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La clinique Les Génêts souffle ses cinq bougies

mardi 12 mai 2009

Le chef du gouvernement Son Excellence Tertius ZONGO a présidé le 8 mai dernier la cérémonie commémorative des 5 ans d’existence de la clinique privée les Génêts. La clinique les Génêts est selon son promoteur le Docteur Paul Stanislas ZOUNGRANA, le plus gros endettement privé du Burkina Faso dans le secteur de la santé. Elle a été inaugurée le 11 mars 2004 par madame Chantal COMPAORE, épouse du Président du Faso. Pour ce 5ème anniversaire, les Génêts ont lancé officiellement l’ouverture de deux départements à savoir : l’orthopédie et le service de réanimation.

Le 5ème anniversaire de la clinique a également donné l’opportunité au Docteur ZOUNGRANA de traduire toute sa reconnaissance à sa famille qui le soutient dans cette entreprise, à ses collaborateurs composés de 52 employés permanents, 14 prestataires et 34 médecins vacataires et surtout au Premier Ministre dont la présence à son avis est la preuve que le gouvernement porte une attention particulière à la question de la santé des populations. Accepter une médecine privée dans un pays pauvre témoigne la justesse de vision des autorités du pays qui permettent « la collaboration entre les structures publiques et privées de soins de santé, dans l’intérêt de la population burkinabé » a souligné le docteur.

Pour sa part, en créant cette clinique privée, monsieur Paul S. ZOUNGRANA assure avoir été motivé par la seule recherche de qualité des soins pour les patients. C’est pourquoi il a doté son entreprise d’infrastructures commodes pour les patients et respectueuses de l’environnement ; d’équipements neufs et des plus performants, et assure la formation continue de son personnel.

Docteur ZOUNGRANA a également engagé un véritable plaidoyer auprès du gouvernement, l’appelant à créer les conditions normales de travail pour faciliter l’accès des patients sans ressources aux structures privées où les soins sont de meilleures qualités. Un partenariat public – privé dans le secteur de la médecine et dans le seul intérêt des populations pourrait être développé, notamment avec les structures hospitalières privées de petite taille à son avis.

Dans cette optique, seule une politique claire, volontariste occultant les égoïsmes offrira un bel avenir à ce partenariat. Pour étayer ses propos, monsieur ZOUNGRANA a rappelé qu’en 2007, plus de 900 millions de francs CFA ont été dépensés par l’Etat pour les évacuations sanitaires de seulement 50 personnes. « Le secteur privé de la santé au Burkina Faso peut réduire ces frais considérablement, en créant les conditions pour soigner sur place les cas difficiles » a soutenu monsieur ZOUNGRANA. Avec l’économie d’échelle réalisée, le nombre de personnes prises en charge pourraient par conséquent augmenter.

Une visite complète du plateau technique de la clinique a permis aux autorités présentes dont le Ministre de la Santé monsieur Saïdou BOUDA de se faire une juste idée des capacités de la clinique les Génêts.

Le Premier Ministre a confié à la presse le sens de sa présence à cette commémoration et donner sa vision d’un partenariat public – privé dans le secteur médical :

« Je suis venu pour montrer l’importance de l’offre privée de santé. La santé est la première richesse de tout homme mais l’Etat ne peut pas assurer la santé de tout le monde. Pour ce faire, il faut que nous fassions en sorte que l’offre privée de santé se développe.

C’est une volonté politique d’abord de vouloir bousculer les habitudes mais aussi de vouloir bousculer les mentalités. En général, lorsqu’on parle de santé privée, les gens disent que c’est trop cher mais que peut-on acheter de plus cher que sa vie et sa santé ? Nous devons petit à petit amener les gens à comprendre que plus il y a les formations sanitaires privées d’un certain niveau avec un certain plateau technique, plus les hôpitaux publics se libèrent pour que ceux qui n’ont pas les moyens puissent y aller. Je suis venu pour apporter ce soutien à l’offre privée de santé. […..]

Ensuite, il faut un partenariat beaucoup plus ouvert entre le public et le privé pour que nous ne soyons pas en train d’enrichir des hôpitaux privés étrangers pour des soins de qualité que nous ne pouvons même pas contrôler, à des coûts extraordinaires. En 2007, nous avons dépensé 900 millions de francs CFA pour les évacuations sanitaires. 900 millions pour combien de personnes ? On institue une politique à double vitesse. Travaillons donc à renforcer les structures privées nationales. Je pense qu’à partir de cette visite, le Ministre de la Santé qui est présent aura une discussion de fond avec les structures privées.

Mais il faut aussi que les médecins privés comprennent qu’on ne peut pas accepter que n’importe qui ouvre une boite d’allumettes, s’asseye et se dise clinique privée. Il faut des normes. Il faut que dans notre pays, il y ait de la règlementation et que chacun respecte les normes qui permettent d’avoir la qualité et d’avancer. Je puis vous affirmer qu’en collaboration avec les promoteurs privés, nous allons trouver les règles pour que le médecin privé soit privé, le médecin public soit public, la clinique privée soit une vraie clinique privée et que les hôpitaux publics reprennent leurs lettres de noblesse dans le pays ».

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