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DISCOURS DE SEM PAUL KABA THIEBA PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT A L’OCCASION DE LA CEREMONIE D’OUVERTURE DU CONSEIL DES MINISTRES DU CAMES

jeudi 31 mai 2018

Mesdames, Messieurs,
Au nom de Son Excellence, Monsieur Rock Marc Christian KABORE, Président du Faso, Chef de l’Etat, je vous souhaite la bienvenue à Ouagadougou, à l’occasion de la 35ème session du Conseil des Ministres du CAMES et de la célébration du cinquantenaire de notre organisation d’intégration en matière de mutualisation des ressources de l’enseignement supérieur et de la recherche.


Je voudrais aussi vous exprimer ma gratitude pour le choix de Ouagadougou pour abriter ces deux importantes activités. Ce choix est d’autant plus judicieux que le jubilé connaitra son apothéose avec l’élévation de Son Excellence Monsieur le Président du Faso, à la dignité de Grand-Croix de l’Ordre international des palmes académiques du CAMES.
Mesdames, Messieurs,
Permettez-moi de rendre hommage aux pères fondateurs du CAMES, crée le 23 janvier 1968 à Niamey. Cette organisation faut-il le rappeler, est née de la volonté des pays membres de l’Organisation Commune Africaine et Malgache (OCAM), de disposer d’une institution qui fédère leurs systèmes d’enseignement supérieur et de recherche, en vue d’en faire des leviers efficaces de développement économique et de progrès social.
De 16 Etats à la signature de la convention relative à son statut et à son organisation à Lomé en 1972, le CAMES compte aujourd’hui 19 Etats membres, ce qui prouve son dynamisme et son efficacité pour notre espace communautaire.


En effet, depuis sa création, notre institution n’a cessé de faire des réformes pour adapter les systèmes d’enseignement supérieur et de recherche africains aux normes internationales, tout en conservant leur spécificité, afin qu’ils puissent répondre aux défis de développement du continent.
A titre illustratif, l’on peut citer :
-  l’accréditation, qui a permis de développer des programmes de formation et de recherche pertinents au service du développement socio-économique de nos états ;
-  l’évaluation en vue de la promotion des enseignants-chercheurs et des chercheurs afin d’assurer la qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique dans les pays membres ;
-  la mise en place de structures d’assurance qualité dans les institutions d’enseignement supérieur et de recherche des pays membres du CAMES.
Ces dispositions qui mettent l’accent sur la qualité, confèrent aux enseignants-chercheurs et aux chercheurs, un label de reconnaissance de leurs compétences dans leurs domaines respectifs de spécialisation à la fois sur le plan régional et international.
Je voudrais saisir l’opportunité qui m’est offerte, pour saluer les mérites de toutes les éminentes personnalités qui ont animé, la vie du CAMES pendant ces 50 années et qui ont contribué à son rayonnement. Je pense en particulier au Professeur Joseph KI-ZERBO qui en a été l’un des pères fondateur et le tout premier Secrétaire Exécutif que nous célébrons aujourd’hui.


Face aux défis actuels des Etats africains, le CAMES s’affirme de jour en jour comme un exemple achevé d’intégration, de solidarité, un outil incontournable de promotion et/ou de validation des compétences pour la crédibilité des institutions d’enseignement supérieur et de recherche et pour leur compétitivité au niveau international. Il est apparu fort heureusement comme leur structure faîtière de certification de l’assurance-qualité. Par l’institution de l’évaluation par les pairs à la fois dans le domaine scientifique et la formation universitaire, le CAMES crée une dynamique d’émulation, en particulier dans le développement des organes de recherche. De plus en plus de revues de l’espace CAMES sont soit impactées, soit indexées, ce qui donne une grande visibilité à la production scientifique africaine et francophone. Je voudrais par conséquent féliciter l’ensemble des acteurs qui œuvrent avec professionnalisme à la promotion de la qualité dans nos universités et dans nos centres de recherche.
Cette célébration du cinquantenaire est digne d’intérêt. Après un demi-siècle d’existence, une halte s’impose, pour faire une rétrospective des programmes mis en œuvre, d’apprécier sereinement le chemin parcouru, de capitaliser les succès, mais aussi de reconnaître les insuffisances, regarder les nouveaux défis et envisager l’avenir avec le maximum de lucidité. Cette évaluation interne de notre organisation intergouvernementale arrive à point nommé : les défis de l’heure sont en lien avec les mutations des paysages scientifique et universitaire. Sont en cause, entre autres, la mondialisation, l’essoufflement des financements publics, la massification des effectifs d’étudiants, l’émergence d’un secteur privé dynamique de l’enseignement supérieur et la mise en œuvre du système Licence Master Doctorat (LMD).Cette situation exige du CAMES d’une part, d’adapter ses programmes et projets aux différentes problématiques posées et d’autre part, d’innover en matière de gouvernance et de recherche de sources de financement.
Pour relever ces défis, le CAMES s’est doté d’un plan stratégique 2015-2019, mais ce plan, dont la mise en œuvre est déjà en cours, n’aura de chance de réussir que s’il bénéficie d’un engagement de tous les acteurs (chercheurs, enseignants-chercheurs, étudiants etc.) mais aussi et surtout de l’accompagnement des Etats et des partenaires techniques et financiers. Soyez assurés du soutien constant de l’Etat Burkinabè pour la mise en œuvre réussie de ce plan.
Messieurs les ministres,
Je vous invite à prêter beaucoup d’attention aux résultats des réflexions qui seront faites dans le cadre de la commémoration de ce cinquantenaire. En effet, il vous revient, de donner suite aux réflexions des experts sur le devenir du CAMES après 50 ans d’existence. En vous appuyant sur le rapport des experts du Conseil des Ministres et les recommandations des panels du Colloque sur l’enseignement supérieur, vous pourrez en conséquence décider de l’orientation nouvelle à donner à notre institution commune dont l’importance est capitale pour impulser encore plus de dynamisme à l’enseignement supérieur et à la recherche scientifique. C’est le sort de notre jeunesse, de nos Etats, et de notre avenir qui est en jeu. Mieux, nos jeunes seront formés, mieux l’avenir de nos pays sera assurer dans la mondialisation et la compétition internationale.
Notre positionnement dans ce monde dépendra de la priorité et des moyens que nous mettrons au service de l’éducation et de la formation de nos jeunes. La maîtrise du savoir nous offre l’opportunité historique de repositionner nos économies et nos sociétés au centre de la compétition mondiale. Nous n’avons pas le droit de nous satisfaire du statut de consommateur… nous devons avec le CAMES permettre à nos Universités de se hisser au cœur de l’innovation, de la recherche, de la qualité et du progrès. Vous avez donc, entre vos mains, l’avenir de tout un continent. Le moment est très solennel, et la responsabilité immense.


Mesdames, messieurs
Les défis sont nombreux et le plan stratégique est à la hauteur des enjeux. Je sais compter sur vous, Monsieur le Secrétaire général du CAMES, et sur votre équipe, mais aussi sur tous les acteurs qui vous accompagnent pour l’atteinte des objectifs que vous poursuivez à travers ce plan.
Son Excellence Monsieur le Président du Faso et ses pairs attendent vos propositions en matière d’orientation à impulser au CAMES pour obtenir un enseignement supérieur et une recherche de qualité, compétitive, en phase avec les réalités économiques, sociales et culturelles de nos Etats.
Je vous exhorte à vous livrer à cet exercice avec le sérieux qui a toujours caractérisé votre engagement en faveur de nos Universités, de notre jeunesse et de notre avenir dans la mondialisation.
Je félicite le comité local d’organisation, le secrétariat général du CAMES, les experts et les panélistes, bref, tous ceux qui ont œuvré et collaboré dans l’organisation des deux évènements.
En vous souhaitant de fécondes réflexions, je déclare ouverts les travaux de la 35ème session du Conseil des Ministres du CAMES.
Vive le CAMES,
Vive l’intégration africaine,

Je vous remercie pour votre aimable attention !

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