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Industries de la Région des Cascades : Le Premier ministre en immersion à la SN-SOSUCO et à la MINOFA

vendredi 4 août 2017

Le Premier ministre, Paul Kaba THIEBA, a visité la Société nouvelle-société sucrière de la Comoé (SN-SOSUCO) et la Minoterie du Faso (MINOFA), le vendredi 28 juillet 2017 à Banfora, Chef-lieu de la Région des Cascades. Il y est allé pour s’imprégnera des difficultés que ces deux unités vivent en vue de dégager les solutions idoines devant leur permettre de mener à bien leurs activités.

Le site Société nouvelle-société sucrière de la Comoé (SN-SOSUCO) a été la première unité industrielle de la ville de Banfora, Chef-lieu de la Région des Cascades, à recevoir la visite du Premier ministre, Paul Kaba THIEBA.
Avant de faire le tour du site, le Directeur général de la SN-SOSUCO, Dr Mouctar KONE, a fait une brève présentation de son entreprise. L’on a appris que l’unité industrielle fondée en 1968 a été inaugurée en 1975 et qu’elle a une superficie totale de 10 000 hectares dont 4 000 hectares sont exploités.

Selon Dr KONE, elle a une production annuelle de 35 000 tonnes de sucre et une autre de 1,9 million de litre d’alcool pour un chiffre d’affaire de 18 milliards de F CFA.
A l’entendre, l’entreprise connait de graves difficultés qui pourraient être résolues avec la prise de certaines mesures par le Gouvernement dont la mise à jour de la valeur de référence utilisée pour le calcul des droits douaniers, la limitation par les autorités douanières de l’entrée de sucre aux importations légalement autorisées, le contrôle plus effectif des frontières, etc.

A son tour, le Chef du Gouvernement a fait savoir que l’entreprise est une usine « emblématique » de notre pays car elle emploie plus de 3 000 personnes.
« C’est une usine qui a des retombées économiques très importantes sur notre économie nationale. Ce qui est important c’est que cette entreprise ait une exploitation qui soit rentable et pour que cette exploitation soit rentable, il faut que la production soit vendue or avec l’ouverture du marché, des importations venant légalement ou illégalement des pays voisins perturbent la production que la SN-SOCUCO doit vendre », a-t-il mentionné.

C’est pourquoi, il a noté que le Gouvernement doit mettre fin à la fraude en prenant des mesures idoines pour protéger et pour soutenir cette entreprise qui est un fleuron de notre industrie, de notre économie nationale.
« Nous allons étudier un certain nombre de mesures qui vont permettre d’assainir l’environnement dans lequel travaille la SN-SOCUCO, en vue de redresser son exportation mais également lui permettre de se développer pour se mettre à la hauteur de la demande national qui est au-delà de la capacité actuelle de sa production », a-t-il fait remarquer.
Il s‘est dit convaincu que, dans un avenir proche, la SN-SOSUCO va se redresser et produire beaucoup plus de sucre dans l’intérêt national.

Après la SN-SOCUCO cap a été mis sur la Minoterie du Faso (MINOFA). Tout comme à la SN-SOCUCO, une brève présentation de la MINOFA a été faite au Chef du Gouvernement par son Directeur général, Ignas TRAORE.
De l’avis de celui-ci, la MINOFA, société d’Etat au capital de 1 ,7 milliards de F CFA a été créée officiellement le 31 décembre 2012, suite à la fermeture et à la liquidation des Grands moulins du Burkina (GMB) et de la Société nouvelle des grands moulins du Burkina (SN-GMB).

En outre, il a fait savoir que la société qui a permis de créer environ 100 emplois directs et 3 000 emplois indirects a pour activité principale la production et la commercialisation de la farine et du son de blé, de la farine, de la semoule (couscous), du gritz (destiné aux brasseries) et du son de maïs.
« La principale difficulté est d’ordre financier en ce sens que la MINOFA n’a pas encore atteint son seuil de rentabilité lui permettant de réaliser des résultats positifs. A cet effet, elle a besoin d’un soutien financier pour faire face à ses besoins en fonds de roulement et réhabiliter la maïserie », a-t-il expliqué.

De la nécessité de transformer et consommer nos produits

Même s’il a reconnu que l’Etat a consenti un effort financier en débloquant 2,5 milliards de F CFA sur 4 607 571 F CFA qui aveint été estimés pour la mise en route de la MINOF, M. Ignas TRAORE a indiqué qu’il reste 2,108 milliards de F CFA à l’entreprise comme besoin de financement.

A l’entendre, la MINOFA nourrit plusieurs ambitions dont celui d’accroitre le volume de ses ventes, la production de farine de blé d’excellente qualité et bon marché, enrichie en vitamines et sels minéraux (vitamines B12, acide folique, fer et zinc), la production e farine de maïs de qualité pour les cantines scolaires et les ménages, la production d’aliment pour le bétail et la volaille.
Quant au Président du conseil d’administration de la MINOFA, il a souligné que le passage du Premier ministre marque d’une pierre blanche le processus de relance de l’unité industrielle.

« C’est également le signe de l’engagement des plus hautes autorités de notre pays à promouvoir, au profit des populations, un secteur industriel compétitif, à forte valeur ajoutée et créateur d’emplois, conformément à l’axe 3 du PNDES », a-t-il expliqué.
A la Minoterie du Faso, Paul Kaba THIEBA a dit avoir été impressionné par le travail abattu dans cette usine où toute la chaine de production est totalement automatisée.

Du bilan de la visite du Chef de l’Exécutif, il ressort que ces deux unités industrielles cadrent avec la vison du Gouvernement qui est basée sur la transformation structurelle de notre économie.

« Ce qui veut dire que nous devons transformer et consommer nos produits. C’est ce qui fera l’industrialisation de notre pays. Cela permettras à notre économie nationale de se diversifiée. Le développement et l’industrialisation du Burkina Faso passe par la transformation de nos produits agricoles. C’est la clé du succès », a juré Paul Kaba THIEBA.

DCI/PM

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