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Le Premier ministre préside l’ouverture officielle du 2ème Congrès International de Phytothérapie de Ouagadougou

mercredi 7 octobre 2009

La deuxième édition du Congrès International de Phytothérapie de Ouagadougou (CIPO) s’est ouverte le mardi 06 octobre 2009 sous la présidence du Premier ministre Tertius Zongo. 500 participants issus de 14 pays prennent part à cette rencontre qui se tient sous le thème « Plantes médicinales en thérapeutique moderne ». L’objectif étant de réfléchir sur les voies et moyens de tirer profit de la complémentarité entre la pharmacopée traditionnelle et la médecine moderne.

La rencontre fait suite à un premier congrès tenu en octobre 2007 à Ouagadougou. Organisée par le ministère en charge des Enseignements secondaire, supérieur et de la recherche Scientifique, et celui de la Santé ainsi que par l’Université de Ouagadougou et la Direction générale de la Pharmacie, elle réunit pendant 4 jours des médecins, des chercheurs et des tradithérapeutes de la sous-région, de France et de Chine.

Le professeur Jean Koulidiati, président du comité d’organisation a relevé la pertinence du thème qui interpelle la communauté scientifique toute entière. En organisant cette conférence a-t-il, « le gouvernement burkinabè veut contribuer à consolider la place des universités et des centres de recherche africains, dans un monde où la compétitivité, la connaissance, la science et l’innovation sont devenues les clefs du progrès, de la croissance et du développement ». Jean Koulidiati a appelé les universitaires africains à expliquer eux-mêmes la nouveauté et l’intelligence de leurs projets et à faire entendre leurs voix.

En sa qualité de président du comité scientifique du congrès, le professeur malien Mamadou Koumaré est intervenu pour relever la volonté politique et le soutien des autorités burkinabè qui ont permis la tenue périodique de la rencontre à Ouagadougou. Soutenant que la vision des scientifiques africains est de parvenir à un développement durable par une large couverture sanitaire à moindre coût, le président du comité scientifique a insisté sur la nécessité d’accroître les ressources financières allouées à la recherche pour le développement de la médecine traditionnelle. Il a également mis l’accent sur la formation et la coopération internationale et souhaité l’organisation d’une table-ronde qui permettrait de faire le point des différents programmes nationaux.

Dans son discours d’ouverture prononcé au nom du Premier ministre, le ministre de la Santé Seydou Bouda a énuméré toutes les disciplines modernes (botanique, ethnobotanique, pharmacologie, micro biologie, toxicologie…) qui explorent les valeurs thérapeutiques des substances provenant des plantes. Le ministre Bouda a aussi rappelé l’origine médicinale de la quinine et de la morphine et noté que 60% des médicaments utilisés en médecine moderne sont issus directement ou indirectement de la nature. Mais le parcours de la plante au médicament est tellement jalonné de difficultés que le ministre a encouragé les intervenants de la chaine de valorisation des plantes médicinales à travailler en parfaite collaboration afin de partager leurs expériences. Sur le thème du congrès, Seydou Bouda a indiqué que la phytothérapie ou l’art de guérir par les plantes était une pratique thérapeutique bien maîtrisée par toutes les civilisations et très répandue. Les chefs d’état africains ont bien compris son importance et ont tracé la voie lors d’une réunion à Lusaka en Tanzanie en déclarant la période 2001-2010, décennie de la médecine traditionnelle.

Au Burkina, cette valorisation du savoir traditionnel figure en bonne place dans les engagements nationaux ainsi que dans le programme quinquennal du Président du Faso. Aussi le ministre a-t-il appelé à une véritable relance de la pharmacopée traditionnelle et souhaité l’élaboration d’un répertoire consensuel des bonnes pratiques médicales en Afrique qui permettrait également la protection des droits de propriété.
A l’issue de la cérémonie, le Premier ministre a expliqué l’importance de la rencontre ainsi que de la médecine traditionnelle pour l’Afrique et particulièrement pour le Burkina. Pour Tertius Zongo, la tenue du congrès peut être perçue comme une volonté politique de mettre en œuvre les décisions des chefs d’Etat. « Il permet de créer un espace de dialogue entre ceux qui connaissent les plantes médicinales et ceux qui savent faire de la production industrielle » a dit le chef du Gouvernement pour qui la collaboration entre ces différentes entités est plus que jamais nécessaire.
L’ouverture du congrès a été marquée par l’élévation de trois professeurs émérites de la France, de la Côte d’Ivoire et du Mali au grade de Chevalier de l’Ordre national.

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