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Lancement officiel de la carte de presse au Burkina

mardi 5 mai 2009

Le Premier Ministre Tertius Zongo a honoré de sa présence le lancement officiel de la Carte de presse et du laissez-passer le lundi 4 mai 2009 à Ouagadougou. La cérémonie était co-présidée par la première responsable du Conseil Supérieur de la Communication madame Béatrice Damiba et le Ministre de la Culture, du Tourisme et de la Communication monsieur Filippe Sawadogo. L’événement marque un tournant important dans l’évolution de la profession de journaliste au Burkina et fait suite à la signature le 6 janvier 2009 par les patrons de presse de la convention collective.

« Le lancement de la carte de presse est l’aboutissement d’un long processus », a rappelé la présidente du Conseil Supérieur de la Communication. La carte de presse avait en effet été instituée par un décret du 1er août 1995 mais n’a jamais vu le jour pour des raisons diverses. Aussi, l’instance de régulation de la communication s’est-elle attelée depuis plusieurs années à sa concrétisation en l’inscrivant dans ses recommandations. Un atelier tenu les 30 et 31 juillet 2007 a permis de relancer l’initiative par la mise en place d’un comité ad’ hoc sous la conduite du CSC, un comité chargé de mener une réflexion approfondie sur la carte de presse et les conditions de sa délivrance.

Cette carte, a dit Béatrice Damiba, est « une carte d’identité professionnelle qui permet au journaliste de prouver son activité, d’accéder plus facilement à des lieux et services, et de faire valoir son droit à la protection sociale prévue dans sa profession ».

Sa délivrance marque également l’appartenance à une profession, à une famille et sur le plan juridique, elle est la reconnaissance d’un statut légal. Mais la Présidente du Conseil Supérieur de la Communication a tenu à préciser que « la carte n’exonère pas du respect de l’éthique et de la déontologie professionnelle. Elle devra renforcer la crédibilité de la profession et l’enracinement de la discipline interne du métier en permettant de distinguer la bonne graine de l’ivraie ».

La carte de presse est délivrée uniquement aux journalistes professionnels et assimilés et à toute personne titulaire d’un diplôme professionnel et justifiant d’un an de pratique. La notion de journaliste professionnel indique « toute personne qui a pour occupation principale, régulière et rétribuée, l’exercice de sa profession dans une ou plusieurs agences de presse, une ou plusieurs publications quotidiennes ou périodiques, une ou plusieurs entreprises de presse audiovisuelles et qui en tire le principal de ses revenus ». Sont également assimilés aux journalistes, les photojournalistes ou reporters d’images, les techniciens audiovisuels et les rédacteurs-graphistes. Un laissez-passer est accordé aux collaborateurs directs des journalistes autres que ceux assimilés et dont la présence est indispensable à l’accomplissement de la mission du journaliste.

L’acquisition de la carte de presse et du laissez-passer est soumise à des conditions. Pour en faciliter la gestion, un comité technique a été mis sur pied et comprend 2 représentants du CSC, 2 représentants du ministère en charge de l’information, 4 représentants des organisations des professionnels des médias et 4 représentants des organisations d’employeurs. Les membres du comité, présidé par monsieur Germain Bitiou Nama membre de la Société des Editeurs de la Presse Privée, ont été présentés au cours de la cérémonie de lancement. Ils ont été exhortés à s’engager pleinement afin que la mise en œuvre de la carte soit rapide et à la hauteur des attentes.

En lui remettant officiellement une copie de l’arrêté portant modalités d’acquisition de la carte de presse et du laissez-passer, la présidente du Conseil Supérieur de la Communication a remercié le Premier Ministre et son Gouvernement pour l’intérêt accordé depuis toujours au CSC. Elle a également interpellé le Chef du Gouvernement sur les fonds attendus de l’Etat pour leur réalisation.

Béatrice Damiba a enfin souligné que le lancement de la carte coïncidait avec la commémoration le 3 mai de la Journée internationale de la liberté de la presse ; une occasion dit-elle, de « réfléchir sur les voies et moyens qui contribueront à promouvoir la liberté de la presse, la liberté d’expression, l’indépendance et le pluralisme des médias, la démocratie et la paix par le dialogue ».

Pour sa part, le Premier Ministre, exprimant ses sentiments à la fin de la cérémonie, s’est réjoui de l’aboutissement du processus. « C’est une victoire pas seulement pour les journalistes mais pour tout le peuple burkinabè épris d’honnêteté, d’intégrité et de travail. Nous sommes conscients du rôle que nous devons jouer car il faut que la presse ait accès à l’information » a dit Tertius Zongo.

La cérémonie a été l’occasion de rendre hommage à des aînés et pionniers des médias. 15 personnalités ont reçu leur carte de presse à titre honorifique.

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