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Situation nationale : Le diagnostic du Premier ministre

lundi 19 juin 2017

A l’occasion d’une conférence de presse qui s’est déroulée, le lundi 19 juin 2017, dans l’enceinte du Premier ministère, le Chef du Gouvernement, Paul Kaba THIEBA, s’est prononcé sur plusieurs sujets d’intérêt national. Les sujets concernant la sécurité, les infrastructures, l’agriculture, les mouvements sociaux, la santé... intéressant les journalistes ont été abordés sans faux-fuyant par le Chef de l’exécutif. Il a appelé les Burkinabè à se mettre au travail et à ne pas perdre de vue l’essentiel à savoir l’union des efforts pour construire le Burkina Faso en vue d’aboutir à la mise en œuvre réussie du Plan national de développement économique et social (PNDES).

Plusieurs sujets d’intérêt national ont marqué le face-à-face entre le Premier ministre, Paul Kaba THIEBA, et les journalistes.
Dans son propos liminaire, le Chef du Gouvernement a soutenu que selon le sondage réalisé par le Centre pour la gouvernance démocratique au Burkina(CGD) près de 51% des citoyens interrogés, malgré le climat social tendu et le contexte international, restent confiants vis-à-vis du Plan national de développement économique (PNDES).
En cela, il a rassuré que cette confiance va davantage se renforcer dans les mois à venir, avec la mise en œuvre des ambitieux projets inscrits dans le PNDES.

« Le PNDES est notre voie pour changer structurellement et durablement notre économie et assurer à chaque Burkinabè un et inclusif. Le PNDES est en marche malgré un front social particulièrement agité », a-t-il confié.
A son avis, depuis janvier 2016, le Gouvernement a répondu à une série de revendications sociales dont le coût financier est considérable avec un impact à plusieurs niveaux (économie, budgétaire et financier).
Par ailleurs, il a annoncé que le Gouvernement reste fidèle à la vision du Président du Faso qui est de privilégier le dialogue social.

«  Il ne s’agit pas d’une faiblesse mais d’un choix réfléchi et assumé en faveur du dialogue, au lieu de l’autoritarisme et de la force brutale contraires à nos valeurs (…).Il s’agit d’assurer la continuité de l’état par le respect des engagements pris et de répondre dans la mesure des capacités de notre budget et du respect des équilibres macro-économiques à des revendications sur l’amélioration des conditions de vie et de travail. Mais que l’on ne s’y méprenne, si ces valeurs et ces équilibres devaient être défendus par l’usage de la force le Gouvernement assumera ses responsabilités », a-t-il fait comprendre. De l’avis du Chef de l’exécutif, la recrudescence de ces revendications, de ces grèves et des « sit in » risque de porter des dommages irréparables à l’économie nationale et remettre en cause les espoirs suscités par le
PNDES et la croissance retrouvée.

« L’exercice du droit de grève doit s’exprimer dans la responsabilité en veillant à la disponibilité du service public au profit des populations dont les droits sont également garantis par la Constitution. C’est la ligne rouge que nous ne franchirons pas et sur laquelle notre fermeté est sans équivoque et totale », a-t-il martelé.
Néanmoins, il a annoncé qu’en 2016, l’économie nationale a renoué avec la croissance par une performance de 5,9% contre 4,0% en 2015, à la faveur d’un taux d’exécution financière de plus 61,1% et d’exécution physique de 54,5% des objectifs du PNDES.
Pour lui, cette année 2017, l’atteinte des objectifs fixés dans le cadre du PNDES est plus que d’actualité dans plusieurs secteurs dont celui de l’énergie, de la santé, en matière d’éducation et d’enseignement supérieur, en d’approvisionnement en eau potable, en matière d’emploi.
En ce qui concerne le domaine spécifique de l’emploi, Paul Kaba THIEBA, a annoncé la création d’un programme de financement des initiatives des jeunes et des femmes dénommé Programme d’Autonomisation Economique des jeunes et des Femmes (PAE/JF) et doté d’une enveloppe financière de 16,5milliards repartie sur 3 ans dans l’optique de contribuer à la réduction du chômage et du sous-emploi des jeunes et des femmes au Burkina Faso.
« Il est attendu de ce programme, la création et la consolidation de 90 000 emplois directs et la création de plus de 100 000 emplois indirects. Les bénéficiaires potentiels sont les jeunes du secteur informel, les femmes promotrices de TPE et de micro entreprises, les jeunes formés aux métiers, les groupements/associations professionnelles des femmes, les associations professionnels de jeunes, les jeunes titulaires de diplômes post BAC », a-t-il précisé.

Des échanges sans langue de bois

Après la déclaration liminaire du Premier ministre, s’en est suivie la phase des questions-réponses sur plusieurs sujets qui intéressent la vie de la nation et auxquels Paul Kaba THIEBA a répondu sans langue de bois et sans faux-fuyants.
Le journaliste Dabadi ZOUMBARA, du journal Le Pays s’est intéresser aux décaissements des promesses de financements du PNDES faites par les partenaires du Burkina Faso, six mois après la Conférence des bailleurs de fonds et les mesures prises par le Gouvernement pour régler le mauvais états des routes dans la région de l’Est. Il s’est aussi intéressé à la mise en œuvre de la fonction publique hospitalière.
A ces préoccupations, les réponses de Paul Kaba THIEBA ont été sans équivoque.
« Nous sommes partis à Paris pour chercher les ressources pour financer le PNDES. Il y a eu près de 18 000 milliards d’intention de financement. Il s’agit ni plus ni moins d’intention de financement. Cela suppose que nos partenaires trouvent au Burkina Faso des opportunités de financement. Nous en sommes à la seconde phase à savoir la constitue et l’identification de projets bancables », a-t-il relaté avant d’ajouter que «  les Burkinabè comprennent qu’avec les conclusions de la rencontre de Paris, il ne s’agissait pas de donner au Gouvernement des sacs pleins de dollars ou d’euros. C’est à nous d’accélérer les études de faisabilités de nos projets pour dialoguer avec nos partenaires afin que nous puissions concrétiser ces projets. Il ne faut pas que nos compatriotes confondent s intentions et décaissement ».
En ce qui concerne le mauvais état des routes dans l’Est, il a déclaré que cette question est un problème structurel qui ne concerne pas que cette région mais d’autres régions comme la Boucle du Mouhoun… sont aussi enclavée.
« La région des l’Est, la plus vaste de notre pays fait partie des régions qui ont un potentiel économique considérable. Mais les Burkinabè doivent savoir qu’on ne construit pas une route en deux jours. Il faut des études et il faut aller chercher des financements. Et c’est à cela que nous nous attelons. Les tronçons dont les travaux ont été lancés seront réalisés dans un avenir très proche. Nous savons que l’absence d’infrastructures routières est une entrave structurelle à la croissance de notre économie », a-t-il noté.
Pour ce qui est de la fonction publique hospitalière, le Chef du Gouvernement a fait savoir que le processus a été engagé et que les textes ont été élaborés et présentés en Conseil des ministres pour son opérationnalisation.

Quid de l’apurement de la dette au niveau des organes de presse

Quant à Gildas OUEDRAOGO, journaliste à Watt FM, il s’est appesanti sur l’apurement de la dette au niveau des organes de presse.
A la question de l’apurement de la dette au niveau des organes de presse, Paul Kaba THIEBA a mentionné que c’est une question qui préoccupe son Gouvernement.
« Politiquement, le Gouvernement considère que la survie de la presse privée est un enjeu de vitalité de notre société civile, de la liberté de presse, de notre démocratie. Il y a eu plusieurs difficultés. En réalité, on s’est aperçu que beaucoup de ces dettes n’étaient pas documentées. Tous les dossiers qui étaient documentés ont été payés », a-t-il souligné.
S’agissant de la question de Assane NACRO de Burkina infos relative au projet d’usine de montage de machines agricoles, le Chef de l’exécutif il a expliqué qu’il est effectivement prévu un tel projet structurant dans le PNDES.
« Il est prévu la mécanisation de notre agriculture pour augmenter sa productivité et sa compétitivité. L’agriculture occupe 30% de la population mais l’une de ses difficultés concerne la faiblesse de son rendement à cause du matériel utilisé », a-t-il ajouté.
D’autres questions ont porté sur la transformation du coton, les préparatifs des festivités du 11-Décembre à Gaoua, etc.
« La question de la transformation du coton est au cœur du PNDES. Le Burkina Faso est premier producteur d’Afrique francophone. Cette année, nous avons produit 644 000 tonnes de coton mais il n’y a que 5 000 tonnes qui sont transformé en filerie. C’est une catastrophe que nous trainons depuis l’indépendance de notre pays ». a répondu le Premier ministre, avant d’ajouter que « l’ambition du PNDES est de faire en sorte que le coton que nous produisons soit transformé sur notre sol national sous forme de filerie, de tissus, de vêtements… ».
A entendre Paul Kaba THIEBA, le Gouvernement a pris toutes les dispositions pour que les infrastructures prévues à Gaoua 2017 soient réalisées.
Dans son mot de fin, il a affirmé qu’il est nécessaire qu’il y ait un sursaut et que l’enjeu primordial est la lutte contre la pauvreté, d’assurer la sécurité des Burkinabè et de faire en sorte que le pays soit en chantier.
« Il faut que les Burkinabè se mettent au travail. Au delà des revendications sectorielles qui sont légitimes, il est important de ne pas perdre de vue l’essentiel qui est la mise réussie du PNDES qui est notre boussole… », a-t-il exhorté.

DCI/PM

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