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Discours de clôture de la 9e rencontre Gouvernement/Secteur privé

mardi 29 septembre 2009

DISCOURS DE CLÔTURE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR TERTIUS ZONGO, PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT

Bobo-Dioulasso, le 28 septembre 2009

• Monsieur le Gouverneur de la Région des Hauts-Bassins ;

• Monsieur le Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso ;

• Mesdames et Messieurs les représentants de la communauté des affaires ;

• Distingués invités ;

• Mesdames et Messieurs ;

Nous voilà au terme des travaux de la 9ème rencontre gouvernement/secteur privé. Je voudrais me réjouir de la franchise et du réalisme qui ont caractérisé nos discussions. L’institution des rencontres sectorielles préliminaires et leur tenue effective ont permis, comme vous avez dû vous en rendre compte, de réduire de manière impressionnante la liste des intervenants et de centrer les différentes interventions sur des questions de préoccupation majeure.

Je ne saurai passer sous silence l’important travail de suivi réalisé par le Comité technique paritaire, faisant le point avec discernement des recommandations mises en œuvre et celles en attente, ainsi que les difficultés rencontrées et les mesures de relance. C’est bien là autant d’éléments qui attestent à suffisance que notre cadre de concertation a gagné en maturité, en professionnalisme et en efficacité.

La qualité du rapport de synthèse et la pertinence des recommandations qui viennent de nous être présentées montrent bien à dessein que malgré la brièveté du temps, les différentes contributions ont été de bien grande portée. En ce moment solennel de clôture, je voudrais adresser mes félicitations à vous tous et à vous toutes pour votre engagement à l’origine de ce succès.

• Mesdames et Messieurs les représentants de la communauté des affaires ;

• Mesdames et Messieurs ;

Comme je l’indiquais à l’ouverture de nos travaux, la crise financière aiguë qu’a enregistrée le monde, ne constitue pas seulement une menace pour notre économie. Elle offre des opportunités à saisir pourvu que nous sachions organiser notre stratégie de relance autour des axes essentiels ci-après :

1. L’amélioration du climat des affaires et la maîtrise des coûts des facteurs : l’important crédit dont jouit le Burkina Faso vis-à-vis de la communauté financière internationale en termes d’amélioration du cadre des affaires est un véritable défi. Le gouvernement en a bien conscience et ne ménagera aucun effort pour améliorer ses performances dans tous les domaines afin de rendre l’environnement des affaires plus attractif. En outre, il faut donner des réponses appropriées à la question récurrente du coût des facteurs de production. L’important chantier d’interconnexion électrique avec la Côte d’Ivoire qui connaîtra son dénouement en décembre 2009, permettra d’assurer une plus grande disponibilité en énergie électrique. L’étude envisagée par le gouvernement, en concertation avec le Groupement professionnel des industriels, permettra d’apprécier la charge réelle de l’électricité dans le coût de production des unités industrielles et d’envisager des mesures d’allègement nécessaires.

2. La restructuration des entreprises est plus qu’un impératif dans le contexte actuel. Aussi, le gouvernement prendra-t-il toutes les dispositions nécessaires pour rendre le fonds de restructuration opérationnel, de même que le fonds de la lutte contre la fraude.

3. L’apurement des arriérés de paiement : le gouvernement a entrepris des efforts importants en 2008 pour réduire substantiellement les arriérés de paiement de la dette intérieure. Pour assurer une relance de l’économie, il s’avère indispensable que des mesures soient prises pour améliorer la trésorerie des entreprises. Aussi, le gouvernement prendra-t-il toutes les dispositions nécessaires pour un règlement des montants certifiés au titre de la dette intérieure et travaillera à réduire les délais de paiement des factures fournisseurs.

4. Une meilleure articulation de l’économie : le constat est aujourd’hui établi que notre économie se caractérise par une marginalisation de plus en plus poussée du secteur de la transformation au profit des secteurs primaire et tertiaire, alors même que ce secteur doit ajouter de la valeur à l’économie. Le gouvernement continuera de mettre l’accent sur la modernisation de l’agriculture et de l’élevage pour assurer la souveraineté alimentaire en même temps qu’il manifeste sa disponibilité à accompagner toute initiative de création d’unités industrielles de transformation des produits locaux. Pour la promotion de nos échanges, l’intégration régionale sera mise à profit.

5. La transparence dans la passation des marchés publics : les importantes réformes entreprises en la matière seront poursuivies par le gouvernement et il prendra les dispositions nécessaires pour achever la mise en œuvre de l’architecture du Code des marchés publics, notamment la déconcentration des structures et l’application effective de la clause de l’offre évaluée économiquement la plus avantageuse.

6. Le poids de la fiscalité : les préoccupations à ce niveau sont bien nombreuses. Elles trouveront les réponses appropriées dans le cadre de la réforme globale de la fiscalité. Les comités sectoriels mis en place à cet effet, sont bien des espaces d’échanges à mettre à profit. Les résultats de la prochaine réunion du Conseil présidentiel de l’investissement serviront à nourrir le processus.

7. L’importance de la protection sociale et les filets sociaux. Le gouvernement reste attaché à l’amélioration des conditions de vie des populations. Dans cette perspective, d’importants programmes seront mis en œuvre avec l’appui des partenaires techniques et financiers.

Mesdames et Messieurs ;

Le secteur privé demeure, faut-il le répéter, le moteur de l’économie nationale et son développement rapide dépend de notre sens de collaboration, de communication et de responsabilité.

Je ne saurais terminer mon propos sans renouveler aux autorités et aux vaillantes populations de la région des Hauts- Bassins et de la ville de Bobo-Dioulasso, au Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie, El Hadj Oumarou KANAZOE, au Vice-Président El Hadj Djanguinaba BARRO et à tous les membres de la communauté des affaires, aux partenaires techniques et financiers, à la société civile, aux membres du Gouvernement ainsi qu’aux différents techniciens et personnes ressources, mes très sincères remerciements et félicitations pour toutes les commodités mises à notre disposition et surtout pour la qualité et la richesse de nos échanges.

Tout en vous souhaitant réussite dans toutes vos entreprises et un bon retour dans vos foyers respectifs, je déclare close, la 9ème rencontre annuelle Gouvernement/Secteur privé consacrée au thème : « Quelle stratégie de promotion du secteur privé dans le contexte actuel de crise économique » ?

Je vous donne rendez-vous pour la 10ème rencontre. Je vous remercie

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