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Mouvements sociaux : Le plaidoyer des commerçants pour une sortie de crise

mardi 12 juin 2018

La Coalition des structures syndicales et associatives des commerçants du Burkina Faso (COSSAC-BF) a organisé une marche en direction du Premier ministère, le lundi 10 juin 2018, en vue de transmettre son plaidoyer à l’endroit des autorités et des syndicats relatif aux mouvements sociaux qui, selon elle, « tendent à remettre en cause l’émergence de la nation et du coup bloquent tout processus de développement et d’investissement ». Ce plaidoyer a été reçu par le Secrétaire général de la primature, Bamory OUATTARA.

« C’est avec consternation que notre coalition vit la situation insoutenable des mouvements sociaux issus des syndicats des différents ministères depuis la prise de fonction du pouvoir par Son Excellence Roch Marc Christian KABORE », a soutenu la Coalition des structures syndicales et associatives des commerçants du Burkina Faso (COSSAC-BF).

En sus, elle a mentionné que ces mouvements sociaux « tendent à remettre en cause l’émergence de la nation et du coup bloquent tout processus de développement et d’investissement. Ces mouvements de grève ne sont pas sans conséquences sur les activités économiques du Burkina Faso ».

Même si elle reconnait que « ces revendications sont parfois légitimes », la COSSAC-BF martèle « qu’il ne faut pas occulter qu’elles revêtent un caractère politique et corporatiste ».

Face à cette situation qui, à son avis, « n’augure pas de lendemains meilleurs pour les acteurs économiques et les masses laborieuses », la COSSAC-BF, formule un plaidoyer à l’endroit des autorités et des syndicats.
Aux autorités, la coalition demande d’assurer la paix, la sécurité et la continuité des services dur l’ensemble du territoire, « sans lesquelles, il n’y aura pas de développement pérenne ».

La COSSAC-BF les prie d’instaurer l’autorité de l’Etat en faisant respecter les textes en matière de grève et de sit-in au Burkina Faso, de poursuivre le dialogue avec les acteurs concernés pour une sortie de crise aux fins de la relance économique.
Un autre plaidoyer de la coalition à l’endroit des autorités concerne la mise en œuvre des conclusions issues des futurs états généraux sur la rémunération des agents du public pour une équité, la poursuite des réformes macroéconomiques et sectorielles entreprises de créer les conditions d’une croissance durable et équitable gage d’un véritable développement économique et social.

La COSSAC-BF encourage également les autorités à approfondir la gouvernance et à relancer l’économie par l’appui au secteur privé à l’accès aux services des micro-finances et banques, de créer les bases d’une économie informelle résiliente conformément aux engagements contenus dans le Programme national de développement économique et social (PNDES), à travers la création de la Banque de l’économie informelle.

Aux syndicats, la coalition exhorte de privilégier le dialogue social au détriment des arrêts de travail, qui paralysent l’administration publique, d’avoir un esprit patriotique dans le sens de la revendication en mettant en avant l’intérêt supérieur de la nation au détriment des intérêts corporatistes.

Enfin, elle supplie les syndicats « de ne pas se laisser manipuler par les hommes tapis dans l’ombre aux intérêts inavoués » et de prendre part à la conférence nationale sur les rémunérations, qui du reste est un cadre de recherche de solution aux problèmes salariaux contenus dans les plates-formes revendicatives des syndicats.

DCI/PM

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