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Dialogue social : Une mise au point qui permet de lever les incompréhensions

jeudi 2 mars 2017

Le samedi 25 février 2017, à l’occasion d’une rencontre avec le monde syndical sur « le climat social dans notre pays », le Premier ministre, Paul Kaba THIEBA avait dénoncé les mouvements de grèves qui paralysent l’administration publique et pouvant hypothéquer le développement du pays, avant de plaider pour une trêve sociale. Les représentants des différents syndicats avaient demandé une suspension de la rencontre pour concerter leurs bases avant de réagir sur ces propos polémiques. La réponse des syndicats, organisés au sein de l’Unité d’action syndicale (UAS), est intervenue le jeudi 2 mars 2017. Le moins que l’on puisse dire est que cette rencontre de mise au point a permis de lever les incompréhensions avec des engagements des deux parties (gouvernement et syndicats) de renforcer et de consolider le dialogue social surtout au niveau sectoriel en vue d’apaiser le front social.

La réponse de l’Unité d’action syndicale (UAS) suite aux propos du Premier ministre, Paul Kaba THIEBA, porte sur des observations regroupées en cinq points notamment des amalgames, des accusations, la surenchère, le manque de patriotisme, des propositions.

En ce qui concerne les amalgames, les représentants des syndicats ont fait savoir que l’UAS regroupe six (6) centrales syndicales et dix-sept (17) syndicats autonomes et non la totalité des organisations syndicales du pays. Face à ces nombreux amalgames, ils ont relevé que l’UAS ne peut être tenue pour responsable de toutes les luttes qui se mènent et qu’elle ne se résume pas à l’administration publique.
Pour ce qui est des accusations de manipulation du monde syndical par des partis politiques, l’UAS estime qu’elle témoigne d’un manque de considération des organisations syndicales et d’une infantilisation des travailleurs et que si les syndicats sont manipulables, la prérogative de les manipuler appartient à tous les partis politiques.

De la question de la surenchère, les syndicats observent que la seule façon de mettre fin « aux problèmes objectifs qui sont la base des luttes » est de prendre en compte les préoccupations soulevées et d’engager franchement les discussions avec les organisations des travailleurs, en se conformant au principe du respect de la parole donnée.

L’accusation de manque de patriotisme et de non prise en compte des intérêts des populations est battue en brèche par l’UAS qui soutient que le mouvement syndical a constamment pris en compte les conditions des populations rurales, des acteurs de l’économie informelle, des étudiants, des retraités et a toujours lutté pour une bonne gestion des ressources du pays.

Pour les propositions de remise à plat du système de rémunération, l’UAS ne demande pas une telle remise à plat mais se dit disposer à examiner tout projet allant dans ce sens si telle est l’option du gouvernement.

De ce qui est de la demande de la trêve sociale, l’UAS juge qu’elle n’est pas habilitée à proclamer une trêve sociale en ce sens que la trêve sociale ne se décrète pas. Aussi, l’UAS indique-t-elle qu’elle ne regroupe pas l’ensemble des organisations syndicales du Burkina Faso et que les luttes syndicales en cours revêtent pour la plupart un caractère sectoriel.

En lieu et place de la trêve sociale, l’UAS recommande au gouvernement de reconsidérer profondément ses rapports avec les organisations syndicales de sorte à donner tout son sens au dialogue social. L’UAS invite également le gouvernement à prendre en compte son rôle régalien qui l’oblige à trouver des solutions aux problèmes que vivent les citoyens au plan de leurs conditions de vie et de travail.
Au sortir de la rencontre, le porte-parole de l’UAS, Yamba Georges KOANDA, a mentionné que les discussions se sont déroulées dans une bonne ambiance et que les malentendus relèvent désormais du passé.

« Nous pensons qu’ensemble nous allons travailler à assainir le climat social de façon à ce que notre pays puisse aller de l’avant. Nous avons demandé à ce que le gouvernement puisse améliorer le dialogue social en allant en discussion avec les syndicats qui sont en mouvement. Nous sommes certains que des solutions seront trouvées dans le dialogue », a-t-il expliqué.

Quant au Ministre de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale, Pengwendé Clément SAWADOGO, il a souligné que la parenthèse se referme et que les deux parties ont discuté sur les meilleurs moyens d’avancer dans le dialogue social afin d’apaiser le front social et de consolider du dialogue social.

« Le Premier ministre s’est engagé à voir avec l’ensemble des membres du gouvernement chacun dans son domaine comment consolider davantage le dialogue social au niveau sectoriel », a-t-il déclaré.

DCI/PM

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