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Discours de clôture de la 10e rencontre Gouvernement/Secteur privé

lundi 19 juillet 2010

DISCOURS DE CLOTURE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT

A

L’OCCASION DE LA 10ème RENCONTRE GOUVERNEMENT/SECTEUR PRIVE

Bobo-Dioulasso 19 juillet 2010

• Monsieur le Gouverneur de la Région des Hauts-Bassins ;

• Monsieur le Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso ;

• Mesdames et Messieurs les représentants de la coopération bilatérale et multilatérale ;

• Mesdames et Messieurs de la communauté des affaires ;

• Distingués invités ;

• Mesdames et Messieurs ;

Nous sommes au terme des travaux de la 10ème édition de la rencontre gouvernement/secteur privé consacrée au thème : « Etat des lieux de l’investissement privé au Burkina Faso : quelles stratégies de relance ? »

S’il y a bien un sentiment qui doit nous animer tous, c’est celui d’avoir apporté utilement notre contribution à la recherche des voies et moyens pour relancer les investissements dans notre pays. L’investissement massif notamment structurant est notre seul salut pour conduire l’économie burkinabè à l’émergence et pour la rendre plus compétitive et créatrice d’emplois et de revenus. Les riches et franches discussions que nous avons eues toute cette journée, montrent à dessein combien chacun de vous a pris cette réalité à cœur. Ce qui importe le plus, ce sont les engagements que vous venez de prendre en toute connaissance de cause, bien sur, dans un souci de gouvernance partagée.

A cet égard, je voudrais me féliciter de ce que notre cadre de concertation et de dialogue politique a gagné en maturité et rend encore plus effectif le partenariat gagnant-gagnant entre le secteur privé et l’Etat. Par voie de fait, le secrétariat technique qui assiste notre rencontre a aussi renforcé son professionnalisme. La qualité du rapport de synthèse qui vient de nous être présenté dans le délai que nous savons tous, très bref, est à saluer.

Depuis que nous avons introduit la stratégie du « faire-faire » dans notre approche de certaines questions de développement du secteur privé, nous avons fait des avancées qualitatives dans le diagnostic et les mesures à envisager.

J’adresse mes félicitations à l’équipe du secrétariat pour son efficacité et son dynamisme, ainsi qu’à toutes les personnes ressources dont les contributions diverses ont permis le succès de la présente rencontre. J’apprécie par la même occasion le rôle déterminant du comité technique paritaire qui, malgré les difficultés rencontrées, a pu réaliser un important travail de suivi de la mise en œuvre des recommandations de la précédente édition permettant à la rencontre de faire de nouvelles propositions avec esprit de suite.

A ce propos, je relève avec vous que le travail de suivi du Comité Technique paritaire doit être désormais centré sur les recommandations les plus pertinentes. La décision que nous avons prise d’organiser d’une part une réunion de validation et de priorisation de la mise en œuvre des recommandations issues de nos travaux, et d’autre part une revue à mi-parcours, donnera, j’en suis convaincu, l’impulsion nécessaire à la réalisation pleine et entière de ces recommandations.

Par ailleurs, je voudrais saisir cette occasion pour appeler toutes les parties prenantes à la mise en place du fonds de lutte contre la fraude, à s’y impliquer véritablement.

Mesdames et Messieurs de la communauté des affaires ;
Distingués invités ;

Notre rencontre s’achève sous de nouveaux auspices, avec les nouveaux engagements que nous venons de prendre. L’expérience de la réussite des pays émergents de l’Asie nous enseigne que la véritable clé de ce succès tient à une seule chose : la qualité des ressources humaines. Ce n’est donc pas un fait du hasard et je n’aurai de cesse d’insister que le Président du Faso a mis au centre de son programme politique « Le progrès continu, pour une société d’espérance », la valorisation du capital humain. La vison et la stratégie opérationnelle tant voulues dans le cadre du nouvel élan à donner au développement du secteur et à la promotion de l’investissent privé n’auront les effets véritablement souhaités qu’avec des intelligences organisées et techniquement compétentes. L’amélioration de la productivité du travail et le renforcement de la capacité de réponse de l’entreprise sont deux éléments essentiels qui accroissent sa compétitivité. C’est une exigence actuelle de la gouvernance moderne orientée résultats des entreprises et des sociétés. Vous n’avez d’autres alternatives que de vous inscrire résolument dans cette nouvelle dynamique entrepreneuriale.

Mesdames et Messieurs ;

Au regard de tout ce qui précède et dans le but d’atteindre des résultats probants, les stratégies de relance des investissements dans notre pays, devront se bâtir autour des principaux points de préoccupation ci-après :

 le renforcement des compétences des ressources humaines par le développement de l’enseignement technique et professionnel, notamment ;

 la nécessité d’une inculturation du développement en faveur d’un changement de comportement et de mentalité des acteurs ;

 l’amélioration continue du climat des affaires ;

 l’instauration d’une gouvernance des entreprises fortement orientée résultats ;

 La mise en place d’un dispositif institutionnel approprié de coordination et de promotion de l’investissement privé étranger.

En tout état de cause, l’agenda que nous nous sommes fixé au terme de cette 10ème rencontre, devra nous permettre de disposer de :

-  un document-cadre de référence ;

-  une loi-programme ou d’orientation ;

-  un dispositif institutionnel de suivi du processus ;

Les contrats d’objectifs sont des outils de renforcement du partenariat public-privé. Ils devront faire l’objet d’une réelle appropriation par l’Administration, au regard des priorités nationales et des enjeux communautaires de développement.

Je l’ai dit à l’ouverture de notre rencontre, le Gouvernement n’économisera aucun effort pour créer un environnement favorable à l’émergence du secteur privé burkinabè. D’ores et déjà, je peux vous assurer que dans un proche avenir, des mesures diligentes seront prises pour élaborer les textes d’application de la loi sur la stratégie globale de réforme de la politique fiscale et pour mettre au point un plan de communication y afférent. La réduction des coûts des facteurs, comme vous le savez, demeure une préoccupation constante du Gouvernement.

Mesdames et Messieurs ;

Terminant mon propos et en ce début de saison hivernale, je voudrais souhaiter à tous nos vaillants producteurs une bonne saison agricole et renouveler aux Autorités et à l’ensemble de la population de Sya ainsi qu’au Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie, El Hadj Oumarou KANAZOE, et au Vice-président El Hadj Djanguinaba BARRO, mes très sincères remerciements et félicitations pour toutes les commodités mises à notre disposition et surtout pour la qualité et la richesse de nos échanges.

J’ai eu l’occasion de voir comment la ville de Sya, l’ensemble de la Région des hauts-Bassins, s’active pour offrir le meilleur cadre aux festivités du cinquantenaire de notre accession à la souveraineté nationale. Au nom du Président du Faso, j’adresse mes encouragements à toute l’équipe du comité régional d’organisation. Aux opérateurs économiques qui ont accepté de s’investir dans cette opération, je voudrais leur dire combien ils font œuvre utile. La postérité vous le reconnaitra à coup sur.

Tout en vous souhaitant un bon retour dans vos foyers respectifs, je déclare close, la 10ème rencontre annuelle Gouvernement/Secteur privé.

Merci pour votre disponibilité et votre aimable attention !

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