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Conseil conjoint de Gouvernements du TAC : Approbation et validation du projet de rapport et des projets d’accords

vendredi 27 juillet 2018

Les travaux du septième Traité d’Amitié et de Coopération entre la République de Côte d’Ivoire et le Burkina Faso entamés depuis le 23 juillet 2018 par les rencontres des experts, a amorcé ce jeudi 26 juillet une étape décisive avec le Conseil conjoint de Gouvernements. A Yamoussoukro, capitale politique ivoirienne, ledit conseil a été piloté par les Premiers ministres burkinabè, Paul Kaba THIEBA, et ivoirien, Amadou Gon COULIBALY. La rencontre a permis d’approuver un projet de rapport et de valider des projets d’accords qui seront soumis à l’appréciation du président du Faso, Roch Marc Christian KABORE et son homologue ivoirien, Alassane OUATTARA, lors de la Conférence au Sommet du TAC qui se tient le vendredi 27 juillet 2018.

Autour d’une même table et assis face à face, les gouvernements burkinabè et ivoirien tous animés d’une fierté de se retrouver, pour écrire une nouvelle page de l’histoire du TAC. Examiner et adopter les résultats des travaux des experts en vue de les soumettre aux Présidents burkinabè, Roch Marc Christian KABORE, et ivoirien, Alassane OUATTARA, c’est la mission assignée au conjoint de Gouvernement de la septième édition du Traité d’amitié et de coopération (TAC) entre les deux pays.

Au terme des travaux, le conjoint de Gouvernement a approuvé un projet de rapport et validé des projets d’accords dans divers domaines de coopération qui seront soumis à l’appréciation des deux Chefs d’Etat, lors de la Conférence au Sommet du TAC qui se tient demain vendredi 27 juillet 2018.

Selon le Premier ministre burkinabè, Paul Kaba THIEBA, le Conseil conjoint de Gouvernements offre l’occasion de sceller davantage la chaleureuse amitié ivoiro-burkinabé, « une amitié dont les racines profondes puisent leur force dans la communauté d’histoire, de géographie, de culture et de destin ».

A son avis, la signature du TAC, le 29 juillet 2008, a donné un coup d’accélérateur à la coopération bilatérale entre la République de Côte d‘Ivoire et le Burkina Faso, marquant ainsi une nouvelle ère des relations de coopération entre les deux pays, caractérisée par une plus forte convergence de vues et une solidarité mutuelle agissante.

« Le couple ivoiro-burkinabè est un bel exemple d’intégration réussie et de partenariat sud-sud apprécié dans la sous-région et même au-delà », a-t-il souligné, avec satisfaction.

Pour lui, le TAC qui célèbre cette année ces nocs d’étain offre l’occasion de faire un bilan du parcours des deux pays afin d’orienter davantage leurs actions vers la satisfaction des fortes aspirations des peuples burkinabè et ivoirien.
A ce titre, il a énuméré quelques avancées à capitaliser dans le cadre du TAC au titre des projets prioritaires notamment dans les infrastructures tant routières que ferroviaires, dans l’énergie, dans les mines.

S’agissant des recommandations, Paul Kaba THIEBA a reconnu que celles-ci connaissent une mise en œuvre appréciable de part et d’autres avec la création d’un Fonds de l’amitié ivoiro-burkinabè au profit des jeunes et des femmes des deux pays, les rencontres des autorités administratives frontalières, le renforcement de la coopération sécuritaire par les échanges d’informations et de renseignements, la gestion concertée de la question de l’occupation illégale du Mont Péko, l’amélioration de la fluidité du trafic et de la libre circulation des personnes et des biens, etc.

Une coopération riche d’expériences

« Aujourd’hui plus qu’hier, la coopération bilatérale entre la République de Côte d’Ivoire et le Burkina Faso est assurément riche d’expériences, eu égard aux domaines variés qu’elle couvre. En effet, depuis la signature de notre traité, le cadre juridique de notre coopération s’est renforcé d’environ soixante-dix (70) accords ; ce qui illustre à souhait le dynamisme de cette coopération et l’intérêt que nous portons à cette amitié séculaire », a-t-il expliqué.

Nonobstant ces acquis, il a toutefois relevé que les défis à relever restent toujours énormes notamment les défis du moment, à savoir les changements climatiques et leur cortège de catastrophes naturelles de tout genre, le terrorisme, l’extrémisme violent, le grand banditisme, la criminalité transfrontalière, etc.

Son homologue ivoirien, Amadou Gon COULIBALY, a félicité les experts et les ministres en charge des affaires étrangères des deux pays pour le travail abattu.
A l’entendre, la tenue dudit Conseil de gouvernements revêt une signification particulière dans un contexte où chaque partie est invitée à donner une nouvelle impulsion à la coopération entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire en accordant une attention particulière aux grands projets d’intégration.

En ce qui concerne la lutte contre le terrorisme, il a soutenu que seule une conjugaison des efforts peut venir à bout de ce fléau qui apparait comme un véritable cancer à même d’annihiler les efforts de développements des Etats.

Et le Premier ministre ivoirien de poursuivre : « Outre une importante coopération judicaire et policière, il conviendra également d’adopter une législation à ce sujet. Au niveau de la jeunesse, le phénomène d’immigration irrégulière dans les pays du Nord et es conséquences nous obligent à trouver des solutions appropriées contre ces fléaux. Il s’agit pour nous de mieux appréhender les causes profondes et de mettre en place une politique sectorielle commune visant à montrer aux jeunes notamment les diplômés de meilleures perspectives ».

DCI/PM

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