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DISCOURS D’OUVERTURE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR TERTIUS ZONGO, PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT A l’OCCASION DE LA CONFERENCE INTERNATIONALE SUR LE THEME : « PAIX ET SECURITE EN AFRIQUE : ENJEU ET PERSPECTIVE » DE L’INHEI

vendredi 11 juin 2010

10 Juin 2010

• Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ;

• Mesdames et Messieurs les Présidents d’Institution ;

• Monsieur Koffi ANAN, ancien Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies ;

• Monsieur Alpha Oumar KONARE, ancien Président de la Commission de l’Union Africaine ;

• Monsieur le Représentant Spécial du Secrétaire Général de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest ;

• Distingués invités ;

• Mesdames et Messieurs ;

Je voudrais avant tout propos, souhaiter la cordiale bienvenue aux éminentes personnalités et à toutes les délégations, ici présentes à Ouagadougou, pour prendre part à la conférence internationale sur le thème « Paix et sécurité en Afrique enjeu et perspective ».

J’apprécie cette présence effective comme une marque de sympathie renouvelée pour mon pays, le Burkina Faso. Mais au-delà, je mesure tout l’intérêt que vous accordez à la problématique de la paix et de la sécurité sur notre continent, l’Afrique.

L’Afrique est riche de ses énormes potentialités mais entretient en même temps le triste paradoxe d’être la partie du monde qui accuse les plus grands retards. C’est elle qui a les indicateurs de développement humain les plus faibles, qui ne représente qu’une part marginale des échanges mondiaux et qui compte les populations déplacées les plus nombreuses. Malgré tout, nous devons aujourd’hui accepter notre mérite, celui de reconnaitre que nos problèmes ne sont pas toujours le fait des autres. Une telle humilité renforce à jamais notre sursaut de faire du continent un havre de paix.

Mesdames et Messieurs,
Cette volonté s’est traduite ces dernières années par des progrès significatifs dans la résolution des divers conflits et crises sur le continent. Cette volonté doit continuer d’être entretenue. C’est en cela que nous invite tous du reste, l’Union Africaine lorsqu’elle a déclaré l’année 2010, année de la paix et de la sécurité en Afrique.

Cette année de la paix et de la sécurité en Afrique est une opportunité pour les peuples africains, leurs dirigeants ainsi que les Institutions du continent, en partenariat avec la communauté internationale, d’examiner les efforts actuels en vue de promouvoir la paix et la sécurité.

La flamme de la paix, allumée ici même à Ouagadougou le 25 mai dernier par Monsieur Jean PING, Président de la Commission de l’Union Africaine pour matérialiser cette année africaine de la paix et de la sécurité, au-delà de son caractère symbolique, est une grande marque de considération pour le Burkina Faso et singulièrement pour son Président, Son Excellence Blaise COMPAORE pour ses efforts inlassables pour instaurer la paix, la stabilité et la sécurité dans notre sous-région, en Afrique et dans le monde.

Je voudrais en cette occasion solennelle exprimer au nom du Président du Faso, mes sentiments de gratitude à la commission de l’Union Africaine et lui rendre par voie de fait, un vivant hommage pour cette initiative.
Les Burkinabè comprennent le sens de cette initiative et par ma voix y souscrivent.

Le Gouvernement burkinabé le manifeste déjà par l’organisation de la présente conférence de l’Institut des Hautes Etudes Internationales (INHEI), placée sous le thème : « Paix et Sécurité en Afrique : Enjeux et perspectives ». Elle se veut, un cadre d’échanges et de coopération internationale, fondé sur la recherche de réponses efficientes aux préoccupations communes et particulièrement celles de la sous région Ouest africaine.

En effet, notre espace régional, en plus des crises et conflits internes que connaissent certains de ses Etats, est confronté à de nouvelles menaces telles les trafics de stupéfiants, d’armes et d’êtres humains, la prolifération des armes légères, pour n’en citer que ceux là, qui mettent en péril sa stabilité.

Face à cette situation, quels sont les enjeux de la sécurité et de la paix en Afrique ? Quelles solutions durables l’Afrique de l’Ouest doit-elle envisager pour apporter des réponses à ces fléaux qui annihilent ses efforts de développement.
En retenant ce thème, le Gouvernement burkinabé voudrait créer un cadre de réflexion pour la promotion de la culture de la paix par la prévention et le règlement des conflits. Il s’agit pour notre pays de partager son expérience en matière de gestion des conflits et contribuer ainsi, aux efforts d’intégration et de développement des communautés Ouest-africaines. Notre ambition, bien sûr, est à terme, de faire de l’institut des hautes études internationales, cheville ouvrière dans l’organisation de la conférence, un centre d’excellence en la matière.

Distingués délégués,
Mesdames et Messieurs,
Les enjeux de la présente rencontre se situent à trois niveaux :

1) contribuer à la création d’un environnement qui favorise l’émergence d’une gouvernance démocratique ;

2) contribuer à la promotion d’un climat de confiance qui attire et rassure les investisseurs tant nationaux qu’internationaux ;

3) contribuer à la lutte contre la pauvreté et l’épanouissement de nos populations.

Pour notre part, nous souscrivons à une approche globale et régionale de règlement des questions de paix et de sécurité. C’est pourquoi, nous avons œuvré pour le développement d’une stratégie qui va au-delà du maintien de la paix pour épouser une approche pragmatique afin de relever les défis post-conflits. La consolidation de la paix et le développement devront se concevoir comme une solution et un moyen de prévention de l’instabilité et de l’insécurité.

Mesdames et Messieurs,
Je ne doute pas qu’au cours de vos travaux, vous approfondirez la réflexion sur le thème.

J’en appelle donc à l’engagement de tout un chacun à œuvrer à l’avènement d’un espace sécurisé et paisible, gage de tout développement.

C’est en réaffirmant la disponibilité du Burkina Faso à continuer à ne ménager aucun effort dans la quête d’une paix durable, que je déclare ouverte la conférence internationale de l’Institut des Hautes Etudes Internationales (INHEI) sur le thème « Paix et Sécurité en Afrique : Enjeux et perspectives ».

Je vous remercie.

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