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Discours d’installation des membres du Conseil Consultatif sur les Réformes politiques Prononcé par Son Excellence Monsieur Beyon Luc Adolphe TIAO, Premier Ministre, Chef du Gouvernement

jeudi 23 juin 2011

Ouagadougou, le 23 juin 2011
-  Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ;
-  Mesdames, Messieurs les Présidents d’institutions ;
-  Mesdames, Messieurs les chefs de missions diplomatiques, représentants des organisations internationales et interafricaines ;
-  Distingués représentants des partis et formations politiques et de la société civile des autorités coutumières et religieuses ;
-  Mesdames et Messieurs les membres du Conseil Consultatif sur les Réformes Politiques ;
-  Honorables invités ;
-  Mesdames et Messieurs ;

C’est un agréable devoir pour moi de procéder ce matin à l’installation officielle des membres du Conseil Consultatif sur les réformes politiques, expression des forces de proposition qui animent si heureusement les hommes et les femmes de notre pays, épris de paix et de justice.
La société burkinabé faut-il le rappeler, s’est toujours caractérisée par son dynamisme dans l’exigence de la bonne gouvernance et l’exaltation des valeurs de participation des citoyens à la vie publique.

C’est pourquoi, j’exprime ma profonde gratitude au Président du Faso, Son Excellence Monsieur Blaise COMPAORE, pour la clairvoyance qu’il a eue de jeter les bases d’un processus inclusif de réformes politiques au Burkina Faso, pour proposer des actions novatrices de grande crédibilité.
En effet, 20 ans après l’adoption de notre constitution qui a consacré le retour à l’Etat de droit et la mise en place des institutions républicaines, il apparait aujourd’hui nécessaire de revisiter l’ordonnancement juridique national pour prendre en compte les idées génératrices de progrès, au regard des mutations de par le monde qui interfèrent incontestablement sur les conditions de vie de nos populations.

Distingués invités,

Je dois cette initiative au Président du Faso car déjà, dans son discours à la Nation, prononcé à Ouahigouya le 11 décembre 2009, à l’occasion du 49ème anniversaire de la fête nationale, il disait, je cite : « la construction de la démocratie et de l’Etat de droit est une œuvre de longue haleine ( …). A ce titre, j’invite l’ensemble des citoyens à approfondir les réflexions sur les réformes politiques indispensables à l’enracinement, dans notre société, des valeurs de démocratie et de citoyenneté responsable ». fin de citation
C’est bien fort de cette logique que, candidat aux élections présidentielles du 21 novembre 2010, il a proposé au peuple burkinabé un nouveau pacte politique « Bâtir, ensemble, un Burkina émergent » dont les fondements reposent sur des réformes profondes qui consolident la paix, la démocratie et la cohésion nationales.

Le processus de réformes politiques dont le démarrage se concrétise aujourd’hui, est donc l’aboutissement d’une volonté politique soutenue, fondée sur la conviction que la démocratie est avant tout une construction sociale. De ce point de vue, elle est constamment sujette à des réajustements continus pour tenir compte de l’évolution de cette société. Il y va du reste, de sa consolidation.

Honorables invités,

Mesdames et Messieurs,

L’évolution récente de la situation internationale caractérisée par une crise majeure de gouvernance économique et financière mais aussi par d’importantes turbulences socio-politiques mettant ainsi à rudes épreuves des institutions de pays de tradition démocratique, a fini de conforter l’idée d’un nécessaire compromis dynamique au nom de la république, de la concorde nationale et de la paix pour un développement harmonieux et durable.
Sur le plan national, la longue crise sociale qu’a connue notre pays ces derniers mois, traduit à dessein les aspirations légitimes des populations burkinabé à un Etat affirmant en tout temps son autorité, à une meilleure gouvernance politique et administrative, à un meilleur fonctionnement de la justice, et à un besoin de nouveaux espaces de communication et de dialogue politiques pour des conditions de vie plus acceptables et pour une participation plus efficiente à l’édification d’un Burkina prospère et toujours rayonnant.
Au regard d’un tel environnement, il nous a paru impérieux de consulter les différentes composantes sociales de notre pays pour enregistrer leurs propositions de réformes politiques et institutionnelles. Bien sûr, il reste entendu que ne seront mises en œuvre que celles autour desquelles, se sera établi un modus vivendi, tout en poursuivant la réflexion sur les questions non consensuelles.

Dans cette perspective, le Conseil Consultatif sur les réformes politiques se veut un véritable cadre de dialogue, de négociation et d’arbitrage. De par sa composition reflétant la structuration des acteurs principaux de la vie nationale qui ont toujours su faire preuve de patriotisme, de sagesse et de maturité incontestable, il est par excellence, l’espace idéal de l’élargissement de la réflexion, de la concertation et du dialogue social et des débats contradictoires sur des sujets aussi divers que variés présentant un grand intérêt pour la consolidation de notre jeune démocratie.

A cet égard, j’adresse mes sincères remerciements à toutes les formations politiques, à la société civile, aux autorités coutumières et religieuses qui ont accepté de désigner des représentants au conseil consultatif sur les réformes politiques chargé d’exploiter les propositions faites par les acteurs de la vie nationale.
Je remercie également toutes les structures ainsi que les nombreux citoyens qui ont bien voulu formuler des propositions de réformes afin de mettre notre pays à l’abri des affres qu’ont connu certains pays.

Honorables invités,

Mesdames et Messieurs,

Je voudrais ici donner les assurances à tous les membres du conseil consultatif afin qu’’ils jouent effectivement leur rôle ; celui de traduire en toute franchise le sentiment véritable de l’organisation qu’ils représentent. C’est par le seul biais de ces franches contributions que les aspirations des différentes couches sociales seront prises en compte.
En conséquence, j’encourage vivement les conseillers à appréhender clairement leur mission et à s’ouvrir aux idées des autres au nom de l’intérêt supérieur de la Nation.

Le Conseil consultatif doit demeurer en toutes circonstances le creuset de propositions pertinentes et crédibles qui reflètent les profondes préoccupations mais encore plus les espérances des populations burkinabé.

Mesdames et Messieurs les Conseillers,

Je ne doute pas que vous prenez la juste mesure de votre responsabilité dans la réalisation de cette mission historique qui vous est confiée.
A la fin de la présente session, les résultats de vos travaux seront renvoyés dans les régions pour qu’ils soient débattus et enrichis dans la même dynamique. Puis, des assises nationales regroupant toutes les composantes de la société seront organisées avant la fin de l’année pour l’adoption des conclusions de vos travaux. C’est alors, sera mis à la disposition du Gouvernement, le rapport final détaillé contenant l’éclairage nécessaire permettant de prendre des décisions pertinentes pour engager l’avenir de notre pays dans la voie des réformes politiques et ceci dans un climat de réconciliation des cœurs de tous les burkinabè.

C’est donc à une tâche ardue, mais exaltante, que vous êtes conviés.
Par conséquent, je vous exhorte à des échanges fructueux et à travailler avec une liberté d’esprit emprunt de rigueur intellectuelle, s’appuyant sur une démarche méthodologique audacieuse mais responsable.
Puissiez-vous parvenir à des conclusions à la hauteur de l’espérance de vos mandants afin d’accompagner le peuple dans sa quête hardie de paix, de justice, de bonne gouvernance et de développement durable.
Tout en souhaitant plein succès à vos travaux, je déclare solennellement installés, les membres du Conseil Consultatif sur les réformes politiques au Burkina Faso.

Je vous remercie.

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