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Allocution de Tertius Zongo au lancement officiel des Koras 2010

jeudi 24 décembre 2009

Abidjan, le 20 décembre 2009

Ivoire Golf Club

Monsieur le Premier Ministre et cher frère,

Mesdames et messieurs les membres du Gouvernement,

Mesdames et messieurs

Ce soir, la culture donne rendez-vous à l’histoire.
Deux pays auront rarement eu des relations humaines aussi inextricablement imbriquées que ceux dont nous sommes issus.
Basse Côte d’Ivoire et Haute Côte d’Ivoire résonnent dans le cœur de millions de Burkinabè comme l’expression par deux concepts d’une même réalité.
A cela répondent en écho des millions d’ivoiriens qui voient dans le Burkina l’autre Côte d’Ivoire.
L’histoire a aussi, en deçà et au delà de la Comoé qui ne saurait être une frontière mais un trait d’union naturel, noué pour toujours des fils indestructibles du tissu humain ivoiro-burkinabè.
Qu’il vous plaise de m’entendre résumer l’esprit de mes propos en empruntant cette phrase - symbole aux maitres de la parole, je cite : « le Burkina Faso et la république de Côte d’Ivoire sont les deux poumons d’un même pays. » fin de citation. C’est l’essence du Traité d’amitié signé entre nos deux pays sous le leadership des présidents Laurent Gbagbo et Blaise Compaoré.

Ce soir, l’histoire a rendez- vous avec la culture.
Qui parmi nous, générations montantes ou témoins vivants des classes précédentes, peut se risquer à effacer de la mémoire collective le rôle noble et précieux de la Côte d’Ivoire en tant que protectrice des hommes de culture et des arts ?
Les premiers responsables de ce pays ont été les mécènes de la culture sans lesquels la culture n’aurait pu atteindre aujourd’hui ce haut degré de performance.
Le Burkina Faso se veut à la fois l’héritier et l’accompagnateur de ces hauts faits. Le Masa, le Fespaco, le Palais de Culture, le Palais des sports …
Il y a là une saine émulation de deux nations qui œuvrent dans le domaine de la culture comme ferment de la paix qui travaille dans les arts comme ciment de l’amitié et de la fraternité.

Ce soir, Monsieur le Premier ministre et cher frère, nous avons rendez – vous avec les Kora pour préparer l’excellence de la musique et dans la musique.
Afin que ce langage universel pour lequel nous n’avons nul besoin de cours couteux d’alphabétisation pour comprendre, saisir et apprécier le sens, que ce langage puisse donc nous convaincre davantage que nous avons là
un instrument formidable permettant d’accélérer l’intégration africaine.

Que résonnent donc à présent les accordéons du fond de la lagune Ebrié, que tonnent les Bendré à l’autre côté de la rivière Kadiogo, que retentissent les tam - tams près du fleuve Congo, que battent les tambours du Maghreb et que grincent les kora sur les rives du fleuve Niger.
Et que cette polyphonie harmonieuse bénisse le lancement des Kora Awards 2010 jusqu’a l’apothéose à Ouagadougou le 04 avril prochain où nous vous attendons tous.

Je vous remercie.

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