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Discours sur la situation de la Nation : Paul Kaba THIEBA expose « les progrès substantiels » du Burkina Faso en 2016

vendredi 14 avril 2017

L’article 109 de la Constitution du Burkina Faso fait obligation au Premier ministre de rendre compte de sa gestion des affaires de l’Etat au moyen d’un exposé sur l’état de la Nation livré devant la Représentation nationale. Le Chef du gouvernement, Paul Kaba THIEBA, s’est acquitté de ce devoir constitutionnel, le vendredi 14 avril 2017. Ce rendez-vous a également été l’occasion pour le Chef de l’exécutif de répondre à son obligation d’imputabilité et de redevabilité en matière de bonne gouvernance vis-à- vis des Burkinabè. Dans son Discours sur la situation de la Nation (DSN), il a noté que le Burkina Faso est en marche et que « des progrès substantiels » ont été réalisés dans divers domaines par le gouvernement en 2016. 

Le Discours sur la situation de la Nation (DSN) que le Premier ministre, Paul Kaba THIEBA, a livré à l’Hémicycle, ce vendredi 14 avril 2017, s’est voulu un bilan « exhaustif » de l’action gouvernementale et de la vie de la Nation au cours de l’année 2016.
Cet exercice ancré dans la pure tradition républicaine a été l’occasion pour le Chef du gouvernement de rendre compte de la mise en œuvre des politiques publiques en faveur des populations.
Pendant près de trois heures, il a passé en revue les actions réalisées dans divers domaines (santé, éducation, économie, agriculture, justice….) à l’attention des députés de la 7ème législature et du parterre de personnalités du monde diplomatique et politique présentes.

Après avoir rappelé, en introduction, que le pays a engagé depuis l’élection du Président Roch Marc Christian KABORE, le 29 novembre 2015, un vaste chantier qui est celui de sa reconstruction, de son repositionnement sur la voie du développement et sur l’échiquier international comme un exemple de démocratie.
Selon lui, ce chantier s’est ouvert dans un contexte marqué par le fléau du terrorisme avec des attaques à Ouagadougou de l’Hôtel Splendid et du Cappuccino et d’autres attaques dans la région du Sahel, en particulier dans le Soum.
Puis le Chef de l’exécutif burkinabè a déroulé son DSN de 62 pages autour d’un message central axé sur la conférence de Paris sur le financement du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES) avec en substance la rhétorique que le Burkina Faso est en marche.
« Le pays se porte de mieux en mieux après les graves crises socio politiques de 2014 et de 2015 avec la mise en œuvre une politique de rupture en luttant contre les inégalités sociales et la corruption et approfondi l’Etat de droit et les droits humains », a-t-il précisé.

A cet effet, il a mentionné que le gouvernement est déterminé à relever les défis de la sécurité et du développement en apportant grâce à la mise en œuvre réussie du PNDES, les changements qualitatifs attendus tant au niveau de la gouvernance, de la formation du capital humain que de la restructuration de l’économie du pays.

« L’action gouvernementale s’inscrit dans le cadre du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES), le nouveau référentiel de développement de notre pays qui a été adopté en juillet 2016 à l’issue d’un processus participatif. Ce document est la traduction opérationnelle du programme du Président Roch Marc Christian KABORE dont la vision est de "Bâtir avec le peuple un Burkina Faso de démocratie, de progrès économique et social, de liberté et de justice", par "une transformation structurelle de notre économie pour la mettre sur une nouvelle trajectoire de forte croissance, tout en réduisant profondément les inégalités sociales et la pauvreté rurale et urbaine », a-t-il expliqué.

L’économie se porte de mieux en mieux

S’agissant de la relance de l’activité économique, il a indiqué, d’entrée de jeu, que l’économie du Burkina Faso se porte de mieux en mieux depuis 2016 grâce à une croissance en hausse avec un taux de progression du PIB réel de 6,2% contre 4% en 2014 et 2015.

Rajoutant que cette performance économique retrouvée est le signe que le Burkina Faso a emprunté désormais le sentier d’une croissance forte, inclusive et durable objectif prioritaire du gouvernement.
Au sujet de la justice, il a soutenu que l’exécutif, en toute responsabilité, a engagé la mise en œuvre de nombreuses actions destinées à garantir son indépendance, son efficacité et à promouvoir le civisme et les droits humains au Burkina Faso.

A son avis, « notre Justice dispose désormais d’instruments opérationnels pour réprimer les infractions économiques et financières et la criminalité depuis le vote de la loi portant création, organisation et fonctionnement des pôles judiciaires spécialisés à l’exemple des Tribunaux de Grande Instance de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso » et que « le contexte sécuritaire précaire a fait de la création du pôle judiciaire spécialisé de lutte contre le terrorisme une urgence ».
Dans le cadre du renforcement de la lutte contre le terrorisme, Paul Kaba THIEBA a affirmé que son équipe a mené plusieurs actions dont les plus significatives sont l’organisation de grandes opérations de sécurisation des régions du sahel, du Centre-Est, du Centre, des Hauts Bassins, des Cascades, du Sud-ouest et du Plateau central, l’organisation d’opérations conjointes avec les Forces de Défense et de Sécurité du Togo dans le Centre Est et le déploiement des Forces de Défense et de Sécurité dans certaines zones frontalières, notamment le Nord et le Sahel.

La diplomatie n’a pas été occultée dans le DSN en ce sens que le gouvernement, de l’avis de M. THIEBA, a mené une politique étrangère ouverte au service du développement du « Pays des Hommes intègres », fondée sur la solidarité et résolument engagée dans la recherche de la paix et de la sécurité internationale.

Au chapitre de la communication et de l’information qui occupent une place importante dans le processus de bonne gouvernance dans lequel est engagé le gouvernement, des progrès ont été réalisés pour le renforcement des capacités technologiques et infrastructurelles de ce secteur, en particulier la transition vers la Télévision Numérique de Terre (TNT).

Il s’agit, entre autres, de la définition du plan de déploiement sur toute l’étendue du territoire, la construction d’infrastructures techniques dans les stations de diffusion des villes de Bobo-Dioulasso, Banfora, Gaoua, Kaya, Fada, Dori, Léo et Manga, l’adoption d’un décret permettant l’importation et la commercialisation des adaptateurs de qualité et à des prix accessibles.

A ces actions, s’ajoute la numérisation des équipements de la section réception et transmission de la RTB.

Et M. THIEBA de poursuivre : « Notre ambition pour 2017 est de rendre fonctionnels le premier multiplex de la TNT ainsi que les RTB2 du Centre-Nord et du Centre-Est, d’implanter 17 émetteurs radios dans les zones frontalières en priorité et de lancer la construction des sièges de la RTB, des Editions Sidwaya et de l’ISTIC ».

Pour ce qui est de la question essentielle de la gouvernance administrative et locale, les actions du gouvernement se sont inscrites dans la perspective de disposer d’une administration moderne et performante, au service de l’intérêt général et surtout porteuse de développement.

Les principales actions réalisées dans ce domaine ont porté sur la gestion des circonscriptions administratives, la gestion des libertés publiques, des affaires politiques et des frontières.

La religion, ce pacte collectif du vivre-ensemble

Le Premier ministre a fait cas de la religion en soulignant que le gouvernement explore les possibilités d’une concertation en vue d’aplanir les éventuelles difficultés soulevées après les incompréhensions sur le projet de loi sur les libertés religieuses.

Pour ce qui est de la gestion des affaires politiques, il a fait savoir que l’Etat a mis à la disposition des partis et formations politiques un financement de 500 millions de FCFA en période non électorale et de 365 millions de FCFA pour les élections municipales.

« L’année 2016 a été particulièrement agitée par une avalanche de grèves dans différents secteurs d’activités du pays, en particulier de la Fonction publique. La même tendance se poursuit depuis le début de cette année de la façon la plus radicale, avec notamment des sit-in conduisant à la paralysie totale, durant de longues périodes, au niveau de certains départements ministériels, susceptible de contrarier la mise en œuvre réussie du PNDES », a poursuivi le Chef de l’exécutif avant de signaler que son gouvernement est profondément attaché au respect des libertés garanties par la loi fondamentale du pays en mettant en avant le dialogue social comme cadre d’expression et de résolution des revendications sociales, notamment salariales.

A ce titre, il a relevé que dans le cadre de la mise en œuvre de la politique du dialogue social, le gouvernement a créé le Haut Conseil du Dialogue Social qui a vocation à être l’instance d’analyse des préoccupations sociales en vue de leur apporter les réponses appropriées.

En matière de protection sociale, a-t-il noté, les efforts de l’équipe gouvernementale ont permis d’étendre la protection sociale aux acteurs du monde rural et de l’économie informelle, ce qui a favorisé l’immatriculation de 1 317 assurés volontaires à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS).

La recherche permanente d’un meilleur état de santé pour l’ensemble des populations, telle que déclinée dans le nouveau référentiel de développement, a guidé les actions du gouvernement tout au long de l’année 2016.

Pour son convaincre l’assistance, il a déclaré que l’année passée, les actions menées en vue d’améliorer l’accès aux services de santé se présentent comme suit : la construction de 59 nouveaux CSPS portant leur nombre total à 1 767 ; ce qui a permis de réduire le rayon moyen d’action théorique en 2016 à 6,1 km contre 6,8 km en 2015, 48 CSPS de chefs-lieux de communes ont été transformés en Centres-médicaux et 257 réhabilités.

En plus, Paul Kaba THIEBA a déclaré qu’environ 4,5 milliards de FCFA ont été transférés aux communes pour le fonctionnement des CSPS, l’achèvement des travaux de construction de l’hôpital de district de Bogodogo et l’achèvement et la réception du bâtiment du centre d’hémodialyse du CHU Sanou Sourou.

Toujours en matière de santé, le Premier ministre a mentionné que le gouvernement à respecter la promesse du Président du Faso en ce qui concerne la gratuité des soins des femmes enceintes et des enfants de moins de 5 ans, une mesure qui couvre environ 25% des Burkinabè et constitue de ce fait, un pas décisif vers la mise en œuvre effective de l’accès universel aux soins à travers l’opérationnalisation de la loi portant régime d’assurance maladie universelle.

Des défis à relever

Malgré l’effet positif induit, il a reconnu que certaines difficultés sont apparues et constituent des défis à relever pour le succès de la mesure.
Il s’agit, entre autres, des ruptures de médicaments et d’intrants, aggravées par la crise survenue au niveau de la direction de la CAMEG, l’insuffisance d’appropriation par les acteurs et le déficit de sensibilisation à l’endroit de la population.

La politique de l’éducation nationale a été au cœur de l’action gouvernementale au cours de l’année écoulée.

Au niveau du préscolaire, selon lui, les actions menées par le gouvernement ont visé à renforcer l’offre éducative et à améliorer significativement les conditions d’enseignement/apprentissage dans tous les ordres d’éducation.

En ce qui concerne l’éducation post primaire générale et technique, les actions majeures conduites par le gouvernement ont abouti à des résultats majeurs dont la formation de 80 encadreurs pédagogiques et 595 enseignants à l’enseignement multilingue et l’affectation de 4 068 élèves soit 2% des sortants du primaire et post-primaire à l’enseignement et à la formation techniques et professionnels, foi de Paul Kaba THIEBA.

Au niveau de l’éducation non formelle, il a fait remarquer que 3 249 centres pour adultes et 290 centres pour adolescents ont été ouverts dans le but d’alphabétiser tous les adolescents de 9 à 15 ans et les adultes de 16 à 34 ans.

En termes de perspectives pour le secteur de l’éducation, il a promis qu’il est prévu de résorber les écoles sous paillotes, de construire de nouveaux établissements au profit du post primaire, du secondaire et d’accroître annuellement l’effectif du personnel enseignant d’au moins 13% à l’horizon 2020 de sorte à porter progressivement le ratio élèves/maître global à un maximum de 50 élèves pour un enseignant.

A son avis, la formation professionnelle est l’un des canaux privilégiés pour assurer l’insertion socioprofessionnelle des jeunes et réduire ainsi le chômage.

A ce titre, au cours de l’année 2016, 2 206 jeunes ont été formés par apprentissage, 175 apprenants ont bénéficié d’une formation modulaire qualifiante, a-t-il cité.

Pour le volet accès à l’eau potable, il a été réalisé 1 481 forages, dont 55 en milieu urbain et 1 426 en milieu rural et semi-urbain, et réhabilité 549 forages, 65 bornes fontaines dans les centres urbains, 102 adductions d’eau potable simplifiée et 03 puits modernes.

L’extension du réseau de distribution d’eau potable de 123,8 km qui a permis le branchement de 18 826 ménages urbains, la réalisation de stations de production d’eau d’une capacité journalière de 3 984 m3, la réalisation de réservoirs d’eau d’une capacité de stockage de 225 m3 en milieu urbain ont été les bons points en 2016, dans ce secteur.

S’agissant de l’assainissement, les actions majeures ont porté sur la réalisation de 62 541 latrines familiales, dont 34 047 en milieu rural et 19 015 en milieu urbain ; 880 blocs de latrines dans les écoles, les CSPS et les lieux publics ; 9 275 puisards dans les ménages, dont 7 292 en milieu urbain et 1 983 en milieu rural ; 2 stations de traitement des boues de vidange.

Au niveau des ouvrages hydrauliques, 3 barrages ont été réalisés (Bogré, Lallé et Gourgou) et 4 réhabilités (Tapoa, Bogandé, Koumbri et Zourmakita). Par rapport au Programme de Développement Intégré de la vallée de Samendéni, le niveau de réalisation du barrage a atteint 92%.

Toutes ces réalisations, a-t-il justifié, ont contribué à porter le taux d’accès à l’eau potable de 71,9% en 2015 à 72,7% en 2016 et de 92% en milieu urbain et de 65,5% en milieu rural avec un taux d’accès à l’assainissement qui est passé de 18% en 2015 à 19,7% en 2016.

En matière d’urbanisme et d’habitat, le gouvernement s’est attelé à promouvoir la planification et l’aménagement urbains, l’accès au logement décent ainsi que la bonne gouvernance urbaine.

Selon Paul Kaba THIEBA, dans l’optique d’appréhender les problématiques inhérentes à la jeunesse et d’y apporter des réponses structurantes et pérennes, le gouvernement a initié de nombreuses actions visant à assurer sa pleine participation au processus de développement national.

Dans cette dynamique, le Programme d’Insertion Socioprofessionnelle des Jeunes, d’un montant global d’environ 4,9 milliards de FCFA, a été adopté en vue de permettre la création d’au moins 13 350 emplois directs au profit des jeunes et des femmes du Burkina Faso.

De même, il a ajouté que les efforts de l’exécutif se sont également poursuivis à travers le recrutement de la deuxième cohorte de 2 000 jeunes dans les communes urbaines de Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Ouahigouya et Manga pour les Travaux à Haute Intensité de Main d’œuvre en milieu urbain qui ont permis de créer 822 emplois temporaires pour des tâches d’excavation et de plantation en milieu rural.

Des bons points ont également été obtenus dans le domaine de la promotion de la femme et du genre. Il s’agit des actions ayant permis, entre autres, d’opérationnaliser le centre de prise en charge des femmes victimes de violence ; de relire la loi sur le quota genre ; de renforcer les services sociaux scolaires ayant permis le maintien dans le système scolaire de 5990 filles en difficultés ou à risque. 

Pour améliorer l’accès des femmes aux ressources de production, le gouvernement a attribué 46% des bas-fonds nouvellement aménagés aux femmes en 2016, soit plus de 3 000 ha. De même, 34% des animaux de trait et 45% de matériels agricoles subventionnés leur ont été octroyés.

Dans le secteur de l’agriculture, les actions du gouvernement au cours de l’année 2016 sont à inscrire dans trois domaines complémentaires : l’aménagement des bas-fonds et la promotion de l’irrigation, la mécanisation de l’agriculture et la sécurité alimentaire.
En ce qui concerne le secteur de l’élevage, les efforts de l’exécutif sont allés essentiellement dans cinq (5) directions : l’amélioration de la disponibilité des ressources alimentaires du bétail, l’amélioration de la santé animale, l’amélioration génétique des animaux, l’interconnexion entre l’agriculture et l’élevage et la sécurisation des producteurs.

Contrôle et surveillance de la qualité et des prix et mesures

Concernant la promotion de l’industrie manufacturière, M. THIEBA a mentionné que le gouvernement a poursuivi l’accompagnement et le suivi des entreprises en difficulté dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de Restructuration des Entreprises en Difficulté (PRED).
En matière de contrôle et de surveillance de la qualité et des prix et mesures, la régulation a été renforcée, le Chef du gouvernement a souligné que le contrôle de 4 746 instruments de mesure a permis de constater 22% de non-conformité desdits instruments.

Pour le Premier ministre, les résultats encourageants enregistrés dans les secteurs de production ont été possibles grâce aux efforts notables déployés dans les secteurs comme l’énergie, les infrastructures de transports, les télécommunications et le financement.

Dans le secteur de l’énergie, l’année 2016 a vu la création de l’Agence Nationale des Energies Renouvelables et de l’Efficacité Energétique dans le but de renforcer la coordination des programmes solaires et bioénergie.

« Dans le cadre de l’intensification de l’accès des populations à l’électricité, 60 localités en milieu rural ont été raccordées et des groupes de 55 MW ont été loués pour faire face à la demande d’énergie électrique pendant la période de forte chaleur. Les travaux d’interconnexion avec le Ghana se sont poursuivis et leur réalisation à terme permettra d’importer 100 MW », a-t-il expliqué.

Dans la même dynamique, l’exécutif a poursuivi, en 2016, les travaux d’interconnexion électrique entre Ouagadougou et Ouahigouya, Kongoussi et Djibo, Kaya et Dori avec le raccordement des localités de Bourzanga, Namsiguia, Bani, Yalgo, Tougouri et Pissila.

Pour ce qui est du secteur des infrastructures de transports, l’action du gouvernement, en 2016, a consisté à la poursuite du processus de désenclavement et de sauvegarde du patrimoine routier avec les de construction et de bitumage de plusieurs routes : Dédougou-Tougan, Kongoussi-Djibo, Didyr - Toma – Tougan, etc.

Il a mentionné la volonté du gouvernement qui veut faire du secteur financier décentralisé, un levier important pour la croissance économique.

A ce titre, il a cité quelques interventions dont les plus significatives sont l’exonération fiscale en droit de douane et de TVA sur l’importation des matériels informatiques et de logiciels de gestion au profit des Systèmes Financiers Décentralisés (SFD), le renforcement des capacités des ressources humaines des Systèmes Financiers décentralisés en matière de financement du secteur agricole, la mise en place de mécanismes permettant aux systèmes financiers décentralisés de mobiliser des ressources financières stables pour le financement du secteur agricole.

Dans l’ensemble, le chef du gouvernement a signalé qu’en ce qui concerne la sécurité nationale, le gouvernement poursuivra la politique de renforcement des capacités des forces de défense et de sécurité.

S’agissant de la cohésion sociale, le gouvernement compte poursuivre la politique du dialogue social sans exclusive, dans le respect des libertés syndicales, un dialogue fondé sur le sens de la responsabilité et le patriotisme en vue de parvenir à la conclusion d’un pacte social.

En ce qui concerne la question de l’emploi, la politique de l’exécutif consiste à apporter des réponses durables par une croissance forte, la transformation structurelle de l’économie et la réforme de la politique de l’éducation nationale et de la formation professionnelle.
Paul Kaba THIEBA a clos son DSN en invitant les Burkinabè au rassemblement pour relever tous les défis afin de bâtir un Burkina de démocratie, de progrès économique et social, de liberté et de justice.

Pour le reste, il s’est prêté aux nombreuses questions des députés, en vue de l’éclaircissement de certains points de l’action gouvernementale sur des sujets majeurs de la vie nationale. 

DCI/PM

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