Accueil thématique

Dossiers


Recherche personnalisée


Vidéos
PNDES : Ouagadougou veut convaincre pour financer son développement



Abonnez-vous!
La lettre d'information du Gouvernement


Sites Publics

 Présidence du Faso
 Assemblée nationale
 LegiBurkina
 Archives du site du Premier Ministère
Accueil > À la une > Acutalités > Premier Ministère > Réponses aux doléances et préoccupations des organisations syndicales : Le (...)

Réponses aux doléances et préoccupations des organisations syndicales : Le Gouvernement rencontre les partenaires sociaux

mercredi 25 janvier 2017

Le mardi 24 janvier 2017, la salle du dialogue social, sise à l’immeuble Baoghin à Ouagadougou, a servi de cadre à l’ouverture de la rencontre annuelle Gouvernement/Syndicats des travailleurs au titre de l’année 2016, sous la présidence du Premier Ministre, Paul Kaba THIEBA. Prévue pour se tenir du 24 au 31 janvier 2017, cette rencontre bipartite a pour mission d’examiner l’état de mise en œuvre des engagements du Gouvernement en 2015 et les réponses aux doléances et préoccupations des organisations syndicales des travailleurs au titre de l’année 2016.

Convaincues que le dialogue social inclusif et sincère est le fondement de toute stabilité politico-socioéconomique de tout Etat en quête d’un meilleur rayonnement tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, les autorités burkinabè ont institué depuis 2008, la rencontre annuelle Gouvernement/Syndicats des travailleurs qui s’est révélée au fil des années comme un moyen de consolidation du dialogue social, levier de la paix sociale et du renforcement de la gouvernance.

Une fois de plus cette tradition sera respectée du 24 au 31 janvier 2017, dates auxquelles la partie gouvernementale et les partenaires sociaux se sont donné rendez-vous en vue d’examiner l’état de mise en œuvre des engagements du Gouvernement en 2015 et les réponses aux doléances et préoccupations des organisations syndicales des travailleurs au titre de l’année 2016.

A l’ouverture des travaux, le président de mois des centrales syndicales, Paul KABORE, a rappelé qu’en 2016, le Burkina Faso a connu une hausse sensible des préoccupations émanant des travailleurs issus de diverses couches socioprofessionnelles (administration publique, parapublique et privée…).
En cela, il a indiqué que des mesures claires et satisfaisantes ont été octroyées à certaines corporations, tandis que d’autres fondent l’espoir sur l’aboutissement de la présente rencontre bipartite.

Dans le même esprit, Paul KABORE a soutenu que les engagements pris par le Gouvernement en 2015 n’ont pas été respectés alors que les syndicats marquent un profond attachement au principe de la parole donnée, un préalable auquel il conviendrait, selon lui, de porter une attention particulière.

« Ce préalable est d’autant plus justifié qu’une décision unilatérale a été prise par le Gouvernement sur l’IUTS au mépris des conclusions de la commission bipartite mise en place à cet effet. Nous condamnons vivement cette pratique aux antipodes de nos valeurs de dialogue. Nous exigeons de ce fait une réponse claire et nette du Gouvernement sur la question », a-t-il martelé.
Néanmoins, il a rassuré de la disponibilité et de l’engagement des partenaires sociaux à œuvrer pour un climat social apaisé tout en mettant un point d’honneur au dialogue franc, sincère et constructif.
De l’avis de Paul Kaba THIEBA, le Gouvernement accorde une place importante au dialogue social, incontournable pour la consolidation de la démocratie, du progrès économique et social du Burkina Faso.

« Cette volonté de dialogue social exprimé par le Président du Faso dans son programme politique traduit également la volonté de mon Gouvernement de maintenir et de développer les cadres de concertation pour travailler dans le sens des intérêts des travailleurs et du peuple burkinabè », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, le Premier Ministre, a laissé entendre que le Plan national de développement économique et social (PNDES) s’est fixé pour objectif global de transformer structurellement l’économie burkinabè et ce, pour une croissance forte, durable, résiliente, inclusive, créatrice d’emplois décents pour tous et induisant l’amélioration du bien-être social.

Mais, pour la réalisation du PNDES devant aboutir au bonheur du peuple burkinabè, M. THIEBA en appelle à d’énormes sacrifices notamment l’ardeur au travail et la préservation d’un front social plus paisible.
Aussi, un appel est-il lancé aux partenaires sociaux à créer les conditions nécessaires à la relance économique et à la paix sociale.

En ce qui concerne les préoccupations des travailleurs, le Premier Ministre a affirmé que le Gouvernement s’attèle au respect des engagements pris le 11 septembre 2015. Il en veut pour preuve le rapport du Comité technique bipartite de suivi des résultats des rencontres Gouvernement/Syndicats des travailleurs qui indique que nonobstant les difficultés objectives ayant entravées la mise en œuvre de certains engagements, treize (13) engagements avaient été tenus, six (06) en cours d’exécution et un (1) dont le terme n’est pas échu, à la date du 24 novembre 2016.

« Bien entendu, tous les engagements n’ont pas le même poids et la même portée et je me réjouis de ce que les plus importants en termes d’impact aient été exécutés. Il s’agit de la mise en œuvre de la loi 081, de la baisse cumulée de 80 F CFA du prix à la pompe des hydrocarbures, de l’adoption des lois portant création et régime juridique de la fonction publique territoriale, etc. », a-t-il cité.

S’agissant du cahier de doléances du 1er mai 2016, des suites idoines, à son sens, ont été données aux préoccupations soulevées à travers les réponses du Gouvernement.
Conscient de la contribution des syndicats à la construction démocratique et à la quête pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des travailleurs du Burkina Faso, le Premier Ministre THIEBA a déclaré que le Gouvernement n’a eu de cesse d’accompagner les partenaires sociaux et de multiplier les efforts pour solidifier ce partenariat.

Au titre des acquis, il a énuméré le maintien de la subvention accordée aux organisations syndicales, l’effectivité de la loi 081 et la poursuite de la mise en œuvre des lois régissant les collectivités territoriales et les établissements publics de l’Etat, etc.
Avant de clore son propos, le Chef du Gouvernement a invité les organisations syndicales, tout en jouant leur rôle, de tenir compte du contexte particulièrement difficile du Burkina Faso durement éprouvé par les turbulences de ces dernières années et confronté à des défis d’ordre sécuritaire.

DCI/PM

Version imprimable