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Discours à l’ouverture du premier Conseil de Gouvernement conjoint Burkina - Côte d’Ivoire

mardi 15 septembre 2009

DISCOURS DE SON EXCELLENCE
MONSIEUR TERTIUS ZONGO, PREMIER MINISTRE,
CHEF DU GOUVERNEMENT DU BURKINA FASO

A

L’OUVERTURE DE LA RENCONTRE
DES CHEFS DE GOUVERNEMENT,
DANS LE CADRE DE LA MISE EN OEUVRE
DU TRAITE D’AMITIE ET DE COOPERATION
BURKINA FASO – COTE D’IVOIRE

Yamoussokro, 15 sepembre 2009

• Monsieur Guillaume SORO, Premier Ministre de la République de Côte d’Ivoire ;

• Mesdames et Messieurs les membres des gouvernements de la République de Côte d’Ivoire et du Burkina Faso ;

• Honorables invités ;

• Mesdames, Messieurs ;

Je voudrais, avant tout propos, exprimer ma profonde reconnaissance à vous-même, Monsieur le Premier Ministre, au Gouvernement et au peuple frère de la République de Côte d’Ivoire pour l’accueil combien chaleureux et très fraternel ainsi que la bienveillante sollicitude dont ma délégation et moi-même sommes l’objet depuis notre arrivée dans cette belle capitale politique ivoirienne, Yamoussoukro.

Permettez-moi également, en cette circonstance solennelle hautement significative pour les relations entre nos pays et nos peuples respectifs, de rendre un hommage appuyé à Son Excellence Monsieur Laurent GBAGBO, Président de la République de Côte d’Ivoire.

La tenue de cette première rencontre au niveau des Chefs de Gouvernement depuis la ratification du Traité d’amitié et de Coopération par nos deux pays constitue une fierté légitime et partagée.

• Monsieur le Premier Ministre,

Je tiens à saluer votre engagement personnel en faveur d’une solidarité agissante entre nos deux pays ainsi que votre esprit d’ouverture et de dialogue, témoignage de votre attachement à la paix, au progrès et à la résolution des questions majeures qui préoccupent la sous région dans son cheminement vers le développement.

Cette solidarité vient de se traduire par le soutien inestimable que vous nous avez apporté pour soulager les souffrances des milliers de burkinabè, suite aux inondations qu’a connues notre pays, le 1er septembre 2009. Les initiatives que vous avez développées n’ont d’égale que l’estime que ressentent votre Gouvernement et le peuple ivoirien tout entier vis-à-vis du peuple burkinabè. A cet égard, je vous remercie très sincèrement pour cet appui fraternel.

• Monsieur le Premier Ministre,

La présente rencontre s’inscrit dans le cadre des préparatifs de la première Conférence au sommet de nos Chefs d’Etat, leurs Excellences les Présidents Blaise COMPAORE et Laurent GBAGBO, prévue cet après midi du 15 septembre 2009.

En signant le Traité d’Amitié et de Coopération le 28 juillet 2008, nos Chefs d’Etat ont formalisé et scellé un pacte qui a toujours existé entre la République de Côte d’Ivoire et le Burkina Faso sur la base de l’amitié, la fraternité, la solidarité entre les peuples des deux pays. Ils ont mis en lumière le chemin à suivre par les populations et les pays de la sous région pour une intégration réussie, une paix et un développement durables.

La tenue effective de la réunion de Yamoussoukro constitue la matérialisation concrète de cette volonté des Chefs d’Etat. Elle nous permettra d’examiner un certain nombre de questions inscrites à l’ordre du jour et de proposer des mesures qui, si elles étaient prises, renforceraient les relations entre le Burkina Faso et la République de Côte d’Ivoire, dont le caractère séculaire en est la substance essentielle.

• Monsieur le Premier Ministre,

Ce n’est un secret pour personne si je rappelle que la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso ont partagé un destin colonial commun durant une longue période. Cette communauté d’efforts a favorisé une interpénétration remarquable de nos populations, un partage bénéfique et enrichissant de nos cultures et une convergence extraordinaire de nos destins. Il en découle pour nos Gouvernements respectifs la nécessité d’harmoniser nos politiques et d’approfondir le dialogue en vue de promouvoir le développement, la paix, la sécurité et la stabilité non seulement entre nos deux pays mais aussi au niveau de la sous-région.

Du reste, nos pays ne peuvent s’offrir un avenir radieux en solitaire. Fort de ce constat, les relations entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire ont connu une évolution remarquable, avec la multiplication des échanges politiques de haut niveau et une coopération économique continue. C’est dire que les destins croisés des deux peuples se sont ancrés dans les esprits, et la présente rencontre vient donner une dimension nouvelle aux relations historiques privilégiées ivoiro - burkinabè.

Fruits d’un parcours commun, ces liens exceptionnels, portés par des valeurs transmises de génération en génération, ont parfois connu des moments difficiles.

Il nous appartient aujourd’hui de consolider l’axe Yamoussoukro-Ouagadougou afin qu’il assume sa mission historique, à savoir assurer l’avènement des temps de la prospérité partagée.

A ce titre, il est indispensable de fixer pour toujours de grandes ambitions d’un partenariat fructueux et global ivoiro-burkinabè qui rétablisse notre rôle historique de force d’impulsion de l’intégration ouest-africaine.

• Monsieur le Premier Ministre,

La rencontre d’aujourd’hui, première depuis la ratification du Traité par nos deux pays, se tient dans un contexte symbolique à double titre :

Premièrement, elle se tient à l’orée de la 64ème session de l’Assemblée Générale des Nations Unies, qui permettra de faire le point à la communauté internationale de la mise en œuvre de l’Accord politique de Ouagadougou et les grandes avancées vers la résolution de la crise ivoirienne.

Le second symbole est que notre rencontre se tient à un moment où le peuple ivoirien est engagé dans les préparatifs de l’élection présidentielle du 29 novembre 2009. La concrétisation de ce processus donnera un souffle nouveau au développement de la République de Côte d’Ivoire.

En somme, notre réunion de ce matin, en prélude au sommet des Chefs d’Etat, nous offre l’opportunité d’adopter un cadre pour un partenariat renforcé à même de promouvoir un développement solidaire à l’échelle de nos pays et de la région.

Pour sa part, le Burkina Faso appuie pleinement le processus de sortie de crise en Côte d’Ivoire, ainsi que toutes les initiatives qui seront prises à l’issue de nos travaux pour accompagner les efforts de développement de nos deux pays, en tenant compte de l’adéquation entre les besoins des populations et des priorités retenues.

Je reste convaincu qu’il est possible pour les pays africains d’aller plus loin dans la réduction de la pauvreté si d’une part ils continuent d’améliorer leurs systèmes de gouvernance et leurs politiques économiques et de promotion de l’emploi, et si d’autre part, les pays développés appuient conséquemment nos efforts de développement par une coopération mutuellement avantageuse.

• Monsieur le Premier Ministre,
• Honorables invités,

• Mesdames et Messieurs,

La situation économique mondiale remet au goût du jour le rôle de l’Etat et l’urgente nécessité pour nos pays de favoriser l’intégration régionale par des regroupements pour relever avec plus d’efficacité les défis majeurs de notre siècle.

Il est de ce fait impérieux de construire des relations prospectives, porteuses d’avenir et fondées sur des valeurs partagées, sur la valorisation de la proximité et sur l’émergence de solidarités nouvelles.

En formant le vœu ardent que les actes que nous posons ce matin dressent les jalons d’une ère nouvelle de coopération pour nos deux pays, je souhaite plein succès à nos travaux.

Vive la fraternité, l’amitié, la solidarité et la coopération ivoiro -burkinabè.

Je vous remercie.

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