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Le Président du Faso lance une opération de solidarité nationale et internationale en faveur des sinistrés

mardi 8 septembre 2009

L’ancien palais de la Présidence à Koulouba a abrité le lundi 7 septembre 2009 le lancement d’une opération de solidarité nationale et internationale initiée par le Président Blaise Compaoré pour venir en aide aux victimes des inondations du 1er septembre. L’appel du Chef de l’Etat a été livré par le Premier ministre Tertius Zongo avant le lancement proprement dit de l’opération qui a permis de récolter en une matinée des dons en natures et en espèces d’environ un milliard de francs CFA.
Un comité ad’hoc a été mis sur pied pour recevoir les différentes contributions. Il est présidé par le secrétaire permanent du CONASUR monsieur Amadé Bélem. Le comité est installé dans l’enceinte du Palais jusqu’au 12 septembre mais rejoindra le siège du CONASUR à partir du 14 septembre.
Les contributions peuvent également être versées dans des comptes bancaires ouverts dans certains établissements financiers (cf. liste en fichier attaché)

Voici l’intégralité de l’appel du Président du Faso lu par le Premier ministre

• Excellence Monsieur le Président du Faso ;
• Distinguées personnalités ;
• Mesdames, Messieurs ;

Aussi longtemps que l’on puisse remonter dans le temps, une catastrophe naturelle dont l’ampleur avoisine celle du 1er septembre 2009 ne s’était jamais produite dans notre pays. En effet, la pluie diluvienne sans précédent tombée ce jour sur la ville de Ouagadougou et sur d’autres agglomérations de notre pays a grandement surpris par son intensité et sa durée. La quantité d’eau tombée à Ouagadougou, estimée selon les stations d’enregistrement entre 263 et 330 mms en 10 heures de temps environ, a dépassé toutes les prévisions météorologiques. La force de l’eau était telle, que rien, absolument rien, ne lui résistait au passage. Des habitations toutes catégories confondues aux ouvrages hydrauliques et routiers les plus réputés, chaque infrastructure dans le sillage des eaux en a payé le prix.
Des pertes en vie humaine ont hélas été enregistrées (huit (08) décès à ce jour dont sept à Ouagadougou et un à Kiembara dans le Sourou) et les dégâts matériels sont, six (6) jours après le sinistre, difficiles à évaluer avec précision ; des maisons continuent de tomber et de nouvelles personnes sinistrées sont accueillies dans les différents sites d’hébergement.

Conséquence, plus de 150 000 citoyens dans la province du Kadiogo, soit environ 10 pour cent de la population de Ouagadougou se retrouvent sans abri et pour la plupart dans un dénuement total par suite de l’écroulement d’environ 25 000 habitations. Dans les autres localités du pays, les informations communiquées par les administrations régionales font ressortir environ 600 maisons écroulées.

De nombreuses infrastructures routières hydrauliques, des bâtiments administratifs et des entreprises, des installations et équipements sanitaires, des infrastructures économiques et sociales de toute nature, ont été affectées.
L’angoisse mêlée au désespoir se lit sur tous les visages, notamment ceux des enfants, des femmes, des personnes âgées qui ne comprennent rien de tout ce qui leur arrive. Un chef de ménage indigent avec 35 personnes à charge, et qui a tout perdu à cause de la pluie s’écrie : « la pluie est venue contre moi seul ; que vais-je devenir ? » Puis, il versa des larmes. Comme lui, des milliers de citoyens ont versé des larmes, la société burkinabè vient d’être atteinte dans son intérieur profond.
Devant cette situation, les services de secours d’urgence, les sapeurs pompiers, les forces de défense et de sécurité, ainsi que de nombreuses personnes de bonne volonté se sont mobilisés pour porter secours et assistance aux populations en détresse. La presse burkinabè dans son ensemble a fait un travail impressionnant pour permettre à la communauté nationale et internationale de vivre ce qu’on pourrait désormais qualifier de « drame burkinabè du 1er septembre 2009 ».

C’est pourquoi, je voudrais au nom du Président du Faso et l’ensemble du Gouvernement, présenter nos vives condoléances aux familles endeuillées et nos vives compassions aux sinistrés dans ces douloureuses circonstances. A la communauté internationale, qui dès les premiers moments de la catastrophe, nous a adressé des messages de solidarité, qu’elle trouve ici, l’expression de notre gratitude.
A tous ceux et à toutes celles qui, dans l’ombre ou au grand jour, se sont mobilisés pour apporter des appuis divers aux sinistrés, nous leur exprimons notre reconnaissance.

• Distinguées personnalités,
• Mesdames Messieurs,

Très préoccupé par l’ampleur et la gravité de la situation, le Gouvernement a réagi promptement pour apporter une réponse à la hauteur du défi. Il a, en ligne avec les orientations et les instructions données par Son Excellence Monsieur le Président du Faso, affiné et approfondi les stratégies mises en place pour juguler la situation.

Très sensible au sort des populations sinistrées, Son Excellence Monsieur le Président du Faso a donné des instructions pour que des services appropriés à court et moyen termes soient développés à leur profit. Puis il a indiqué au Gouvernement la ligne de conduite qui sera désormais celle de l’Etat burkinabè en matière de gestion de l’urbanisation, de réalisation des infrastructures de voiries et d’assainissement et, d’une manière générale, de toute activité susceptible d’être confrontée à des intempéries de grande envergure.
Les tendances nouvelles en matière de climat, marquées par des bouleversements importants au plan mondial, militent en effet en faveur d’une nouvelle vision, de nouveaux comportements et de nouvelles politiques d’aménagement des cadres de vie et des structures de production.

Mais au-delà du cadre opérationnel, Son Excellence Monsieur le Président du Faso a décidé d’inscrire en toile de fond de la gestion de cette crise la solidarité nationale, gage de l’expression de l’appartenance à une même nation et cela en conformité avec son programme politique « le progrès continu pour une société d’espérance » dans lequel il affirmait, je cite « le renforcement de la cohésion, de la solidarité nationale et de la consolidation de la sécurité humaine seront au cœur de notre action » fin de citation. La présente cérémonie est donc la traduction concrète de cet engagement.

Excellences,
Mesdames et Messieurs,
Il reste évident que le Gouvernement seul, dans la limite des ressources publiques de notre pays, ne peut relever le défi de la gestion complexe et multidimensionnelle de cette catastrophe tout en conduisant son programme national de développement économique et social. Le volet humanitaire d’urgence à lui seul requiert la mobilisation de ressources à hauteur de 7 milliards de francs CFA pour trois mois de séjour prévus sur les sites d’accueil et l’ouverture des voies à la circulation, alors même que l’ensemble des volets y compris l’aide à la reconstruction des habitats, la réhabilitation des infrastructures et du matériel endommagé avec un accent particulier sur l’hôpital Yalgado OUEDRAOGO nécessitera des interventions estimées à titre provisoire à environ 70 milliards de francs CFA.

L’exigence de contribution des autres acteurs de la société est donc tout à fait évidente. Aussi, par un geste de compassion au-delà de toute considération partisane, le Chef de l’Etat, nous invite ce jour à vivre la solidarité et non pas seulement à parler de la solidarité.

L’heure n’est donc plus au discours mais à l’action et à cet effet, le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Blaise COMPAORE lance un appel pressant à toute personne physique ou morale de bonne volonté, à chaque burkinabè de l’intérieur comme de l’extérieur, de toutes catégorie sociale ou professionnelle, aux amis du Burkina Faso à se mobiliser pour apporter une aide financière ou matérielle qui sera exclusivement destinée à secourir les dizaines de milliers de sinistrés tant dans la région du centre que dans les autres régions du pays.

Le Président du Faso souhaite vivement que son appel soit relayé par toutes les personnes nanties d’une autorité sociale ou morale, responsables politiques, animateurs des institutions et des administrations de l’Etat, autorités coutumières et religieuses, acteurs du secteur privé, partenaires du Burkina, associations de la société civile, syndicats, organisations non gouvernementales établies au Burkina Faso ou à l’étranger, afin que, des profondeurs de notre pays et au sein de la communauté internationale, cet appel soit entendu.

D’ores et déjà, je puis vous assurer, que le Gouvernement, sur instructions de Son Excellence Monsieur le Président du Faso, a pris toutes les dispositions organisationnelles pour assurer une transparence maximale dans la gestion de ces aides. A cet effet, il a mis en place une commission ad-hoc chargée de la centralisation directe de toutes les contributions à Ouagadougou. Dans les autres régions du Burkina, la collecte sera opérée au sein des Gouvernorats et entièrement reversée auprès de ladite commission.

Les Ministres en charge de la solidarité nationale et des finances ont été instruits afin que des règles de gestion fiables soient instaurées et que la possibilité soit donnée à tout citoyen qui le souhaite d’avoir l’information en temps réel non seulement sur le montant des contributions enregistrées, mais aussi sur leur utilisation.

• Excellences,
• Mesdames et Messieurs,

Le Président du Faso et le Gouvernement remercient tous ceux qui spontanément ont déjà fait parler leur cœur en remettant au CONASUR et aux autorités communales des précieuses contributions en espèces, en vivres et en matériels divers. Ceux-là sont déjà nombreux, ils se comptent dans les rangs des Burkinabè mais aussi des amis du Burkina, à l’intérieur comme à l’extérieur. Ma conviction est que aucun de ces gestes déjà faits et à venir ne sera ni de trop ou perdu. La récompense, elle, est quelque part et elle est au centuple. La sagesse ne nous enseigne-t-elle pas qu’il y a plus de joie à donner qu’à recevoir.

Je souhaite au nom du Président du Faso, plein succès à l’opération de solidarité nationale et internationale.

Ensemble, redonnons à nos populations dans le besoin, l’espoir de vivre et une sécurité humaine.

Je vous remercie de votre bienveillante attention.

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