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Réduction de la pauvreté au Burkina Faso : Les dix priorités de la Banque mondiale

vendredi 21 juillet 2017

Le jeudi 20 juillet 2017, la Banque mondiale a présenté au Gouvernement burkinabè et à d’autres parties prenantes son rapport « Diagnostic systématique pays » pour le Burkina Faso. Il s’agit des résultats des consultations que « l’institution de Bretton Woods » a menées durant les six derniers mois avec toutes les couches de la société sur le territoire national. Il ressort de ce diagnostic que des contraintes empêchent le pays d’atteindre les objectifs de la réduction de la pauvreté et un meilleur partage de la richesse nationale. Pour ce faire, la Banque mondiale a identifié dix (10) priorités en vue de surmonter l’ensemble de ces contraintes.

Durant les six derniers mois, la Banque mondiale a organisé des consultations au niveau de toutes les couches sociales (Gouvernement, les parlementaires, les chefs religieux et coutumiers, la société civile, les syndicats, etc.) en vue de détecter les contraintes à la réduction de la pauvreté et à un meilleur partage de la richesse nationale au Burkina Faso.

Les résultats de ces consultations dénommées « Diagnostic systématique pays » pour le Burkina Faso font ressortir des contraintes qui empêchent le pays d’atteindre les objectifs de la réduction de la pauvreté et un meilleur partage de la richesse nationale.

Des ces contraintes, on peut citer la création limitée d’emplois productifs, la difficulté à accéder au financement pour de nombreux opérateurs privés à l’impact inattendu des chocs climatiques, le manque de personnel qualifié dans les secteurs de l’éducation et de la santé, l’ingérence politique dans la gestion des infrastructures, les préjugés persistants et de discrimination dont les femmes du secteur agricole souffrent, notamment en matière d’accès aux terres et de régime foncier, un niveau d’accès insuffisant et inégal aux services sociaux, et une pénurie d’infrastructures de base accessibles aux pauvres.

La Banque mondiale a identifié dix (10) priorités visant à surmonter les principales contraintes pour que le Burkina Faso progresse vers la réalisation du double objectif de réduction de la pauvreté et de prospérité plus largement partagée. Au lieu de s’attaquer à des contraintes individuelles par secteur, l’accent a été mis sur des mesures transversales qui vont permettre de répondre à un ensemble de contraintes simultanément.

La première priorité porte sur l’amélioration de la gestion des ressources naturelles.

La deuxième est relative à la promotion du développement des compétences.
La troisième priorité concerne la discrimination à l’égard des femmes notamment en ce qui concerne son accès à la terre et au régime foncier.
Pour ce qui est de la quatrième elle conseille la construction des infrastructures afin de renforcer l’intégration aux niveaux local et régional.
D’autres priorités portent sur la promotion de l’inclusion financière, l’amélioration de la résilience en renforçant la protection sociale au profit des pauvres.
Outres les priorités précitées, d’autres priorités exigent de veiller à l’efficacité financière et à la stabilité macroéconomique et de mettre sur pied des institutions inclusives et transparentes.

Les deux dernières priorités font la promotion de la concurrence et le développement du secteur privé afin de stimuler l’efficacité et l’innovation et la gestion de l’urbanisation grâce à des centres urbains efficaces.

Selon le Directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Burkina Faso, Pierre LAPORTE, le rapport « Diagnostic systématique pays » présente la première phase de l’élaboration de la stratégie de la banque pour le pays.
La prochaine étape, a-t-il indiqué, est le Cadre de partenariat-pays pour la période 2018-2021 qui va permettre de s’accorder sur le programme d’assistance du Groupe de la Banque mondiale au Burkina Faso pour les prochaines années.

DCI/PM

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