes et adultes.

• Madame Chantal COMPAORE,
• Mesdames et Messieurs,
• Honorables invités,

Pour l’édition de cette année, l’UNESCO a choisi de mettre particulièrement en évidence la relation entre l’alphabétisation et la paix comme pour rappeler cet aspect toujours vivace du préambule de son acte constitutif, je cite : « les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les dépenses de la paix » fin de citation.
Je salue l’actualité de ce thème au regard des turbulences qui tourmentent notre monde aujourd’hui. La paix est indispensable à la conduite avec succès du processus de développement durable, c’est-à-dire un développement équitable et prenant en compte l’ensemble des droits vitaux des personnes humaines, en l’occurrence, le droit au savoir et à l’alphabétisation. Le renforcement des compétences des populations à l’écriture et à la lecture, est réputé être un adjuvent sûr pour la consolidation de la paix et de la cohésion sociale.

Cette évidence n’a-t-elle pas fortement guidé le choix du thème d’interpellation consacré à la semaine nationale d’alphabétisation à savoir « alphabétisation et culture de la paix » ? Le contexte national qui garde encore les stigmates de la crise qui a ébranlé récemment les fondements de notre société, nous l’aurait suggéré du reste. La paix comme le prônait feu le président Houphouët BOIGNY est un comportement. En conséquence, tous les éléments fortificateurs d’un tel comportement doivent être judicieusement mis à contribution. L’accès à l’éducation pour tous favorise la culture de la paix dans la société.

Il est indéniable que le principal défi à relever au cours de ce troisième millénaire, demeure la lutte contre l’analphabétisme, facteur inhibiteur des capacités humaines et aggravant de la pauvreté. Le Président du Faso, son Excellence Monsieur Blaise COMPAORE donne la juste mesure d’un tel défi dans son programme politique « Bâtir, Ensemble, un Burkina Emergent » en ces termes, je cite : « L’analphabétisme explicite et ses formes déguisées sont un obstacle à la productivité dans l’agriculture, l’industrie et les services. Il constitue un frein à la promotion de la santé des populations, à la protection de l’environnement, un terreau fertile pour la persistance de la pauvreté, une entrave à l’émancipation civique, à l’éclosion des droits et des libertés, et un handicap pour la bonne gouvernance. Il est alors urgent de développer l’alphabétisation, afin de créer une société de dignité et de liberté ». Fin de citation. C’est bien fort de cet appel que le Gouvernement a entrepris d’importantes initiatives au nombre desquelles, je relèverai :

-  la mise en œuvre de la stratégie de croissance accélérée de développement durable (SCADD) ;
-  le parachèvement du plan décennal de développement de l’éducation de base (PDDEB) ;
-  élaboration du programme de développement stratégique de l’éducation de base (PDSEB) ;
-  la mise en œuvre de la stratégie du « faire faire » avec le soutien du fonds pour l’alphabétisation et l’éducation non formelle (FONAENF) ;
-  la diversification contrôlée des formules alternatives d’alphabétisation et la décentralisation de la gestion des programmes d’alphabétisation ;
-  l’adoption et la mise à exécution du programme national d’accélération de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle (PRONAA).
Bien sûr qu’il faut ici souligner que les partenaires techniques et financiers et les acteurs non étatiques ont adhérés à ces politiques publiques et ont accompagné par leurs diverses interventions, harmonieusement le Gouvernement.

• Honorables invités,
• Mesdames et Messieurs,

Cette cérémonie commémorative de la journée internationale et la semaine nationale d’alphabétisation, moment de forte interpellation sur l’urgence de redoubler d’effort pour lutter résolument contre l’analphabétisme, me donne l’occasion d’adresser mes sincères remerciements à tous nos partenaires pour le soutien qu’ils ne cessent de nous apporter. Grâce à leurs contribution combien significatives, les campagnes d’alphabétisation connaissent d’année en année des succès toujours croissants.
J’exprime mes vives félicitations aux nombreux opérateurs et opératrices en alphabétisation, aux animateurs de centres, aux superviseurs, aux encadreurs et à tous les organisateurs pour leur dévouement dans la dynamique de lutte décisive contre l’analphabétisme.

Je saisis cette opportunité pour rendre hommage à tous nos partenaires en éducation, aux hommes et aux femmes qui se sont fermement engagés dans la lutte contre l’analphabétisme et l’ignorance dans notre pays.
Je voudrais particulièrement exprimer toute ma gratitude à Madame Chantal COMPAORE, Epouse de Son Excellence Monsieur le Président du Faso, qui depuis de nombreuses années et de manière inlassable, s’est personnellement engagée à l’avant-garde du combat contre ce fléau.
En effet, elle a participé en tant qu’actrice déterminée à la mise en œuvre de plusieurs initiatives significatives, tant au plan national que mondial. Au plan mondial, elle a participé de manière remarquable en 2003 à New York, au lancement de la Décennie des Nations Unies pour l’alphabétisation (DNUA), 2003-2012, dont l’objectif est d’accroître le taux d’alphabétisation et de renforcer l’autonomisation de tous partout dans le monde. Au niveau national, elle a fait un important travail de plaidoyer pour la levée de fonds en faveur de l’alphabétisation en parrainant personnellement la campagne en 2007.
Madame Chantal COMPAORE, c’est en reconnaissance de tous vos actes de dévouement, que nous vous avons sollicitée pour vous décerner la distinction d’Ambassadrice de bonne volonté pour l’alphabétisation et l’éducation non formelle. Nous vous savons très volontaire et très déterminée quand vous vous engagez pour une cause juste. Soyez en remercier pour votre disponibilité.

Terminant mon propos, je voudrais remercier les autorités administratives, politiques, coutumières et religieuses de la région du Nord qui ont œuvré pour l’organisation avec succès de la présente cérémonie. Je tiens à féliciter toute la population de la province du Yatenga pour sa forte mobilisation et qui a donné tout l’éclat à la cérémonie commémorative de la journée internationale de l’alphabétisation 2011.
Je vous remercie !

Ouahigouya, le 8 septembre 2011

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