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Discours à l’ouverture de la 2e session de la Conférence nationale de la Décentralisation (CONAD)

lundi 22 février 2010

DISCOURS DE SON EXCELLENCE
MONSIEUR LE PREMIER MINISTRE
CHEF DU GOUVERNEMENT

A la cérémonie d’ouverture de la deuxième session
de la Conférence Nationale de la Décentralisation

Ouagadougou, le 22 février 2010

-  Excellences Mesdames et Messieurs les Chefs de missions diplomatiques ;

-  Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations Internationales et Interafricaines ;

-  Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations non gouvernementales ;

- Mesdames et messieurs les représentants des Partenaires techniques et financiers

-  Distingués invités ;

-  Chers participants ;

-  Mesdames et Messieurs ;

Prévue pour se tenir le 23 Octobre 2009, Je voudrais avant toute chose, saluer l’esprit de dialogue, de concertation et de recherche de l’efficacité qui nous a conduit à reporter la tenue de la présente session de la Conférence nationale de la décentralisation.
Je voudrais ensuite, exprimer mes vifs remerciements à tous, pour votre présence à la cette cérémonie d’ouverture malgré les désagréments que je viens de rappeler.

Par ailleurs, je témoigne ma reconnaissance à l’endroit des acteurs du processus de décentralisation en cours, pour leur remarquable contribution à ce choix stratégique majeur énoncé dans le Programme quinquennal du Président du Faso, Son Excellence Monsieur Blaise COMPAORE.

Je rends un vibrant hommage à l’action résolue des organisations de coopération bilatérale et multilatérale dans l’accompagnement des communes et des régions de notre pays.

Au nom du Président du Faso, j’adresse également mes chaleureux remerciements aux collectivités territoriales étrangères, aux associations et organisations non gouvernementales qui accompagnent nos populations dans la quête d’un meilleur dispositif assurant la satisfaction de leurs besoins quotidiens.

Honorables invités,

Mesdames et Messieurs,

En consacrant la décentralisation dans la Constitution, le Burkina Faso a privilégié l’option d’un contrat social qui vise à établir un meilleur équilibre des responsabilités entre les acteurs de divers domaines de la vie politique et socio économique pour créer de nouvelles dynamiques assurant la participation et la valorisation des acteurs à la base.

La présente session de la Conférence nationale de la décentralisation se tient à un moment où, à partir des acquis substantiels obtenus dans la mise en œuvre des programmes de développement en cours, le Gouvernement a engagé un processus d’élaboration et d’adoption d’une Stratégie de croissance accélérée et de développement durable à travers laquelle les collectivités territoriales se verront assigner un rôle davantage affirmé de pôles de croissance et de compétitivité.

Elle se tient, par ailleurs, dans un contexte où conformément aux dispositions législatives, le Gouvernement a procédé au transfert de certaines compétences et ressources aux communes dans des domaines reconnus du reste comme essentiels à la lutte contre la pauvreté.

La mise en œuvre efficiente de ces options requiert la définition d’un cadre cohérent de mobilisation de ressources financières stables et prévisibles en faveur des collectivités territoriales. Elle implique en conséquence, l’élaboration de stratégies novatrices de financement par les collectivités territoriales, les partenaires au développement et l’Etat.

Dans cette perspective, les présentes assises revêtent un intérêt particulier pour le Gouvernement et l’ensemble des acteurs du processus de décentralisation.

Honorables invités,

Mesdames et Messieurs,

La communalisation intégrale en cours au Burkina Faso traduit l’engagement du Gouvernement d’édifier un Etat stratège, organisateur du dialogue social et porteur d’une culture responsable de construction de la nation conformément aux nouvelles exigences de la citoyenneté.

Fort de cette perspective, le Gouvernement entend mettre en œuvre des politiques et des programmes adaptés pour faire des collectivités territoriales à la fois des espaces d’expression de la démocratie locale et de la promotion d’économies porteuses de richesses et d’emplois.
L’adoption par le Gouvernement des plans triennaux du Cadre Stratégique de Mise en Œuvre de la Décentralisation s’inscrit dans cette vision qui promeut un système de gouvernance efficace et partagé, caractérisé par la responsabilisation citoyenne, la transparence et la participation des populations à la gestion des affaires publiques locales.

Dans cet esprit, la Conférence nationale de la décentralisation examinera la pertinence des objectifs, des résultats à atteindre et des actions proposées dans le document de Plan d’actions triennal 2010-2012 ainsi que les mesures envisagées pour renforcer le dispositif financier en vue d’accroitre la mobilisation des ressources financières endogènes des collectivités territoriales.

Honorables invités,

Mesdames et Messieurs,

Dans un monde où les divergences d’intérêt l’emportent souvent sur la communauté de destin, la coopération de peuple à peuple apparait comme le socle sur lequel peut se bâtir un monde plus juste et solidaire. La décentralisation en est un adjuvant ; et sous ce rapport, le Gouvernement apprécie hautement la mobilisation et l’engagement soutenus des partenaires techniques et financiers, de la société civile, des associations et des organisations non gouvernementales dans la mise en œuvre de la décentralisation et singulièrement dans les projets d’appui direct aux populations.

Le Gouvernement réitère sa conviction que la décentralisation est le vecteur le mieux approprié pour impulser le développement à la base. Dans ce sens, les collectivités territoriales s’obligent de créer les conditions pour libérer les énergies des populations, afin de favoriser l’expression d’initiatives valorisant les ressources locales et favorisant le dynamisme économique de chaque collectivité.

La tenue des présentes assises, j’en suis convaincu, sera un tremplin pour accompagner nos options stratégiques dans la conduite du développement à la base et la promotion de la gouvernance locale.

Notre volonté commune de concevoir et de mettre en œuvre des mécanismes et instruments clés visant à rendre plus performants les conseils délibérants est un facteur de renforcement de notre décentralisation et un gage de succès pour une croissance accélérée en vue d’un développement durable du Burkina Faso.
Je vous invite par conséquent à vous investir pleinement dans les réflexions en vue de dégager des orientations propices à un renforcement de vos capacités.

L’Etat pour sa part, continuera à appuyer les efforts des collectivités territoriales en les accompagnant avec une déconcentration des services conformément à son nouveau rôle de même qu’il poursuivra le financement du processus de décentralisation.

Les dotations globales de fonctionnement et d’équipement consenties en 2008 par le budget de l’Etat à hauteur de 6, 850 milliards de francs CFA, la réalisation des sièges des mairies à concurrence de 3,145 milliards de francs CFA en 2008, la mise à disposition des agents publics de l’Etat, le transfert de certaines compétences opéré en faveur des communes en mars 2009 ainsi que les ressources y afférentes à hauteur de 4,051 milliards de francs CFA, traduisent la ferme volonté du Gouvernement de donner plus d’initiatives et d’autonomie aux collectivités territoriales et de promouvoir une gouvernance locale qui, se fondant sur la subsidiarité, réponde réellement aux préoccupations des citoyens.

Dans cet esprit, la promotion de l’efficience dans la gestion des compétences transférées et des ressources restera toujours au cœur de l’action gouvernementale ; et cette culture de la performance s’organisera autour de l’élargissement continu de la culture démocratique.

Honorables invités,

Mesdames et Messieurs,

La conduite de la décentralisation repose sur une organisation appropriée et une responsabilisation accrue de tous les acteurs afin de créer de façon concertée, les conditions propices à l’émergence d’un développement impulsé et entretenu à la base.

La Conférence nationale de la décentralisation se veut un espace de mobilisation de tous les acteurs pour appuyer les choix opérés et susciter l’adhésion de tous, afin qu’ils assument judicieusement leurs responsabilités respectives pour la réussite du processus de décentralisation.

Je réitère à l’ensemble des acteurs un appel à une mobilisation soutenue pour des avancées toujours plus significatives dans notre engagement commun en faveur de la démocratie locale et d’un développement durable.

Dans cette attente, je souhaite un plein succès aux travaux et déclare ouverte, la 2ème session de la Conférence nationale de la décentralisation.

Je vous remercie.

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