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Discours du Président du Faso livré par le Premier ministre aux Journées européennes du développement

dimanche 25 octobre 2009

Discours de Son Excellence
Monsieur Blaise Compaoré, président du Burkina Faso

Délivré par Son Excellence Monsieur le Premier ministre, Tertius Zongo

A l’OCCASION DE LA QUATRIEME EDITION
DES JOURNEES EUROPENNES DU DEVELOPPEMENT.

Stockholm, le 24 octobre 2009

Excellences Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement ;

Excellence Monsieur le Premier Ministre du Royaume de Suède ;

Monsieur le Président de la Commission Européenne ;

Monsieur le Commissaire européen au développement et à l’aide humanitaire ;

Honorables parlementaires ;

Distingués participants ;
Mesdames, Messieurs ;

J’ai l’insigne honneur de m’adresser à cette auguste assemblée au nom de Son Excellence Monsieur Blaise Compaoré, Président du Faso qui ne peut assister à ces féconds débats en raison de circonstances totalement indépendantes de sa volonté.
En saluant l’esprit de ces journées, je me fais l’agréable devoir de vous livrer le message de Son Excellence Monsieur le Président du Burkina Faso. Je cite

"Les Journées européennes du développement constituent un cadre privilégié de partage de réflexions et de recherche d’un partenariat innovant autour de questions importantes et urgentes telles que la récession économique mondiale, l’adaptation aux changements climatiques, le renforcement de l’efficacité énergétique et la consolidation de la démocratie. Elles traduisent l’engagement de l’Union européenne à promouvoir un développement durable et solidaire.
Je porte un intérêt particulier à ces assises auxquelles j’ai toujours participé depuis leur institution en 2006.

En cet instant solennel, j’exprime mes sincères remerciements aux autorités du Royaume de Suède, ainsi qu’aux responsables de la Commission Européenne pour l’opportunité qu’ils nous offrent d’échanger sur l’urgence de bâtir une coalition internationale forte pour l’aboutissement de la lutte contre la pauvreté.

Mesdames, Messieurs ;
Distingués participants ;

La crise économique et financière mondiale est durement ressentie par les pays en développement, confrontés à la chute des exportations, la réduction de l’accès aux crédits et la baisse de l’aide au développement.

Comment résister à ces phénomènes qui accentuent le recul de la croissance et éloignent davantage nos Etats des objectifs de développement ?

Cette situation interpelle l’ensemble de la communauté internationale et appelle une synergie d’actions, en vue de trouver des solutions appropriées pour la relance des économies, notamment celles des pays les moins avancés.

C’est pourquoi je salue les mesures prises au cours des sommets du G20 de Washington en 2008 et de Londres en avril 2009 pour conforter tous les secteurs de production et atténuer les effets de la récession sur les pays pauvres. Ces mesures témoignent de la volonté d’apporter une réponse concertée à l’épineuse question du développement durable, dans un monde globalisé.

Excellences Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement ;

Mesdames, Messieurs ;

La présente rencontre se tient à un moment où le réchauffement climatique préoccupe l’ensemble des pays du monde et particulièrement ceux d’Afrique qui en paient le plus lourd tribut.

La question des changements climatiques interpelle les peuples et les dirigeants du monde sur la nécessité d’une gestion saine de l’environnement et sur l’impératif de mobiliser les ressources à la hauteur des défis auxquels notre planète est confrontée.

Les images de détresse diffusées par les médias ces dernières années sur les catastrophes naturelles, nous invitent à une profonde prise de conscience.

Elles nous imposent un devoir de solidarité accrue et nous rappellent notre responsabilité collective quant à l’avenir de l’humanité.

Mesdames, Messieurs ;

L’Afrique est une des régions du monde les plus vulnérables aux effets des variations climatiques, du fait de la pauvreté, de la grande dépendance des populations aux ressources naturelles, de la fragilité des écosystèmes et de la forte pression démographique sur l’environnement.

Plusieurs pays ont été profondément affectés au cours de l’année 2009 par les sécheresses ou les inondations qui ont aggravé l’insécurité alimentaire et entrainé le déplacement massif de populations.
Au Burkina Faso, les grandes pluies de septembre dernier ont provoqué de graves inondations et occasionné des pertes en vies humaines et d’importants dégâts sur les ouvrages et infrastructures publiques.

C’est l’occasion pour moi de réitérer, au nom du peuple burkinabè, ma profonde gratitude à l’Union Européenne et à l’ensemble de la communauté internationale pour les soutiens multiformes apportés aux populations sinistrées.

Mesdames, Messieurs ;

Aujourd’hui les changements climatiques sont un véritable enjeu pour la survie de la planète.

Face aux risques liés à ces variations, les grands pays émetteurs de carbone doivent réagir de manière énergique et efficace.

De concert avec les pays en développement, ils doivent œuvrer au succès de la prochaine rencontre de Copenhague.

En prélude à cette réunion et à la suite du Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement tenu le 22 septembre 2009 au siège de l’Organisation des Nations Unies sur la préservation de notre planète, le Burkina Faso a abrité du 09 au 11 octobre 2009, la 7ème session du Forum Mondial du développement durable autour du thème : « Changements climatiques : quelles opportunités pour un développement durable ? ».
Cette rencontre a été l’occasion pour les pays africains d’harmoniser leurs points de vue et de préparer leur contribution au débat mondial sur les conséquences du changement climatique.

Les recommandations qui en sont issues concernent principalement :

1. le maintien des acquis de la Convention et du Protocole de Kyoto ;

2. l’appui aux pays en développement pour l’adaptation, l’atténuation, l’accès à l’énergie propre, le transfert de technologies, le renforcement des capacités et les financements, à travers des projets et des actions concrètes sur le terrain ;

3. la nécessité d’une réévaluation stratégique du soutien à l’agriculture africaine avant l’échéance des Objectifs du Millénaire pour le Développement ;

4. le renfoncement de la production d’énergies solaire, hydroélectrique et éolienne pour couvrir les besoins énergétiques de l’Afrique d’ici à 2030 ;

5. la mise en place d’une agence internationale d’assurance sur le climat dotée d’un mécanisme de financement pour la gestion des effets des phénomènes climatiques.

6. la tenue au cours de l’année 2010, d’assises financières africaines en vue de faire émerger les régulations économiques et les compensations indispensables à un développement durable du continent africain.

A ce sujet, la mise en œuvre du projet d’emprunt mondial en faveur des pays les plus pauvres, suggéré par le Commissaire européen chargé du développement, lors de la 2ème édition des journées européennes en 2007, devrait aider les pays vulnérables à relever le défi du développement.

Mesdames, Messieurs ;
Les variations climatiques doivent nous amener à déployer des efforts d’adaptation, mais aussi, à entreprendre des actions concertées et novatrices, afin de parvenir à la construction d’un monde plus sain et prospère.

A cet égard, il importe pour tous les pays, d’œuvrer à l’atteinte de l’efficacité énergétique.

Dans les pays développés, la volonté de réduire la dépendance aux énergies fossiles a conduit à l’élaboration de nombreuses stratégies de substitution. Cependant, les pays les moins nantis restent confrontés à une faible couverture énergétique et à une forte dépendance technologique, malgré leurs énormes potentiels en énergies renouvelables.

C’est pourquoi le transfert de technologies constitue un impératif pour la conduite de politiques hardies en matière de sauvegarde de l’environnement.

De même, les pays en développement doivent investir dans la recherche et dans la formation, en vue d’une vulgarisation des énergies renouvelables.

Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement ;

Monsieur le Président de la Commission Européenne ;

Distingués participants ;

Mesdames, Messieurs ;

L’amélioration continue des systèmes de gouvernance dans nos pays par l’approfondissement de la culture démocratique, la promotion des libertés individuelles et collectives, l’instauration d’un dialogue social et d’une politique vigoureuse de développement économique et social sont essentielles pour la réalisation des objectifs de paix, de stabilité et de développement.

Ce nouvel environnement permettra à la fois, de surmonter les difficultés liées à la crise économique et de faire face aux incidences financières de la lutte contre les changements climatiques.

Convaincu que seule une responsabilité solidaire de tous les pays aboutira à l’édification d’un monde en progrès et respectueux des équilibres écologiques, je souhaite que les pistes qui seront dégagées au sortir des présentes journées, consolident les acquis et renforcent le partenariat entre l’Europe et l’Afrique. »
Fin de citation

Je souhaite plein succès à nos débats

Je vous remercie.

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