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Tenue de la 10ème rencontre Gouvernement/Secteur privé

jeudi 22 juillet 2010

La traditionnelle rencontre entre le gouvernement et le secteur privé s’est tenue pour la 10e année consécutive le 19 juillet 2010 à Bobo Dioulasso sous la présidence du Premier ministre Tertius Zongo. Les deux parties ont fait l’état des lieux de l’investissement privé au Burkina et proposé des stratégies de relance.

La rencontre gouvernement/secteur privé offre aux deux parties une réelle tribune d’échanges et de partage d’informations dans l’objectif de consolider le partenariat existant et de favoriser une meilleure implication du secteur privé dans le développement du pays. Après cinquante années d’indépendance, le secteur privé a jugé nécessaire de jeter un regard critique sur l’investissement privé au Burkina et cela dans un contexte marqué par une diminution des financements de l’aide publique au développement.

A l’ouverture des travaux, le président de la Chambre de commerce et d’industrie par la voix de la première vice présidente de la structure a salué les efforts du gouvernement en faveur du secteur privé mais a souhaité une intensification des actions en vue d’abaisser le coût de l’investissement, réduire les risques liés à l’investissement, accentuer la concurrence et renforcer les capacités du secteur privé.

Le Premier ministre s’est pour sa part réjoui du fait que cette 10e rencontre se tient sous de meilleurs auspices avec la reprise de l’activité économique, la remontée des cours mondiaux des produits de base et l’amélioration de la croissance mondiale qui profitent à l’économie burkinabè. Appréciant l’évolution des investissements au Burkina, le Premier ministre a indiqué qu’il y avait de réels motifs de satisfaction au regard de la tendance des taux d’investissement qui s’est nettement inversée ces cinq dernières années au profit du privé.

Mais le chef du gouvernement est d’avis qu’il faut sortir des sentiers battus pour imaginer et déterminer les mesures et stratégies qui conviennent afin d’impulser davantage cet investissement privé au Burkina. Il a fait quelques observations relatives à la faiblesse du dynamisme interne du secteur privé, à l’urgence de procéder à la relecture du code des investissements, au rôle de la justice, aux aspects institutionnels de coordination et de promotion de l’investissement et à l’optimisation de la mise à profit des gains liés à l’intégration régionale.

Les rapports du comité technique paritaire sur la mise en œuvre des recommandations issues de la 9e rencontre, et du groupement des cabinets d’études sur l’élaboration de contrats d’objectifs ont ensuite été présentés aux participants. Le premier rapport a relevé un niveau de réalisation satisfaisant de l’ensemble des recommandations mais a noté quelques difficultés rencontrées dans leur mise en œuvre. Quant aux propositions de contrats d’objectifs, elles ont fait l’objet de discussions sur la pertinence desdits contrats par secteur d’activité et leur contenu.

Les résultats d’une étude sur le thème central commanditée par la Chambre de commerce ont également été dévoilés. Cette étude avait entre autres pour objectifs de :
- faire l’état des lieux des investissements privés dans tous les secteurs d’activités économiques
- identifier les forces et les faiblesses, les menaces et les opportunités des investissements privés au Burkina,
- proposer des stratégies concrètes et réalistes en vue de relancer le taux d’investissement et d’accroître la productivité
- proposer un dispositif de mise en œuvre des stratégies

Lors des échanges directs avec le gouvernement, les opérateurs économiques de chaque secteur d’activités ont saisi l’occasion pour poser les problèmes qui freinent l’essor de leurs entreprises. Leurs préoccupations ont trait à la fiscalité, aux transports, à la formation professionnelle qui devrait être adaptée aux besoins des entreprises, à la réduction des coûts des facteurs de production, à la question de la disponibilité de l’énergie doublée de son accessibilité et à la fraude. Le renforcement des capacités des micro, petites et moyennes entreprises et industries, la constitution d’un fonds de garantie, le soutien aux entreprises en difficulté ont également été soumis au gouvernement.

Chaque ministre interpellé a donné des réponses aux questions posées. S’agissant particulièrement des entreprises en difficulté, le gouvernement suit de près les cas de Brafaso, Dafani et SN-GMB. Pour les deux dernières entreprises citées, l’Etat a décidé de prendre des participations dans leur capital pour permettre aux productions de reprendre d’ici la fin de l’année. Quant à Brafaso, des contacts ont été pris dans la sous région pour la recherche du financement nécessaire au lancement de la production. A la cérémonie de clôture, le vice président de la Chambre de commerce Lassiné Diawara a salué les efforts multiformes déployés jusque-là par le gouvernement pour assainir l’environnement des affaires et améliorer la compétitivité des entreprises tout en souhaitant que les défis de l’énergie et du financement de l’économie soient impérativement relevés. Le Premier ministre a apprécié la franchise des discussions.

Pour Tertius Zongo, les stratégies de relance des investissements au Burkina devront se bâtir autour du renforcement des compétences des ressources humaines par le développement de l’enseignement technique et professionnel, du changement de comportement et de mentalité des acteurs, de l’amélioration continue du climat des affaires, de l’instauration d’une gouvernance des entreprises fortement orientée résultats, et de la mise en place d’un dispositif institutionnel approprié de coordination et de promotion de l’investissement privé étranger.

Il a d’ores et déjà annoncé l’élaboration rapide des textes d’application de la loi sur la stratégie globale de réforme de la politique fiscale et la mise au point d’un plan de communication y afférent. La 10e rencontre gouvernement/secteur privé s’est achevée avec l’engagement pris par les deux parties de mettre en place un groupe de réflexion pour le suivi des décisions prises et pour l’examen des questions de fiscalité, de mise en place d’un fonds de lutte contre la fraude et de création d’une agence de promotion des investissements.

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