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Conférence au Sommet du 7eme TAC : Quatre nouveaux accords signés et beaucoup de satisfécits

dimanche 29 juillet 2018

La Conférence au Sommet qui s’est déroulée le vendredi 27 juillet 2018 à Yamoussoukro, a mis fin aux travaux du 7eme Traité d’amitié et de coopération (TAC) entre la République de Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. Les deux Parties ont signé quatre nouveaux accords dans les domaines de l’économie numérique et des postes, du cinéma et de l’audiovisuel, de la promotion de la femme, et de l’insertion des jeunes, sous le regard approbateur des présidents burkinabè, Roch Marc Christian KABORE, et ivoirien, Alassane OUATTARA.

Le 7eme Traité d’amitié et de coopération (TAC) entre la République de Côte d’Ivoire et le Burkina Faso qui s’est déroulé du 23 au 27 juillet 2018 à Yamoussoukro, capitale politique ivoirienne, a sans conteste permis de renforcer davantage l’axe Ouagadougou-Yamoussoukro, en témoigne le renforcement du cadre juridique de la coopération bilatérale avec la signature de quatre nouveaux accords dans plusieurs domaines que sont l’économie numérique et les postes, le cinéma et l’audiovisuel, la promotion de la femme, et l’insertion des jeunes, lors de la Conférence au Sommet.

Il s’agit précisément de l’accord de coopération en matière de coproduction, de formation et d’échanges cinématographiques et audiovisuels, du protocole portant définition des modalités pratiques de fonctionnement et d’exécution du Fonds ivoiro-burkinabè pour la promotion de la femme (FACIBF), de l’accord de coopération dans le domaine de l’économie numérique et des postes et du protocole portant définition des modalités pratiques de fonctionnement et d’exécution du Fonds de l’amitié et de la coopération ivoiro-burkinabè pour l’insertion des jeunes (FACIBIJ) à hauteur de 200 millions de francs CFA, soit 100 millions par pays.

A cette occasion, le président du Faso, Roch Marc Christian KABORE, a traduit toute la compassion du peuple burkinabè à son homologue au gouvernement et au peuple ivoiriens pour les inondations des 17 et 18 juin 2018 à Abidjan.
Puis, il a indiqué que les deux pays doivent se féliciter des résultats du TAC, qui non sans les difficultés qui ont émaillé son fonctionnement a toujours cultivé la force de l’amitié et le dialogue.

« Avec la présente rencontre, une bonne occasion nous est offerte pour faire le bilan de la mise en œuvre de nos engagements et évaluer nos potentialités de développement et ouvrir les perspectives nouvelles pour le TAC qui fêtera bientôt ses 10 ans d’anniversaire dans une dynamique de renforcement et d’élargissent continus de notre coopération bilatérale », a-t-il ajouté.

Le TAC, moteur de la coopération ivoiro-burkinabè

Pour lui, le TAC porté sur les fonts baptismaux dès 2008 avec pour objectif de renforcer les liens d’amitié et de coopération dans plusieurs domaines pour répondre aux préoccupations et au bien-être de nos peuples ivoiriens et burkinabè, contribue, d’année en année, à une consolidation des bonnes collaborations entre les deux pays à travers la tenue régulière de cadres de concertation, la signature de plusieurs accords et le suivi régulier de la mise en œuvre des projets.

Face aux grands défis d’ordre économique politique et sécuritaire auxquels le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire mais également les autres pays de la sous-région Ouest-africaine sont confrontés, le président KABORE a mentionné que le TAC qu’il a qualifié de « moteur de cette coopération bilatérale » est un excellent outil qui peut apporter des réponses appropriées, au vu de ses résultats satisfaisants enregistré à mi-parcours dans les deux pays.

Et le président du Faso de poursuivre : « La problématique sécuritaire nous impose de travailler de façon concertée et coordonnée et nous nous réjouissons de l’étroite collaboration qui existe entre nos services en charge de ces questions. C’est lieu de renouveler mes remerciements aux autorités et au peule ivoirien pour leur soutien lors des attaques terroristes qui ont endeuillés le peuple burkinabè ».

Bien que des avancées notables aient été enregistrées dans la mise en œuvre de plusieurs projets prioritaires et structurants, Roch Marc Christian KABORE a laissé entendre qu’il est indispensable de mettre en place un mécanisme opérationnel pour diligenter leur mise en vue de renforcer les actions de développement du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire.

De ce fait, il a assuré que le Burkina Faso jouera pleinement sa partition pour que le couple ivoiro-burkinabè contribue fortement à la cohésion sociale et politique ainsi qu’au renforcement de l’intégration économique Ouest-africaine.
Quant au président ivoirien, Alassane OUATTARA, il a insisté sur le fait que le TAC, « un instrument majeur » signé en 2008, est le témoignage du lien fort qui unit les deux pays.

La sécurité doit devenir une priorité

« Dix ans d’un traité qui a su s’adapter aux contraintes des différentes époques et qui j’en suis convaincu portera encore pendant longtemps notre ambition en faveur du développement de nos pays et du bien-être des peuples ivoirien et burkinabè. Nous pouvons légitimement être fiers du chemin parcouru dans notre quête inlassable d’intégration et dans la mise en œuvre des accords des programmes et des chantiers prioritaires qui répondent aux préoccupations de nos populations grâce à une plus grande synergie entre nos deux économies », a-t-il démontré.


A son avis et contrairement à une certaine opinion qui dit que rien n’est fait dans le cadre du TAC, ce traité connait des avancées notables sur certains projets.

Pour étayer son propos, il a cité le projet de l’autoroute Yamoussoukro-Ouagadougou dont les travaux ont démarré depuis le 2 octobre 2017 sur la section Yamoussoukro-Tiébissou et dont le financement est acquis pour le tronçon Yamoussoukro-Bouaké ainsi que les études achevées sur cette section, l’augmentation de la fourniture d’électricité au Burkina Faso avec pour objectif d’atteindre les 90 MW dès janvier 2019, les efforts consentis sur la question de la fluidité routière sur le corridor Abidjan-Ouagadougou ainsi que l’accroissement de l’efficacité des procédures de commerce et du transit, etc.
Néanmoins, il a estimé qu’il y a quelques lenteurs dans la mise en œuvre de certains projets identifiés comme le projet de réhabilitation du chemin de fer Abidjan-Ouagadougou-Kaya et son prolongement jusqu’à Tambao, le projet concernant la gestion des personnes et de la crise du Mont Péko, etc.

Fort de ce constat, Alassane OUATTARA a invité les gouvernements de ivoirien et burkinabè à tout mettre en œuvre afin d’accélérer la réalisation de ces projets.
A l’entendre, ces progrès accomplis ensemble dans le cadre du TAC ainsi que les opportunités que les économies des deux pays en faveur de la jeunesse ne doivent pas faire oublier la situation sécuritaire de la région Ouest-africaine et la menace qu’elle fait peser sur certains acquis.

A cet égard, il a salué les efforts et les victoires importantes du Burkina Faso dans le cadre de la lutte contre le terrorisme ainsi que le rôle et l’action du président KABORE au sein du G5 Sahel.

« La sécurité doit devenir une priorité de notre agenda commun et nous devons continuer de renforcer notre coopération en matière d’échanges d’informations et de renseignements afin de garantir la paix et la sécurité à nos populations », a martelé Alassane OUATTARA.
La huitième Conférence au Sommet des Chefs d’Etat du TAC entre le Burkina Faso et la République de Côte d’Ivoire se tiendra en juillet 2019, à Ouagadougou.

DCI/PM

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