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Espace CEDEAO : Le Burkina Faso dispose désormais d’un Centre national pour la coordination de la réponse aux risques sécuritaires 

lundi 12 février 2018

Le Premier ministre, Paul Kaba THIEBA, a présidé la cérémonie marquant l’ouverture officielle du Centre national pour la coordination de la réponse aux risques sécuritaires, le jeudi 8 février 2018. C’est un mécanisme de veille, d’alerte, d’analyse et de réponses qui a pour ambitions de recueillir les informations et les données sur les menaces à la bonne gouvernance, à la sécurité et à la paix, à la santé (...) afin d’alerter le Gouvernement sur les menaces potentielles et de lui suggérer les réponses adaptées pour chaque type de menace.

Après Bamako au Mali et Monrovia au Liberia, Ouagadougou est la troisième capitale de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) à se doter d’un Centre national pour la coordination de la réponse aux risques sécuritaires.

En effet, le lancement officiel dudit centre a eu lieu le jeudi 8 février 2018, sous la présidence du Premier ministre, Paul Kaba THIEBA, en présence du président de la Commission de la CEDEAO, Marcel De SOUZA, du représentant de l’Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique, André K. YOUNG et bien d’autres personnalités.

Paul Kaba THIEBA a fait savoir que le Gouvernement burkinabè se réjouit de faire partie des pays pilotes d’opérationnalisation des centres nationaux d’alerte précoce, et s’engage à œuvrer à la réussite des missions de son centre, un important outil qui vient renforcer son dispositif de prévention, mais aussi de prise en charge des menaces de tout genre qui plombent les efforts de son développement.

Convaincu qu’aucun pays ne peut se développer sans la paix et la sécurité, il a expliqué que le Président du Faso, Roch Marc Christian KABORE a toujours affirmé sa volonté de lutter contre l’insécurité sous toutes ses formes, à travers la définition d’une politique et d’une stratégie nationale de sécurité, en harmonie avec celle de la sous-région.
« Cette vision est réaffirmée dans le Plan National de Développement Economique et Social (PNDES), notre nouveau référentiel de développement. En son Axe1 intitulé, « Réformer les institutions et moderniser l’administration », le PNDES fait de la question sécuritaire une préoccupation majeure. L’objectif est de renforcer la sécurité et la protection civile », a-t-il expliqué.

Selon lui, les principaux résultats attendus dans ce cadre portent sur une augmentation du taux de couverture des régions en plan Organisation de la réponse de la sécurité civile (ORSEC) de 53% en 2015 à 100% en 2020 ; un accroissement du taux de maillage du territoire national en services de sécurité opérationnels de 56,8% en 2015 à 75% en 2020 ; une amélioration du ratio agent de sécurité/ population de 1/948 en 2015 à 1/910 en 2020 .

« La vision du Président du Faso en matière de sécurité se fonde sur le fait que la lutte contre l’insécurité ne saurait être gagnée par les seules actions militaires, mais par une politique audacieuse de lutte contre la pauvreté qui en est un terreau fertile », a mentionné M. THIEBA qui a ajouté que la mise en œuvre du Programme d’Urgence pour le Sahel ( PUS) d’un coût de 455 milliards de FCFA, dans la partie septentrionale du Burkina Faso, le 03 août 2017, constitue une des réponses les plus appropriées, par des investissements massifs dans des domaines comme les constructions de forages, d’infrastructures scolaires et sanitaires, l’aménagement de voiries, le financement d’activités génératrices de revenues, l’électrification rurale, etc.
« Aucune politique efficace de développement ne saurait être efficiente sans un environnement apaisé. La mise en œuvre réussie du PNDES, est tributaire d’un climat de paix », a-t-il martelé.

A l’occasion, le représentant de l’Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique, André K. YOUNG, a souligné que le Centre national pour la coordination de la réponse aux risques sécuritaires va jouer un rôle important dans la réponse aux multiples risques auxquels le Burkina Faso est confronté à savoir dans le domaine de la sécurité avec les menaces de groupes terroristes, de la santé avec certaines épidémies comme Ebola, des catastrophes naturelles causées par le réchauffement climatique… et qui peuvent venir de partout et à tout moment.
Pour Marcel De SOUZA, l’ouverture dudit centre se justifie par le fait que les chefs d’Etat de l’Espace CEDEAO ont souhaité avoir un instrument qui puisse gérer la solidarité en son sein particulièrement en ce qui concerne l’aspect sécuritaire qui n’est pas celui lié seulement au terrorisme.

« Il s’agit de la sécurité humaine notamment tous ce qui touche la vie des populations notamment la situation sécuritaire, la situation sanitaire et alimentaire, les problèmes environnementaux (les inondations) et la transhumance … et qui touche la vie des 350 millions d’habitants que compte les 15 millions de l’Espace CEDEAO », a-t-il cité.

A l’entendre, les investissements pour concrétiser un tel projet ont coûté un peu plus de 2 milliards de F CFA pour l’acquisition des équipements de communication, d’information et du point de vue géo-spatial notamment.

Il a expliqué que dans chaque pays un comité d’alerte précoce et de réponse rapide va se réunir régulièrement en vue de cibler et de diagnostiquer les éventuelles crises, puis de prendre les décisions et organiser la réponse appropriée pour chaque type de menaces.

DCI/PM

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