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La nationale 1 Bobo Dioulasso-Boromo définitivement réceptionnée

dimanche 4 octobre 2009

La route nationale 1 entre Bobo Dioulasso et Boromo, longue de 169 kilomètres a été définitivement réceptionnée le 29 septembre dernier. C’était au cours d’une cérémonie présidée par le Premier ministre Tertius zongo à Bobo Dioulasso, en marge de la 9ème rencontre entre le gouvernement et le secteur privé. Les travaux de renforcement de cette voie qui ont débuté en septembre 2005 ont été financés par le Fonds européen de Développement.

La cérémonie de réception de la route nationale 1 qui se déroulait au lendemain de la 9ème rencontre entre le gouvernement et le secteur privé a vu la participation de nombreuses personnalités, présentes à Bobo Dioulasso dans le cadre de cette rencontre annuelle.
Les travaux de renforcement et de contrôle de la route Bobo Dioulasso-Boromo, d’un coût total d’environ 60 milliards de FCFA en hors taxe (soit 56 984 858 515 FCFA pour les travaux de renforcement, et 2 166 380 643 FCFA pour le contrôle des travaux), ont permis de disposer d’une structure de chaussée en mesure de supporter durablement le trafic qui a considérablement augmenté ces dernières années. Ces travaux ont également permis au niveau du poste de péage de Bobo Dioulasso, de renforcer la chaussée par la mise en œuvre d’une dalle en béton armé.

En outre, pour des raisons de sécurité, l’entrée de Bobo Dioulasso a été réalisée en double voie avec terre plein central. Des aires de stationnement ont été aménagées à Houndé et à Pâ. La couche de roulement est un tapis d’enrobés, beaucoup plus confortable que les enduits superficiels habituels. En matière d’assainissement, des ouvrages supplémentaires et des caniveaux couverts à l’entrée de la ville ont été construits.
Le représentant de l’organisation des transporteurs routiers du Faso (OTRAF), Amidou Zerbo, s’est réjoui de la réalisation de cet ouvrage qui permettra une sécurité plus grande au niveau du transport des personnes et des marchandises entre Bobo Dioulasso et Boromo et favorisera les échanges commerciaux au niveau de ces régions à fort potentiel agricole. Il a pris l’engagement au nom de son organisation de tout mettre en œuvre pour que les transporteurs aient un comportement citoyen de sorte à préserver l’ouvrage et à assurer sa durabilité.

Il a émis le souhait que cette route soit dotée d’aires de stationnement et de repos.
Le gouverneur de la Région des Hauts Bassins, Témai Pascal Benon, a exprimé la reconnaissance des populations de la Région au gouvernement et au Bailleur de fonds de cette route qui joue dans la région, selon lui, un rôle de « cordon ombilical dans l’économie de l’Ouest du pays ». Il a tout particulièrement rendu hommage à l’Union européenne pour avoir financé l’ouvrage et pour l’appui qu’elle continue d’apporter à la région dans le renforcement de son réseau routier. Il a saisi l’opportunité pour exprimer la préoccupation de sa région de voir la réhabilitation de quatre axes routiers de grande importance. Il s’agit des axes Bobo-Banfora frontière de la Côte d’Ivoire ; Bobo-Orodara frontière du Mali ; Bobo- Faramana frontière du Mali ; Dandé-Kourouma-N’dorola frontière du Mali.
L’ambassadeur, chef de la délégation de la communauté européenne, Amos Tincani a fait le point de la participation de l’Union européenne à la réalisation de cette voie. Il a invité les transporteurs à prendre soin de cette route et à éviter des pratiques qui seraient de nature à la détériorer, notamment les surcharges, au risque de décourager les bailleurs de fonds qui souhaiteraient financer d’autres travaux dans la région. Il a annoncé une subvention de l’Union européenne aux camionneurs afin qu’ils saisissent l’opportunité pour renouveler leurs parcs vétustes.

Le Ministre des Infrastructures et du Désenclavement, Seydou Kaboré, a dans son intervention été clair sur les dispositions qui sont prises pour éviter les surcharges. Il a souligné que le contrôle à l’essieu est rentré en vigueur le 1er juin dernier au poste de péage de Zaghtouli sur l’axe Ouagadougou Bobo Dioulasso. Il a lui aussi invité les transporteurs à se départir des pratiques néfastes qui dégradent la chaussée, à savoir les feux aux abords de la voie, les dépannages sur la chaussée, etc.


Interview du Premier Ministre

« L’essentiel n’est pas de construire la route. Il faut de la responsabilité et de la discipline pour son entretien »

A l’issue de la cérémonie, le Premier ministre Tertius Zongo a livré à la presse ses sentiments sur ce nouvel ouvrage et lancé un appel aux usagers à tout mettre en œuvre pour assurer sa durabilité.
« Je suis venu magnifier la coopération entre le Burkina et l’Union européenne. Ce tronçon, comme vous le savez a été financé par l’Union européenne. Rien que le contrat des travaux de la route et du contrôle fait près de 60 milliards en hors taxes. Si vous essayez de ramener les coûts en toutes taxes, cela fait des montants extraordinaires. Il s’agit d’un effort assez important qui est fait par l’Union européenne et qui va dans le sens des priorités du gouvernement, à savoir ouvrir notre pays sur l’extérieur, permettre à notre pays d’avoir accès aux marchés.

L’essentiel n’est pas de construire la route. Nous avons évoqué un certain nombre de problèmes dont notamment les barrages routiers. Il faut que le trafic soit fluide, car il ne sert à rien d’avoir une route neuve quand on ne peut pas y circuler. Il y a aussi la responsabilité des transporteurs qui dégradent les routes avec les surcharges. Nous essayons de les sensibiliser. Il est très clair que les partenaires qui nous accompagnent ne peuvent pas continuer si à peine une route construite, les surcharges entraînent sa dégradation. Il faut que les gens sachent ce qu’ils veulent. Ils veulent de bonnes routes mais ne veulent pas être disciplinés. Rien ne se fait dans la discipline.
Si en revanche de bons comportements sont observés, il y a de l’espoir que l’autre tronçon entre Boromo et Ouagadougou soit bitumé. Le ministre des infrastructures l’a dit, pour ce qui est du tronçon entre Sakoinsé et Ouagadougou, les travaux vont commencer d’ici peu. Il est financé par la Banque mondiale. Les appels d’offres ont été lancés et les dépouillements sont faits. Nous sommes en attente de l’avis du bailleur pour attribuer le marché.

Le tronçon entre Boromo et Sakoinsé est prévu sur le prochain Fonds européen de Développement comme l’a souligné le chef de la délégation de l’Union européenne. Mais si la route Bobo Dioulasso-Boromo est dégradée, le financement du tronçon entre Boromo et sakoinsé n’aura pas lieu. Le gouvernement fait des efforts pour avoir des infrastructures routières de bonne qualité. C’est aux autres acteurs d’en être conscient et de l’accompagner.
En tant que pays de l’intérieur, si nous voulons que les gens viennent chez nous, il faut que nous ayons des services de meilleure qualité que ce qu’on leur offre sur la côte. Le premier service à offrir est celui des transports. Par conséquent, le gouvernement va poursuivre sa politique de renforcement des routes, mais la route elle seule ne fait pas le service, c’est plutôt la manière dont les services sont rendus. C’est l’infrastructure physique qui détermine la baisse des coûts ou l’augmentation des coûts. Nous ferons notre travail et nous demandons que les autres acteurs fassent également le leur ».

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