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Allocution de son excellence monsieur le premier ministre, chef du gouvernement a l’occasion de la 19eme session de l’assemblée générale des sociétés d’état

jeudi 30 juin 2011

-  Mesdames et Messieurs les Membres de l’Assemblée Générale de sociétés d’Etat ;
-  Honorables invités ;
-  Mesdames et Messieurs ;
J’ai l’agréable devoir de présider, au nom de Son Excellence Monsieur le Président du Faso, Président de l’Assemblée Générale des sociétés d’Etat, la 19ème session ordinaire. En cet instant solennel d’ouverture, je voudrais souhaiter la bienvenue à toutes et à tous.

En 2010, nos sociétés d’Etat ont évolué dans un environnement économique mondial caractérisé par une reprise de la croissance, après un brutal fléchissement en 2009 consécutif à la crise économique et financière. Au plan national, à la faveur de l’embellie des cours des produits de base et des métaux précieux, des bonnes anticipations des entreprises et des conditions agro-climatiques favorables, la croissance de l’économie nationale s’est établie à 5,2% à fin 2010 contre une projection initiale de 7,9% soit un écart de 2,7 points, imputable en partie au renchérissement du prix du pétrole et aux effets de la crise post-électorale en Côte d’Ivoire.

Les perspectives de croissance économique s’annonçaient bien belles pour 2011 quand le pays a été plongé dans une grave crise sociale sans précédent, ces derniers mois. Il est bien évident qu’une telle situation a eu un impact négatif sur l’activité économique dans son ensemble et sur celle de nos sociétés d’Etat en particulier. Cette crise appelle à une forte interpellation sur l’urgence de corriger les dysfonctionnements de notre système de gouvernance politique, économique et sociale. Elle nous interpelle également de renforcer les fondements de l’Etat de droit et de la démocratie. Aussi faut-il voir dans cette situation, une opportunité pour engager notre pays sur la voie d’un profond changement, seul gage de s’inscrire résolument dans la vision prospective du Président du Faso de faire du Burkina Faso un pays émergent et respecté dans le concert des nations.

Je voudrais saisir l’occasion de cette 19ème session ordinaire de l’assemblée générale des sociétés d’Etat, pour remercier les bonnes volontés et toutes les communautés coutumières et religieuses qui se sont employées sans relâche pour le retour de la paix. Je tiens à féliciter les opérateurs économiques notamment les PMI/PME, sans doute les plus touchées par cette situation de crise, qui malgré tout, n’ont jamais perdu espoir, ont cru et fait confiance à l’Etat. En somme, le mérite restant à l’ensemble du peuple burkinabé qui sait en de pareilles circonstances faire prévaloir les valeurs de tolérance, de solidarité et de sacrifice.

-  Mesdames et Messieurs,
-  Honorables invités,

La régularité de la tenue des sessions de l’Assemblée générale des Sociétés d’Etat, prouve la volonté du Gouvernement de se conformer aux exigences du droit OHADA et de faire respecter la règlementation en matière de gouvernance des Sociétés d’Etat. Notre option de conserver des sociétés dans des domaines stratégiques malgré les exigences des programmes d’ajustement structurel auxquels le Burkina Faso s’est soumis avec l’appui de la communauté financière internationale plus d’une décennie durant, est aujourd’hui prise pour exemple dans la sous-région. Nous devons non seulement continuer de soigner leur belle image de sociétés bien gérées et les amener à s’inscrire dans une dynamique continue de management orienté résultats.

Cette forme bien rassurante de l’administration et de la gestion de nos sociétés d’Etat est la première motivation de l’élargissement de la famille qu’elles constituent. En effet, le nombre des sociétés d’Etat est passé de 13 à 16 au cours de l’année 2010 avec la création de l’Agence des Travaux d’Infrastructures du Burkina (AGETIB), de l’Agence de Conseil et de Maîtrise d’Ouvrage déléguée en Bâtiment et Aménagement urbain (ACOMOD) et la transformation du Centre de Gestion des Citées (CEGECI) initialement Etablissement public de l’Etat à caractère administratif (EPA) en société d’Etat.
Ces trois dernières sociétés ne présentant pas de comptes au cours de la présente session, nous aurons à examiner et à approuver les états financiers de treize (13) sociétés pour l’exercice clos au 31 décembre 2010. Le chiffre d’affaires global de l’exercice sous revue a enregistré une hausse de 14% contre seulement 7% en 2009. Elles présentent toutes des résultats bénéficiaires.

Aussi, voudrais-je féliciter les équipes dirigeantes de ces sociétés ainsi que leur conseils d’administration pour leur professionnalisme et leur parfaite collaboration à l’origine de ces performances remarquables.
J’apprécie leurs efforts de maîtrise des charges de fonctionnement et les invite à persévérer et à développer toute initiative susceptible d’améliorer la viabilité financière et la compétitivité de leur société respective.
Certains responsables des sociétés d’Etat à qui on doit ces bilans positifs ne sont plus là. Je voudrais leur renouveler toutes mes félicitations et mes remerciements pour les résultats qu’ils ont atteints au cours de leur mandat. Leur départ résulte moins de leur gestion que de la nécessité d’inscrire dans la philosophie du gouvernement, la mobilité à la tête des entreprises étatiques et des directions des services publics. Cette mobilité rendue indispensable par les exigences de la gouvernance moderne participe à notre avis à insuffler régulièrement du sang neuf dans le management de ces structures.

-  Mesdames et Messieurs les Administrateurs,
-  Messieurs les Directeurs généraux,
-  Mesdames et Messieurs les participants,
Au fur et à mesure de nos sessions, il s’est développé une certaine conscience d’appartenance à une entreprise-famille. Les présidents de conseils d’administration se montrent très disponibles pour leur société respective. Je note que tous y ont respecté leurs séjours statutaires. Cette discipline me convainct par ailleurs, de la rigueur et de l’esprit d’anticipation qui doivent caractériser les différentes sessions des conseils d’administration lorsqu’il s’agit d’apprécier les résultats de gestion de nos sociétés d’Etat et de suggérer des recommandations pour des avancées plus significatives.

S’agissant des travailleurs, ils donnent la preuve de leur engagement et ils se soucient de la bonne gestion et de la santé financière de leur société, leur moyen d’existence, du reste. Leur constante et responsable engagement a souvent permis d’optimiser la gestion de certaines charges. Ceci étant, à la faveur de la crise se développe un certain comportement qui déstabilise les entreprises et donne une mauvaise image de climat des affaires dans notre pays. Si les revendications sociales font partie des droits des travailleurs, et s’il est légitime que les travailleurs sont en droit de profiter eux aussi des dividendes de leurs entreprises en cette période de la vie chère, il est impérieux que les travailleurs respectent non seulement les procédures réglementaires en la matière mais aussi qu’ils prennent en compte la survie même de leurs entreprises dans un environnement international de crise économique.

C’est pourquoi, tout en privilégiant d’une part, le dialogue et la concertation et d’autre part en réaffirmant son attachement à la liberté syndicale, le gouvernement ne saurait non plus tolérer cette forme de revendication anarchique qui menace la pérennité de nos entreprises et pourrait plonger notre pays dans le chaos, si nous n’y prenons garde.
Quant aux Commissaires aux comptes dont j’apprécie la perspicacité et le travail de veille sur la régularité des écritures comptables, ils se sentent très proches des sociétés suivies de par leurs conseils avisés et toujours porteurs de changement de comportement en matière de gestion.
Chacun de vous devrait être fier de la modeste contribution qu’il a apportée à la réalisation des résultats forts encourageants qui transparaissent des différents états financiers.

Comme vous en convenez, de tels résultats positifs sont des appels implicites à toujours mieux faire. En tout état de cause, le contexte national actuel et l’environnement international des affaires ne laisse aucune place aux entreprises incapables d’ingéniosité pour améliorer leur efficacité et conforter leur position. Nos sociétés d’Etat sont bien enclines à s’investir pour préserver leur réputation mais aussi pour accompagner le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Blaise COMPAORE dans la réalisation de son projet "Bâtir Ensemble, Un Burkina Emergent ".

Terminant mon propos, je voudrais féliciter le secrétariat technique pour la qualité des documents mis à la disposition des membres de l’Assemblée Générale dans les délais requis. C’est aussi la preuve que la chaîne de préparation de nos sessions, a gagné en maturité et en savoir - faire organisationnel.

Tout en souhaitant plein succès à nos travaux, je déclare ouverte, au nom de Son Excellence Monsieur le Président du Faso, Président de l’Assemblée générale des Sociétés d’Etat, la 19ème session de l’Assemblée générale des Sociétés d’Etat.
Je vous remercie.

Ouagadougou, le 30 juin 2011

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