Accueil thématique

Dossiers


Recherche personnalisée


Vidéos
PNDES : Ouagadougou veut convaincre pour financer son développement



Abonnez-vous!
La lettre d'information du Gouvernement


Sites Publics

 Présidence du Faso
 Assemblée nationale
 LegiBurkina
 Archives du site du Premier Ministère
Accueil > À la une > Discours du Premier Ministre > Discours à l’ouverture de la 18ème session de l’Assemblée Générale des sociétés (...)

Discours à l’ouverture de la 18ème session de l’Assemblée Générale des sociétés d’Etat

jeudi 24 juin 2010

Mesdames et Messieurs les Membres de l’Assemblée générale des sociétés d’Etat ;
Distingués invités ;
Mesdames et Messieurs ;

Je voudrais, au nom de Son Excellence Monsieur le Président du Faso, Président de l’Assemblée générale des sociétés d’Etat, souhaiter à toutes et à tous, la bienvenue à cette 18ème session ordinaire. Elle se tient à un moment où l’environnement économique international donne des signes réels de reprise. Quant aux perspectives économiques au plan national, elles laissent entrevoir une légère embellie. La croissance économique est projetée à 4,9% au cours de cette année contre 3,2% en 2009.

Mesdames et Messieurs les Membres de l’Assemblée générale des sociétés d’Etat ;

Les états financiers de l’année 2009 de nos sociétés d’Etat, soumis à notre examen au cours de la présente session, sont le reflet d’activités réalisées dans un contexte de relative morosité économique. En dépit de cette situation, nos sociétés connaissent une certaine prospérité et nous devons nous en réjouir. En effet, le chiffre d’affaires global s’est accru de 7,44% entre 2008 et 2009, passant de 480 milliards à 516 milliards de francs CFA. Le résultat net qui était seulement de 378 millions de francs CFA en 2008 du fait des effets de la crise énergétique, s’établit désormais à 55,64 milliards de francs CFA. Ce redressement somme toute spectaculaire, résulte de la conjonction de deux facteurs essentiels :
-  le premier tient aux efforts consentis par la société nationale des hydrocarbures pour inverser la situation fortement déficitaire de 22,8 milliards de francs CFA en 2008 en une situation excédentaire de 24,53 milliards de francs CFA en 2009, à la faveur d’une relative stabilité du prix du baril de pétrole sur le marché mondial ;

-  le deuxième facteur est l’expression d’une volonté des sociétés à contenir et à maîtriser les charges globales d’exploitation. Celles-ci se sont accrues entre 2008 et 2009 de 1,7%, passant de 505,13 milliards à 513,87 milliards de francs CFA. Toutefois, la poussée continue des charges de personnel reste encore une véritable préoccupation. Elles ont atteint environ 35 milliards en 2009 contre 31 milliards de francs CFA en 2008, soit une augmentation de 13,34%.

Ces résultats fort réconfortants, sont le signe annonciateur de l’engagement et de l’efficacité des administrateurs, des dirigeants et de l’ensemble du personnel des sociétés. Je voudrais à cette étape de mon intervention, dire à tous les acteurs, combien j’apprécie leur sens élevé de la responsabilité. Cette nouvelle situation illustre à dessein la pertinence des mesures prises au cours de la dernière session renforcée par la décision prise par le Gouvernement de procéder dorénavant à un appel à candidatures pour les postes de Directeurs Généraux des sociétés et établissements publics de l’Etat.

Je voudrais aussi par la même occasion reconnaitre le mérite du secrétariat de l’Assemblée générale des sociétés d’Etat. Le partenariat qu’il a su tisser et entretenir avec les différentes instances dirigeantes des sociétés a fortement contribué à améliorer la qualité des documents et à faire même du respect des délais de dépôt des états financiers, un critère de performance. C’est du professionnalisme.

Mesdames et Messieurs les membres de l’Assemblée générale des sociétés d’Etat ;
Mesdames et Messieurs ;

L’ambition du Président du Faso, son Excellence Monsieur Blaise COMPAORE, telle que le reflète son programme politique « le progrès continue pour une société d’espérance », est de faire du Burkina Faso, un pays émergent à même de saisir les opportunités qu’offre la globalisation des échanges.
L’Etat et ses démembrements, en l’occurrence les sociétés d’Etat ont un rôle crucial à jouer dans la réalisation de cette ambition. Dans cette perspective, nos sociétés doivent constamment renforcer leur capacité productive et singulièrement la productivité du travail. Elles doivent avoir le sens aigu de l’exploration des opportunités.

C’est pourquoi, malgré les progrès accomplis dans le domaine de la maîtrise des charges de fonctionnement, j’appelle l’attention de tous sur la nécessité d’être encore plus imaginatifs quant à la recherche des mesures qui conviennent pour réduire le poids actuel des charges de personnel qui, en termes de valeur ajoutée, atteignent pour l’ensemble de nos sociétés, des proportions au-delà des normes admises. Nous devons inverser au mieux cette tendance au profit de l’accroissement des capacités d’investissement et par conséquent de création de richesses ; c’est une exigence du moment.

Je reste aussi persuadé que nos sociétés d’Etat tout autant que les sociétés privées, peuvent se mettre dans une posture qui leur permet d’être plus réactives pour saisir toutes les opportunités qui s’offrent à elles. L’essor que connait aujourd’hui le secteur minier par exemple, devrait être une réelle source de motivation pour les entreprises du secteur et les sous-traitants.
Terminant mon propos, je voudrais réitérer toute la reconnaissance du Président du Faso et celle du Gouvernement aux dirigeants des sociétés ici présentes pour leur accompagnement lors des catastrophes du 1er septembre 2009.

Tout en souhaitant plein succès à nos travaux, je déclare ouverte, au nom de Son Excellence Monsieur le Président du Faso, la 18ème session de l’Assemblée Générale des sociétés d’Etat.

Je vous remercie.

Ouagadougou, le 24 juin 2010.

Version imprimable