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INTERVENTION LIMINAIRE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LUC ADOLPHE TIAO, PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT A LA RENCONTRE DE PRISE DE CONTACT AVEC LES PARTENAIRES TECHNIQUES ET FINANCIERS DU BURKINA FASO

mardi 7 juin 2011

Mardi 10 mai 2011

-  Monsieur le Chef de file des partenaires techniques et financiers ;
-  Mesdames et Messieurs les Représentants de la Coopération Bilatérale et Multilatérale ;
-  Mesdames et Messieurs ;
Je voudrais vous remercier d’avoir répondu favorablement à notre invitation à la présente rencontre de haut niveau. J’ai souhaité cette prise de contact pour vous dire combien mon Gouvernement et moi-même, apprécions votre disponibilité et vos actions d’accompagnement du processus de développement du Burkina Faso.

Le Burkina a traversé au cours de ces quatre premiers mois de l’année 2011, une crise sociale majeure qui commence à connaitre un dénouement heureux.
Je voudrais ici vous présenter les profonds regrets du Président du Faso et ceux de l’ensemble de mon Gouvernement, pour les désagréments qu’une telle situation a pu vous occasionner. Par la même occasion, je vous assure encore une fois, des dispositions prises par le Gouvernement pour garantir la sécurité.
-  Mesdames et Messieurs ;
En me confiant la lourde mais exaltante responsabilité de conduire l’action gouvernementale, le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Blaise COMPAORE, m’a investi de quatre principales missions :
• œuvrer à ramener la paix sociale au Burkina Faso ;
• restaurer l’autorité de l’Etat ;
• mettre en œuvre le programme politique du Président du Faso : « Bâtir, Ensemble, un Burkina Emergent » en vue d’accélérer la croissance économique et d’assumer le développement durable ;
• améliorer, la gouvernance politique, économique et administrative.
Pour la réalisation de ces missions comme vous avez dû vous en apercevoir, j’ai personnellement mis en avant une démarche de concertation sans exclusion. A cet effet, j’ai rencontré les responsables des partis politiques, de la société civile, des opérateurs économiques et des organisations socio-professionnelles ainsi que les représentants des différentes communautés religieuses.
Je tiens à vous dire mon attachement aux vertus du dialogue. Aussi, me semble –t-il nécessaire de poursuivre la rencontre de haut niveau que nous avons ensemble instituée depuis 2009. Vous vous souviendrez qu’à son actif, ce cadre de concertation aura permis au Gouvernement et à l’ensemble de ses partenaires, des échanges et une harmonie de vue sur des questions d’intérêt telles que :
• la gouvernance économique et en l’occurrence les mesures mises en place pour lutter contre la corruption ;
• le renforcement de l’efficacité de la justice ;
• les avancées et les contraintes au processus de décentralisation en cours ;
• l’amélioration du cadre de gestion des programmes et projets de développement ;
• la validation de la stratégie de croissance accélérée et de développement durable.
Je reste persuadé que des sujets d’intérêt commun, ne manqueront pas pour alimenter ce cadre de dialogue de haut niveau mais aussi d’autres rencontres bilatérales restreintes.

-  Mesdames et Messieurs les Représentants de la coopération bilatérale et multilatérale ;
En vue de l’apaisement du climat social, le Gouvernement a été amené à prendre les mesures urgentes ci-après :
• mise en place d’un mécanisme financier en appui aux opérateurs économiques, victimes de vandalisme ;
• institution d’une concertation entre le Gouvernement, les opérateurs importateurs et la ligue des consommateurs pour déterminer des prix consensuels de certains produits de grande consommation. Ainsi, au terme de ces consultations, les prix du riz, du sucre et de l’huile ont été, pour compter du 08 mai 2011, fixés respectivement à :

-  16 000 FCFA le sac de 50 Kg pour le riz importé avec 25% de brisure, soit 320 FCFA le kilogramme dans les villes de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso. Dans les autres localités, ces prix seront majorés des frais de transport ;
-  15 000 FCFA le sac de 50 Kg pour le riz local, soit 300 FCFA le kilogramme dans les mêmes conditions ;
-  650 FCFA le kilogramme de sucre granulé ;
-  825 FCFA le litre d’huile alimentaire.

• suppression de la Taxe de Développement Communal (TDC) ;
• réduction de 10% du taux d’imposition de l’IUTS dès la fin du mois de mai 2011.
• apurement de toutes les corrections des avancements de 2008 et antérieurs au plus tard en juin 2011. Celles de 2009 au plus tard en septembre 2011 ;
• suspension de la tarification des actes médicaux dans l’attente d’une concertation avec tous les partenaires concernés pour aboutir à de nouvelles propositions consensuelles.

Je tiens également à vous réaffirmer qu’en matière de justice, tout en respectant l’indépendance de cette institution et tenant compte du caractère spécifique des dossiers judiciaires, le Gouvernement s’engage à œuvrer pour un jugement rapide du dossier Justin ZONGO et des autres victimes des évènements du 23 mars, si possible, avant les vacances judiciaires. Cet engagement vaut pour les dossiers des élèves tués par balles à Gaoua et Pièla, ainsi que pour les dossiers de détournement dont l’instruction est bouclée, dans trois mois au plus tard.


-  Mesdames et Messieurs,

Je conviens avec vous que certaines de ces mesures auront des incidences importantes sur le budget de l’Etat. Toutefois, je voudrais vous assurer qu’elles ne seront pas de nature à remettre en cause la poursuite des programmes de développement notamment sociaux qui demeurent prioritaires pour le Gouvernement au regard de sa volonté à maintenir la dynamique de réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) à l’horizon 2015. Ces mesures seront financées par des économies sur le fonctionnement de l’Administration suite à la prise de mesures pour réduire le train de vie de l’Etat.

Terminant mon propos, je voudrais au nom du Président du Faso, Son Excellence Monsieur Blaise COMPAORE, vous réitérer ma gratitude pour votre engagement sans cesse renouvelé à accompagner le Burkina Faso à réussir les objectifs du millénaire et partant, son pari de développement solidaire et son rayonnement.

Pour des raisons que vous savez, nous n’avons pas pu tenir la dernière revue du cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP) combinée à celle du cadre général d’appui budgétaire (CGAB), le 21 avril 2011, devant marquer le lancement de la mise en œuvre de la stratégie de croissance accélérée et de développement durable (SCADD). Il s’agit d’une rencontre très importante pour le Gouvernement et pour vous également parce qu’elle conditionne certainement des décaissements. Je m’emploierai à ce qu’elle se tienne dans les plus brefs délais.

S’agissant particulièrement de la prochaine rencontre de haut niveau qui, je suis sûr, ne manquera de sujets d’intérêt, des propositions vous seront soumises incessamment.

Je vous remercie pour votre attention et reste à votre écoute.

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