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Revue annuelle 2017 du PNDES : Performance 2016 globalement positive en dépit d’un environnement difficile

jeudi 15 juin 2017

La revue annuelle 2017 du Plan national de développement économique et social (PNDES) a eu lieu, le vendredi 9 juin 2017, sous le patronage de son président du Comité national de pilotage, le Premier ministre, Paul Kaba THIEBA. Les participants à cette première revue annuelle ont dressé le bilan 2016 de la mise en œuvre du nouveau référentiel de développement burkinabè et dégager les perspectives 2017-2019. Il ressort que le bilan global du PNDES en 2016 est positif en dépit d’un environnement assez difficile.

Examen et validation du rapport de performance 2016 de la mise en œuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES) et perspectives 2017-2019, adoption des recommandations visant à résorber les difficultés rencontrées dans l’opérationnalisation du nouveau référentiel de développement burkinabè.
Tels sont les principaux points qui étaient inscrits à l’ordre du jour de la revue annuelle 2017 du PNDES.

Les participants à cette première revue annuelle ont unanimement reconnu une performance globalement satisfaisante au niveau des résultats de la mise en œuvre du PNDES en 2016, malgré le contexte difficile traversé par le Burkina Faso (série d’attaques terroristes, revendications syndicales tous azimuts dans la plupart de l’administration publique, etc.) marquée par des avancées enregistrées dans les trois axes du nouveau référentiel de développement burkinabè.

En effet, en dépit de ce difficile contexte, le bilan de la mise en œuvre du PNDES en 2016 fait ressortir des progrès notables en ce sens que le taux de croissance s’est rapproché du potentiel en se situant à 5’9% contre 4’4% en 2014 et 4% en 2015 avec pour conséquence la maîtrise de l’inflation et la réduction de la balance courante.
Dans le domaine des réformes des institutions et de la modernisation de l’administration, des acquis importants ont été enregistrés en matière de consolidation de la démocratie, de renforcement des droits humains, de la justice, de la sécurité, de la protection civile et de l’accès à l’information.

A ce niveau on peut citer, entre autres, la réduction du temps moyens de traitement d’une affaire civile qui est passée de 2 mois à 21 jours en 2015 à 2 mois 7 jours en 2016, l’adoption de trois décrets d’application de la loi portant prévention et répression de la corruption au Burkina Faso, l’adoption en 2016 du budget-programme pour compter de l’exercice budgétaire 2017.

Des progrès notables dans le domaine de la santé


Pour ce qui est du développement du capital humain, des progrès notables ont été enregistrés dans le domaine de la santé, de l’éducation et de l’enseignement supérieur, de l’insertion socioprofessionnelle et en matière d’amélioration du cadre de vie.

En matière de santé, l’accès aux services s’est amélioré avec la mise en œuvre de la politique de gratuité des soins au profit des femmes enceintes et des enfants de moins de 5 ans , entrainant un recul de la mortalité infra-hospitalière chez l’enfant, soit un taux de 56’4 pour 1 000 en 2016 contre 63’1 pour 1 000 en 2015.
En ce qui concerne l’éducation et l’enseignement supérieur, l’accès au post-primaire, s’est accru avec un taux d’achèvement de ce cycle de 29’2% en 2016 contre 24’2% en 2015.
La lutte contre le chômage des jeunes a également fourni des résultats appréciables avec, entre autres, le recrutement et la formation de 4 200 jeunes diplômés au profit de l’éducation nationale et le démarrage de l’insertion de 1 769 jeunes diplômés aux métiers.

Aussi, la mise en œuvre des politiques destinées à dynamiser les secteurs porteurs pour l’économie et les emplois a-t-elle permis d’enregistrer des résultats satisfaisants dont la réalisation d’infrastructures hydrauliques, l’amélioration du taux de couverture des besoins céréaliers qui est passé de 96% en 2015 à 102% en 2016, etc.
Pour Paul Kaba THIEBA, la réussite du PNDES sera le résultat de l’engagement collectif de l’ensemble des acteurs du développement économique et social, dans l’exécution pleine et entière des réformes stratégiques et des investissements structurants qui y sont programmés, dans un contexte apaisé.
C’est dans cette optique qu’il a appelé à l’adhésion, à la responsabilité et à la participation effective de tous les acteurs concernés, à la mise en œuvre, au suivi et à l’évaluation du PNDES, « la seule solution pour amorcer un développement durable » au Burkina Faso.

Malgré ces acquis, il a déclaré que des défis restent à relever pour améliorer les performances notamment sur le plan stratégique, l’amélioration du cadre règlementaire, institutionnel, juridique et fiscal en vue de stimuler l’investissement privé et de décliner les politiques sectorielles et territoriales en lien avec les orientations du PNDES.

« Pour une mise en œuvre du PNDES, les dispositions seront prises en vue d’accélérer l’exécution des activités en amont des investissements structurants, notamment, les études de faisabilité et la production des documents relatifs à la mise en concurrence pour les projets PPP. Nous devrons également renforcer les capacités du dispositif de suivi-évaluation du PNDES en lui apportant les ressources suffisantes à son fonctionnement et à la production de l’information statistique nécessaire pour le suivi et l’évaluation. Il urge d’engager des actions fortes pour accroitre la capacité d’absorption des ressources mobilisés », a-t-il ajouté avant de rassurer que le gouvernement « ne ménagera aucun effort pour garantir un climat apaisé et propice à la mise en œuvre réussie du PNDES.

Le soutien des PTF

Les Partenaires techniques et financiers du Burkina Faso (PTF), de par la voix du Président de la Troïka, Cheick KANTE, ont félicité le gouvernement pour avoir su maintenir en 2016 une politique orientée vers la stabilité avec une croissance de 5,9% du PIB, sur le plan macroéconomique.
« Ces bonnes performances économiques pourront se consolider par une stratégie de réforme ambitieuse et réaliste en matière de gestion des finances publiques. Les efforts de mobilisation des ressources internes sont réels mais restent à consolider. Il est nécessaire que le PNDES continue d’être adossé à un cadrage macroéconomique à moyen promouvant la stabilité, et qui soit mis en œuvre à partir d’une politique budgétaire soutenable  », a-t-il mentionné.
En outre, les PTF ont attiré l’attention du gouvernement sur la nécessité d’assurer l’alignement entre la revue du PNDES et le calendrier budgétaire en vue de renforcer la cohérence de l’action gouvernementale avec son principal instrument d’intervention qui est le budget.

Même s’ils ont reconnu les efforts du gouvernement dans l’analyse du degré d’alignement du PNDES sur les Objectifs de développement durable (ODD) ainsi que l’évaluation des gaps dans le dispositif statistique, ils ont souhaités s’engager davantage pour contribuer à assurer la durabilité des effets multiplicateurs que peuvent induire la pleine participation et l’autonomisation des femmes.

En sus, M. KANTE a soutenu que la définition et l’appropriation progressive des cadres logiques sectoriels impulsés par le Secrétariat permanent du PNDES sont à saluer, malgré le fait que les systèmes d’informations sectoriels et le système national statistique n’ont cependant pas pu produire l’ensemble des données utiles pour renseigner objectivement le cadre de résultats du nouveau référentiel de développement de développement burkinabè.

«  Les PTF réitèrent leur volonté de continuer à accompagner le gouvernement sur la base des besoins qu’il aura exprimés afin d’accélérer l’opérationnalisation du PNDES et contribuer ainsi à changer positivement la vie des Burkinabè qui est la véritable raison d’être de la coopération au développement dans le Pays des Hommes intègres », a-t-il promis.

DCI/PM

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